11 janvier 1767. De la Tour de constance à la Place Beauvau

En janvier 1767,  le maréchal de Beauvau, gouverneur du Languedoc, visite, la Tour de Constance. Il est révolté par le sort de femmes protestantes encore emprisonnées et permet la libération de quatorze femmes, dont une (Marie Robert) avait été enfermée 41 ans.

Un ministre de Louis XV essaie de s'y opposer, de Beauvau offre sa démission…

Marie Durand sera libérée le 14 avril 1768  (Au bout de 38 ans) et il faudra attendre le 26 décembre 1768 pour que les deux dernières prisonnières soient libérées.

Voici le récit de son neveu qui l‘accompagnait :

"Le commandant eut peine à contenir son émotion et, pour la première fois sans doute, ces infortunées aperçurent la compassion sur un visage humain. Je les vois encore, à cette apparition subite, tomber toutes à la fois à ses pieds, les inonder de pleurs, essayer des paroles, ne trouvant que des sanglots, puis enhardies par nos consolations, raconter toutes ensemble leurs communes douleurs".

Image (11 janvier 1767.  De la Tour de constance à la Place Beauvau)

Place Beauvau, Hôtel Beauvau (ministère de l’intérieur)

Le magnifique hôtel de Beauvau, rue du Faubourg-Saint-Honoré, a été construit, vers 1770, pour ce même maréchal de Beauvau, gouverneur du Languedoc.

Ernest André (1803-1864), banquier et homme politique français l'achète en 1856, aux héritiers de la comtesse Dupont de l’Étang. Il le fait luxueusement restaurer par l’architecte Jean-Baptiste Pigny. Il agrandit également la propriété en achetant un terrain adjacent.
Mais, dès 1859, avant même l’achèvement des travaux, il revend le bâtiment à l’État. c'est aujourd'hui le Ministère de l’intérieur, à deux pas de l'Elysée.

 

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