Tendances homosexuelles et accompagnement pastoral

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Aborder l’accompagnement pastoral de l’homosexualité pour l’Église est à la fois délicat et nécessaire. Délicat, car il risque d’aborder la question du changement de comportement, ce qui reviendrait pour certains à exercer une forme de pression mentale et à chercher à changer ce qui est inné et n’est pas mauvais. Nécessaire, car les débats récents invitent l’Église à se positionner. Ce témoignage est issu d’une expérience qui, sans être normative, doit être écoutée. Ce que l’auteur décrit, fait également partie de ce qui se dit et se vit dans le domaine de l’accompagnement pastoral.

Tendances homosexuelles et accompagnement pastoral

Je comprends une pastorale – quelle que soit la thématique abordée – comme une réflexion et un accompagnement des personnes concernées vers un mieux-être, un changement, une transformation afin qu’elles entrent dans le projet de vie de Dieu pour elles. Ceci avec tous les outils et l’équipement que le Seigneur nous donne. Un accompagnement pastoral de l’homosexualité n’échappera pas à cette règle. Le sujet des tendances homosexuelles nécessite une compréhension fine de ce qui est à l’œuvre dans les difficultés vécues par les personnes que nous voulons aider. Une bonne dose de foi et de compassion, alliée à des connaissances psychologiques, s’avère toujours nécessaire.

TORRENTS DE VIE EN QUELQUES MOTS

Torrents de Vie propose un accompagnement pastoral alliant la Parole de Dieu à la psychologie pour les chrétiens en souffrance au sujet de leur identité et de leur sexualité. Cela inclut des personnes vivant avec des tendances homosexuelles, mais pas seulement. En ce qui concerne ce thème de l’homosexualité, nous travaillons à l’intérieur d’un certain cadre et nous nous y tenons. Nous considérons en effet que ces difficultés ne sont pas une fatalité et qu’elles sont “traitables” par Dieu pour qui veut bien aborder les choses honnêtement ou ouvertement. Dans ce but, nous créons un espace de sécurité où, sans jugement ni a priori, les participants à nos groupes sont écoutés par des responsables qui ont eux-mêmes bénéficié de cet accompagnement. C’est une des conditions pour devenir accompagnant : avoir laissé Dieu commencer une œuvre de restauration en soi, quel que soit le domaine de difficultés, et avoir acquis un niveau de compréhension suffisant de ses propres difficultés. C’est ainsi que sont qualifiés nos responsables, que nos encourageons bien sûr à la formation continue. Notre outil principal reste l’écoute et la prière : après un temps de louange et d’enseignement pour tout le groupe, nos participants se retrouvent en petits groupes de quatre à six personnes, hommes et femmes séparés, accompagnés par deux responsables. Ils peuvent y partager leurs difficultés, leurs souffrances, leurs questions et surtout recevoir la prière. Nous demandons à Dieu d’intervenir dans la douleur qui remonte à la surface, de purifier le péché qui a été confessé, de donner au participant ce dont il a manqué, de rétablir l’homme ou la femme dans l’identité qui est la sienne. Lorsque nous abordons la question de l’homosexualité avec les participants qui demandent du secours dans ce domaine, nous les enseignons et les accompagnons au sein de deux types de besoins principaux :

BESOINS PSYCHOLOGIQUES

Nous considérons que l’homosexualité est un problème d’identité, avec des hommes qui ne se sentent pas “hommes” et des femmes qui ne se sentent pas “femmes”. En effet, leur développement psychologique est incomplet et ne leur a pas permis de traverser toutes les étapes nécessaires à une identification positive avec le monde des hommes ou celui des femmes. Ils sont restés des “enfants” psychologiques, n’étant pas parvenus à passer par toutes les étapes de la croissance, traversées par la plupart des garçons ou des filles, pour parvenir à un état d’“adultes” psychologiques. 

Parents

En effet, un garçon ou une fille a besoin, pour accepter et intégrer son identité masculine ou féminine, d’un miroir, d’une référence qui lui donnera envie de devenir homme ou femme, avec tout ce que cette identité renferme de qualités. Cette référence se trouve prioritairement chez le parent du même sexe et chez les pairs du même sexe, qui confirmeront ou pas l’enfant dans son identité de genre. Un parent du même sexe présent, physiquement et émotionnellement, encourageant, stimulant, donnant une image positive du masculin ou du féminin, bénira l’enfant dans son identité de genre en construction.

Le parent de l’autre sexe joue également un rôle important de « validateur » de cette identité en construction. Un garçon a besoin que sa mère le laisse rejoindre le monde des hommes et entende de sa part qu’il est bon d’être un homme. Une fille a besoin que son père la trouve belle, s’intéresse à elle et lui offre de la tendresse et de la sécurité. Un enfant a besoin de voir des parents à l’aise dans leur identité respective et à l’aise dans l’interaction avec l’autre sexe pour être suffisamment en sécurité dans l’identité qui est la sienne. Il aura envie de faire de même.

Si le schéma décrit précédemment est rompu, l’enfant ressentira un sentiment d’insécurité lié à sa propre identité. C’est ce qui arrive avec une personne aux tendances homosexuelles.

Rupture de relation


Une rupture dans la relation avec le parent du même sexe (à cause d’abus, de paroles blessantes, de l’absence, de la mort, de la maladie…) peut bloquer le processus d’identification et risque de perturber chez l’enfant le développement d’une identité sexuelle sûre et solide. C’est ce qu’on appelle, à Torrents de Vie, le détachement défensif : l’enfant réagit à ces ruptures de manière défensive en se détachant du parent du même sexe. Le besoin légitime d’affection de la part du parent du même sexe est alors réprimé : l’enfant écarte ce parent et, par là même, la source de force et de sens dont il a besoin pour la formation de son identité de genre. Cela laisse l’enfant avec des besoins inassouvis, qui ressurgiront lors de l’émergence de la sexualité adulte de façon émotionnelle et sexuelle. Ce détachement handicape l’enfant dans sa capacité à intégrer les caractéristiques du parent du même sexe, et cela peut s’étendre à tous les membres du même sexe. Des vœux comme « je ne serai jamais comme lui/elle/eux/elles » viennent renforcer encore plus ce détachement : l’enfant se promet de ne jamais ressembler à un homme ou une femme si cela implique d’être « mauvais » comme lui ou elle.

Attachement, détachement

Dans l’homosexualité, c’est donc une insécurité liée au genre qui s’exprime et qui a poussé l’enfant à se détacher de ses pairs du même sexe, alors que son besoin était de s’attacher pour construire son identité. Pourtant, le besoin émotionnel d’attachement sous-jacent persiste et s’érotise à l’adolescence. Le garçon va prendre pour cible de son désir d’attachement des symboles de force et de puissance masculine. N’ayant pas pu se connecter suffisamment au masculin et recevoir ces choses pour lui, il va les rechercher chez les autres garçons ou chez les autres hommes. Certains hommes vont le symboliser et feront l’objet de ses désirs. Par exemple, nous avons récemment suivi un homme dont les fantasmes sexuels se portaient sur des hommes trapus et musclés. Il a compris qu’il recherchait chez ces hommes la force et l’attention qu’il n’avait pas reçues de son père, lui-même un homme trapu et musclé. Dans l’homosexualité masculine, certains schémas symboliques reviennent souvent : un phallus surdimensionné, la musculature, la pilosité, la jeunesse ou, au contraire, la maturité, qui sont autant de symboles de force et de virilité correspondant à ce que ces hommes insécurisés recherchent pour se compléter.

Dans l’homosexualité féminine, la fille rejette sa féminité, souvent à cause d’une misogynie transmise par la mère ou l’environnement proche. Les filles héritent d’une vision infériorisée de la femme si leur mère est par, exemple, déconsidérée par leur père. Si une fille voit que sa mère est traitée comme une chose négligeable, voire martyrisée, elle peut intérioriser cette dévalorisation et la reprendre à son compte. Certaines filles, pour la même raison que les garçons, vont ainsi se détacher de leur mère, ce qui les empêchera de recevoir la sollicitude féminine qu’elle aurait pu leur donner. Ce détachement peut provoquer un vide douloureux, car les filles ont désespérément besoin d’attouchements et de constance maternelle. Quand les petites filles se détachent de leur mère par autodéfense à cause de l’absence ou de ses désordres, leur désir réprimé peut resurgir au début de l’adolescence par un désir presque enfantin d’union avec les femmes. De puissants désirs lesbiens résultent de ce besoin émotionnel réprimé.

Rôle de validateur

Le parent de l’autre sexe qui ne joue pas correctement son rôle de « validateur » vient renforcer et aggraver ce détachement par rapport à son identité de genre. Une mère peut ainsi violer certaines limites avec son fils et renforcer sa confusion. Par exemple, une mère malheureuse en couple peut faire de son fils un substitut affectif et le placer dans une position malsaine. Elle peut alors se livrer à des confidences inappropriées et surtout laisser le message au garçon que « maman est malheureuse parce que papa est un homme. Je suis un homme comme papa, mais je vais éviter d’en devenir un pour faire plaisir à maman ». En fonction de la personnalité et du rôle du père, le fils va se détacher de sa mère ou rester sous sa coupe. Dans un cas comme dans l’autre, le fils intériorise sa mère comme quelqu’un qui n’est pas digne de confiance, d’honneur et de respect.

Un père qui est violent – à différents niveaux – avec son épouse ou sa fille communique à cette dernière que les hommes sont dangereux. Le pire de la violence étant l’inceste vécu dans le cadre familial ou le viol vécu à l’extérieur. Les violences sexuelles font des ravages sur l’identité féminine d’une fille et vont la pousser encore plus à se détacher de sa féminité : mieux vaut ne pas être une femme si cela implique d’être traitée ainsi par les hommes. De fait, une fille peut donc faire le choix de n’évoluer que dans la sphère féminine, plus douce et sécurisante, pour combler ses besoins affectifs et sexuels.

Impact de l’abus sexuel

Pour terminer cette section sur les besoins psychologiques, il est nécessaire de mentionner l’impact de l’abus sexuel sur les garçons au regard de l’homosexualité. Les violences sexuelles perpétrées par des hommes sur des garçons vont aussi laisser ce message au garçon qu’il n’est pas vraiment un homme. En effet, comment se considérer encore comme un homme lorsqu’un autre homme fait avec soi ce qu’on fait normalement avec une femme ? Par ailleurs, le garçon peut vivre un tel déficit affectif de la part des hommes de son entourage qu’il va considérer cet évènement comme une source d’attention et de « tendresse » masculine. S’il est suffisamment mûr physiologiquement, il a pu en retirer un plaisir physique mécanique et associer encore plus cette forme de sexualité à une source de bien-être. Il cherchera à reproduire cette pratique sexuelle, marquée par la domination voire l’humiliation, pour être enfin le sujet de l’attention et du plaisir d’un autre homme. Le côté dégradant est mis de côté, car l’immensité du  besoin d’attention et d’affection prend le dessus.

Sans être absolument exhaustif, voilà ce qui se joue du côté psychologique dans l’homosexualité et qu’il convient de prendre en compte dans un accompagnement responsable. Bien souvent, c’est la combinaison de ces facteurs et le côté unique de la personnalité qui entraînera le garçon ou la fille sur le chemin de l’homosexualité.

BESOINS SPIRITUELS

Les frères et sœurs en Christ qui cherchent un secours auprès de nous arrivent avec ces besoins, couplés à des besoins spirituels eux aussi immenses. Dans ce contexte, nous leur présentons le rôle que jouent les trois personnes de la Trinité.

Père


Leur besoin d’une nouvelle image du père est indispensable. Nous leur présentons un Père qui vient à leur rencontre, qui les cherche, qui désire entrer en relation avec eux. Un Père qui est loin d’être indifférent ou indigné par leurs luttes sexuelles et relationnelles et dont le puissant amour veut les sauver et les libérer. Le défi dans cette situation consistera à croire que le Père est ainsi et à le recevoir comme tel pour commencer à avancer. Pour beaucoup, l’image d’un père terrestre absent, indifférent, violent ou castrateur a laissé ce message que le Père Céleste est ainsi. Les uns et les autres ont besoin que leur image du Père soit donc transformée pour entrer à nouveau dans une relation vivante et vraie avec lui, base de leur restauration. Souvent, c’est la capacité à croire qu’on est éligible à l’amour, et donc aussi à celui de Dieu, et la capacité à le recevoir qui a été altérée par les blessures psychologiques. Nous prions donc pour qu’une image juste du Père et conforme à la Parole de Dieu soit réhabilitée dans l’âme de nos participants.

Par ailleurs, nous enseignons également le principe de la Création fondamentalement hétérosexuelle, à savoir que nous portons l’image de Dieu, à la fois masculine et féminine (Genèse 1.26-27). Cette image pousse l’homme à ne pas rester seul et lui donne d’aspirer à une complémentarité avec l’autre sexe. Une partie de cette aspiration met en jeu la sexualité, qui est le désir de fusionner physiquement, et qui est un don de Dieu. Ce dernier crée donc Ève, et son union avec Adam concrétise l’image de Dieu. Cet aspect de la création au fondement hétérosexuel sera la base sur laquelle Dieu cherche à ajuster l’identité de ceux qui luttent avec l’homosexualité. Cette image a été brisée avec la chute, tout comme la belle complémentarité à laquelle est appelée l’humanité dans les genres qui la composent. Le péché, sur lequel Satan prend appui, détériore l’image de Dieu dans l’être humain : l’homosexualité est une des conséquences flagrantes de cet assaut contre l’Imago Dei.

Fils


Une nouvelle compréhension de l’œuvre du Fils est alors nécessaire. Dans son humanité, Jésus est devenu un avec notre péché et notre souffrance. Le fait que le Seigneur ait été fait chair et ait persévéré dans l’obéissance jusqu’à la croix sanctifie notre humanité. C’est ainsi que la puissance de la croix peut être redécouverte dans sa dimension de purification et de sanctification. La crucifixion sert d’expiation au péché personnel aussi qu’aux péchés des autres contre nous. En effet, les tendances homosexuelles, comme nous l’avons vu, sont le fruit de choix pécheurs, mais aussi le fruit du péché des autres contre nous. Il est très libérateur pour nos participants de pouvoir découvrir la croix comme ce lieu où ils peuvent symboliquement apporter leur péché, mais aussi celui des autres contre eux, péché qui les a, en partie, définis jusqu’alors. Nous avons toujours une croix en bois plantée de clous dans nos programmes : les participants peuvent écrire sur des morceaux de papier ce qui les a fait souffrir ainsi que leurs propres péchés, puis les attacher symboliquement à la croix pour signifier à leur cœur que Jésus l’a porté pour eux et qu’ils n’ont plus besoin de le porter.

Une belle illustration d’Ésaïe 53.4-5 et de 2 Corinthiens 5.21 ! Nous invitons les participants dans nos petits groupes à mettre des mots, à nommer, à confesser l’offense. Ils mettent ainsi en lumière ce qui était alors caché, souvent par honte ou autodéfense. Certains ne sont que trop heureux de se décharger enfin d’un tel fardeau dans un environnement sécurisant. Les péchés sexuels récurrents, comme la pornographie, la masturbation, les fantasmes ou autres pratiques ont besoin d’être spécifiquement confessés. Ils sont généralement associés à beaucoup de honte, honte dont se sert Satan pour tenir enfermés les uns et les autres dans les ténèbres et le mensonge. Une confession authentique et profonde aboutit à une libération authentique et profonde. C’est aussi comme cela que Jésus porte le péché et nous en purifie. Les effets de cette démarche symbolique à la croix et de la confession sont bien souvent spectaculaires : un échange réel entre le péché et la vie de Christ a lieu. Ainsi déchargé de son fardeau, nos participants peuvent se relever et commencer à marcher selon leur vraie identité hétérosexuelle.

Saint-Esprit

Marcher et persévérer selon cette identité requiert la puissance du Saint-Esprit au quotidien. Par le Saint-Esprit, la volonté du Père devient nôtre. Il demeure en nous et nous communique la présence réelle de notre Père céleste. Il concrétise la victoire du Christ acquise à la croix et l’applique à notre vie. Les personnes cherchant à sortir de l’homosexualité ont longtemps essayé par leurs propres forces, sans succès, ce qui a ajouté à leur culpabilité. Elles ont vécu une sorte de dichotomie à l’intérieur : d’un côté le chrétien cherchant à aligner sa vie sur la Parole de Dieu, de l’autre la personne en lutte avec des compulsions et des désirs puissants. Elles ont besoin de comprendre que cette personne est morte à la croix avec Jésus et que ce n’est pas leur identité, ne l’a jamais été, même si elles l’ont longtemps cru. Dans ce sens, nous les invitons à s’identifier à Jésus dans cette mort, mais aussi dans la résurrection de leur « vrai moi », la vraie personne que Dieu a créée de toute éternité. En s’appuyant sur cette réalité spirituelle, elles peuvent concrètement lutter avec l’aide du Saint-Esprit.

Repentance


La confession que nous avons évoquée plus haut n’est efficace qu’avec la repentance. Les luttes homosexuelles procurent une certaine dose de plaisir. Au-delà de l’anesthésiant pour les souffrances, il faudra admettre que nous sommes attachés aux gratifications de la chair qu’elles procurent. Masturbation, pornographie, fantasmes ou relations passagères procurent un « fix » équivalent à une dose de drogue. Les attitudes défensives ou les émotions négatives sont nos réponses habituelles à certaines situations relationnelles. Il faudra apprendre à y renoncer avec l’aide du Saint-Esprit, en remplaçant ces choses par des façons plus saines de se consoler, de se soulager ou de se protéger. À ce stade, nous prions souvent pour que la volonté de dire « non » et de s’aligner sur ce que Dieu veut soit fortifiée. C’est cela se repentir : se tourner vers Dieu justement dans les domaines et les moments où nous sommes le plus attirés par nos vieux travers favoris. Dans ce sens, la volonté a été rendue passive par le péché et la faiblesse : en commençant à choisir Dieu là où je me choisissais moi, ma volonté est fortifiée et je suis rendu capable de faire les bons choix. Cela implique une perte, une mort, un deuil. Pour nos amis qui luttent avec l’homosexualité, cela voudra dire non à telle relation, tel fantasme, telle pratique pour apprendre à vivre autrement. Ils commencent ainsi à s’aligner sur leur identité hétérosexuelle à partir du Saint-Esprit en eux. Ils apprennent à accorder leur loyauté à un « désir » supérieur, qu’est l’approfondissement de l’intimité avec Jésus, qui assure lui-même le combat et les aide à se détacher progressivement de leurs désirs illicites. Cette intimité retrouvée avec Jésus fortifie le vrai moi et la « nouveauté de vie » prend peu à peu sa place. Les combats subsistent, mais il existe dorénavant des clés psychologiques et spirituelles pour les mener à bien.

Restauration


Nous avons vu Dieu restaurer bien des personnes dans leur identité à Torrents de Vie. J’ai eu le privilège de voir des frères et sœurs complètement brisés et profondément englués dans leurs compulsions homosexuelles progressivement restaurés par Dieu. Certains ont pu fonder un foyer stable et avoir des enfants. Conscients de leurs faiblesses et de leurs fragilités, ils continuent à faire confiance à Dieu pour progresser et devenir les hommes et les femmes que Dieu a prévu qu’ils soient.

Affirmer ces choses dans le contexte actuel exige du courage. Dans son ouvrage Forts dans la faiblesse, Andrew Comiskey, à l’origine de Torrents de Vie, constate ceci :

Il faut faire face à une nouvelle prise de position dans l’Occident actuel, affirmant que toute personne remettant en question la valeur fondamentale de l’homosexualité est anormale… Notre monde devient de plus en plus pro gay. En politique, dans le domaine éducatif et dans les médias, la puissance du « moi gay » se dresse devant nous, exigeant reconnaissance et acceptation. C’est pourquoi Dieu, dans sa grâce et sa fidélité, lève une armée d’hommes et de femmes capables de proclamer et de communiquer la puissance de guérison qui est en Jésus-Christ dans ce domaine. Cette armée n’incorpore pas uniquement des personnes avec un arrière-plan homosexuel, mais aussi des hommes et des femmes qui se tiennent à leurs côtés dans leurs parcours de guérison (pp. 184-185).

Les récentes et violentes attaques d’associations d’activistes gays et lesbiens contre ce ministère montre cette exigence et tout le combat, entre autres spirituel, autour de cette question. Ces atteintes et ces menaces nous ont secoués dans un premier temps, mais ne nous ont pas découragés. Elles nous ont même confortés dans la nécessité de ce travail. Nous devons être plus prudents à certains égards, mais notre message reste le même : Jésus restaure ceux qui ont soif de lui et qui sont prêts à recevoir ses eaux vives là où ils en ont le plus besoin. Jésus rétablit l’image de Dieu en nous, quel que soit notre brisement. À nous de découvrir comment s’y applique l’œuvre de la croix.

L’homosexualité ne fait pas exception à cette réalité.

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