20 janvier 1709. Au Père La Chaise


Dans la maison professe des Jésuites, rue Saint-Antoine, mourrait ce jour-là, à 85 ans, au cours de ce terrible hiver, le père de La Chaise. Il fut avec un autre jésuite, le père Letellier, le confesseur de Louis XIV et l'inspirateur de sa politique religieuse. Louis XIV fut persuadé qu‘il pourrait « racheter » sa mauvaise conduite en convertissant les huguenots. Mais on se souvient surtout de lui, grâce à la propriété appartenant aux jésuites située aux portes du faubourg Saint-Antoine et où il aimait parfois aller se reposer : elle est devenue un cimetière et porte le nom du  Père Lachaise.

Visite du Père La Chaise
Voici une visite, parmi tant d’autres, de quelques tombes protestantes du cimetière du Père Lachaise. Notre visite commencera à la porte principale par la 1ère division et d’achèvera au « carré protestant » de la 39ème division.

Avec la Révolution, apparurent les cimetières municipaux pour tous sans distinction de race ou de religion. Mais tout au long du 19ème siècle des protestants non concordataires durent se battre pour ne pas être enterrés dans le coin des immondices. La liberté retrouvée, les protestants n‘en demeurèrent pas moins attachés à un idéal de simplicité et de modestie, inspiré de la Bible.

De là découle leur souci de maintenir l‘égalité entre tous les fidèles quels qu‘ils fussent. Dès cette époque apparut donc le principe suivant lequel le protestantisme ignore les classes d‘enterrement. De là, des cérémonies  funèbres qui  évitaient toute apparence de prière pour les morts ou de superstitions. De là, des cérémonies centrées sur la Bible et la proclamation du message évangélique.

Des cérémonies faites pour les vivants, visant à témoigner de l‘assurance du salut par grâce et à consoler les affligés. Les tombes protestantes, là où elles subsistent se caractérisent par la simplicité : croix nue, symbole de résurrection, Bible ouverte sur les promesses de Dieu, et versets bibliques proclamation et témoignage (voir les divisions 36 et 39 du Père La Chaise par exemple), .

1ere division
François Baudin (1774-1842)  (1ere ligne, AI, 15) : Amiral français.

4ème Division
Georges Eugène Haussmann a été préfet de la Seine (1853-1870). À ce titre, il a dirigé les transformations de Paris sous le Second Empire  en élaborant un vaste plan de rénovation. (4ème division, 1ère ligne, AB, 16)
Tout près delà se trouve la tombe du ministre (protestant également) de Napoléon III : Achille Fould

5ème Division
Elisabeth Guizot (1773-1827). 5ème division, 4ème ligne, Y, 27.
A l’origine, elle reposait dans la 5e division. Sa dépouille fut exhumée et tranférée à Saint-Ouen-le-Poingt, auprés de son mari, le 30 juillet 1875. Dans la concession reposent encore le frère du ministre Jean Jacques Guizot (1789-1835) et son épouse née Alexandrine Amélie Vincens (1791-1836).

8ème  Division
Georges Cuvier (1769-1832).  8eme division (AR, 23)

16eme division
Famille Lutteroth (première ligne, chemin De Lesseps) :
-Ascan Henry Lutteroth (1802-1889) journaliste et évangéliste. Et son épouse Henriette.
-William Henry Waddington (1826-1894Il voit le jour le 11 décembre 1826 à Saint-Rémy-sur-Avre (Eure-et-Loir). Décédé le 13 janvier 1894 à Paris. Homme politique et archéologue français. Il a été président du Conseil du 4 février au 28 décembre 1879. Il repose dans la 16eme division dans la sépulture Lutteroth.

25eme division
-Charles Lambrechts (1753-1823) (4eme ligne, P, 22)

28eme division
-Ver Huell (1764-1845) amiral et ambassadeur, président d’oeuvres protestantes (1ere ligne, P, 28)
-Jean Daniel Kieffer, traducteur de la Bible en turc.
35me division
-François Chabaud Latour (1804-1885) (3eme ligne, M, 34)

36ème division
Une grande famille de Pasteurs : les MONOD : (4eme ligne, N, 34). Sépulture familiale est surmontée d’une grande Bible tout en haut du monument : 

« Christ est ma vie et la mort m’est un gain ».


-Jean Monod (1760-1836). Il fut le fondateur d’une grande famille de pasteurs. Il occupa les fonctions de Président du Consistoire de l’Eglise Réformée.
-Adolphe Monod (1802-1856). Un grand orateur du Réveil, cinquième fils du pasteur Jean Monod.
- Frédéric Monod (1794-1863), frère du précédent et pasteur lui aussi, pasteur de l’Oratoire puis fondateur des églises libres.

« J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai gardé la foi (2 Timothée 4.7).

Et son épouse, Susan Smedley :

« Heureuse est celle qui a cru car les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement »(Luc 1.45).

39ème division
-Le pasteur Paul-Henry Marron (1754-1832) 39eme division (2eme ligne, O, 29).

« Ô mort où est ton aiguillon, ô sépulcre où est ta victoire » (1 Corinthiens 15.55).


-Le pasteur Rabaut Pomier (1744-1820) :

« Celui qui a ressuscité Jésus-Christ d’entre les morts, rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous » (Romains 8.7).

-Christophe-Philippe Oberkampf fut enterré dans le jardin de sa maison, devenue aujourd’hui le conservatoire de Musique de la commune de Jouy-en-Josas. C’est son fils Emile Oberkampf (1787-1837) qui reprit l’entreprise qui fut inhumé au Père Lachaise, dans la 39ème division, tombeau qu’il partage avec sa descendance.

« Je suis la résurrection et la vie » (Jean 11.25).


-Famille Bidermann :

"Notre Seigneur Jésus-Christ a détruit la mort et mis en évidence la vie et l’immortalité ».


-Dumas :

« Seigneur tu as été pour nous une retraite d’âge en âge » (Ps XC).


-Emilie Oberkampf et son époux Louis Jules Mallet.
Le peintre Pierre-Antoine Labouchère (1807-1873) est enterré avec sa femme Nathalie et les les membres de la famille Mallet (Jules Mallet et son épouse Émilie Mallet-Oberkampf…)

 

42ème division :

-Triqueti (1ère ligne, 20): une oeuvre en marbre de sa propre main, du Baron de Triqueti (1807-1874),  peintre et sculpteur français.

 Image (20 janvier 1709. Au Père La Chaise)

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