Une boite à outils pour implanteurs francophones

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Colin Godwin est pasteur-implanteur à Féron, en Belgique. Il réfléchit sur sa pratique et propose dans cette boîte à outils une aide précieuse pour tous ceux qui sont intéressés par l’implantation d’Églises ou plus largement l’évangélisation de notre société.

Une boite à outils pour implanteurs francophones

En 1988 un implanteur d’Églises en France a constaté: «Il y a toute une littérature disponible au sujet de la croissance de l’Église; malheureusement, presque tout est en anglais»(1). Encore aujourd’hui, grand nombre d’ouvriers chrétiens impliqués dans l’implantation d’Églises ne peuvent citer que quelques articles ou livres en français consacrés aux défis particuliers de leur mission. Ceci est fort regrettable, car depuis quelques années ce manque de ressources est en train d’être comblé, petit à petit, par d’excellents ouvrages, fruit de nombreuses années d’expérience d’implanteurs francophones et francophiles.

Il nous semble utile de rassembler en un seul endroit une sélection d’articles et de livres en français et de faire quelques commentaires sur chaque ouvrage pour en faire un genre de «boîte à outils» pour implanteurs francophones. Ceci est d’autant plus important que de bon nombre d’implanteurs et de missions ont la volonté de mobiliser nos propres Églises pour l’implantation, et de former nos propres pasteurs fondateurs, afin de ne plus abandonner tout ce travail aux soins des ouvriers étrangers(2). Le nombre d’Églises protestantes et évangéliques en francophonie a connu une forte augmentation ces dernières décennies, et nous avons toutes les raisons de croire que, par la grâce de Dieu, cet élan va continuer. Notre espoir, est que cette bibliographie annotée serve à des jeunes implanteurs d’Églises au début de leur ministère et aux conseils d’Églises qui préparent un essaimage de leur communauté. Ainsi, ils peuvent profiter de ces ouvrages francophones et ne pas dépendre des outils qui ont vu le jour dans un contexte culturel étranger au terreau francophone.

Quelques repères peuvent guider notre étude, car la littérature qui se préoccupe de l’implantation d’Églises est balisée par trois préoccupations centrales: • la mobilisation des Églises et des ouvriers en vue de participer à la naissance de nouvelles églises.• les soucis pratiques de l’implantation - quelle méthode d’évangélisation utiliser? Comment former une équipe? Comment payer le loyer du bâtiment?• la réflexion missiologique au sujet de l’extension du royaume de Dieu par la fondation de nouvelles communautés.

La missiologie se préoccupe simultanément du message de l’Évangile et de sa communicationdans un contexte culturel spécifique. Appliquée à la tâche de créer de nouvelles Églises, la missiologie pose des questions contextuelles d’ordre sociologique et méthodologique. Qui sont les personnes que nous voulons atteindre? Quelles sont leurs croyances? Leurs habitudes? Leurs modes d’expression? Quelles méthodes peuvent mieux réussir à leur communiquer l’Évangile? Quels facteurs locaux vont orienter l’établissement d’une Église? Mais il ne suffit pas de bien analyser le terrain. La missiologie considère aussi les questions historiques, théologiques et ecclésiologiques. Quel genre d’Église va mieux correspondre à la culture de la région ciblée? Vaudrait-il mieuxadopter un style de louange formel ou plutôt charismatique? Faudrait-il établir une communauté composée de groupes de maisons, ou plutôt une Église traditionnelle avec le culte dominical comme point de rassemblement? Ces questions doivent être bien réfléchies au départ, et réévaluées régulièrement tout au long de l’œuvre.

«Il est de la plus haute importance de définir le genre de communauté que nous espérons bâtir par la puissance de Dieu. Avons-nous un but final en vue dès le départ de notre projet? Aucun architecte ne construit sans un bon plan. La plupart du temps, ceux qui sont concernés par l’implantation d’églises ont bien une idée générale qu’ils n’approfondissent cependant pas(3).

La plus grande joie de l’implanteur est de travailler à l’incarnation du royaume de Dieu (qui ne change pas) dans un endroit géographique déterminé (un contexte local qui est spécifique), afin que la communauté implantée s’adapte bien au terroir d’accueil et continue à proclamer fidèlement l’Évangile pour des années à venir. Pour bien réussir cette mission, une réflexion missiologique est d’une grande importance. Mais il n’y aura pas d’implantation si les chrétiens ne sont pas mobilisés! Et il n’y aura pas d’Église si l’œuvre naissante se noie dans le déluge des premières difficultés pratiques. En effet, l’implanteur doit, par nécessité, travailler en parallèle sur la réflexion, la pratique, et la mobilisation.

Ray Bakke, André Pownall et Glenn Smith, Espoir pour la ville: Dieu dans la cité Collections Sentier Québec, Éditions La Clairière, 1994, 234 p.

Il s'agit d'un livre très important dans la littérature d’implantation puisque que la grande majorité des implantations se fait en milieu urbain. Les enseignements de l’américain Ray Bakke sont repris dans leur essentiel et replacés dans le contexte de la francophonie. En collaboration avec André Pownall (France) et Glenn Smith (Québec), Ray Bakke construit une missiologie urbaine avec un pied bien ancré dans le témoignage biblique et l’autre dans la réalité historique et sociologique des villes françaises (en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique). Il nous propose de pratiquer une exégèse "inductive" de la ville afin de réussir la tâche d’évangéliser nos villes. Le livre n’est pas destiné uniquement aux implanteurs d’Églises, mais à tout ministère chrétien œuvrant dans la cité. Il développe une ecclésiologie urbaine basée sur l’adoration, l’évangélisation, la formation de disciples, la gestion de ressources, la communion fraternelle, et le service. La réflexion missiologique de Bakke et son amour pour l’établissement d’Églises fortes dans nos villes font de cet ouvrage un outil complet et incontournable pour l’implanteur francophone.

Jean Blanc et Albert Luc de Haller, Une Paroisse essaime ... une cité accueillePerspectives missionnaires 09, 1985, p.44-58.

Dans le passé, l’idée d’implanter une Église par essaimage était presque considérée comme un rêve dans beaucoup de nos régions. De nos jours, avec des Églises croissantes et fortes, cela devient une réelle possibilité missionnaire. Pour ce défi, Perspectives Missionnaires nous offre un bon outil de réflexion, composé de deux articles. Dans un premier article, le Pasteur Jean Blanc nous raconte l’histoire de l’essaimage d’une église de l’Église Évangélique Libre de Genève depuis le centre de la ville vers la banlieue. L’évolution démographique de la ville a été prise en compte, la vision spirituelle de l’assemblée a été développée, et trois stratégies d’implantation ont été considérées. La valeur ajoutée de cet article est le souci de témoignage de l’unité chrétienne avec la paroisse de l’Église Nationale Protestante de Genève déjà établie dans la région ciblée pour l’implantation. Une reconnaissance honnête des défis est évoquée par Jean Blanc, et par Albert Luc de Haller, le pasteur de la paroisse de l’ENPG en question, qui écrit le deuxième article évoquant une série de questions que tout implanteur devrait considérer. Le sérieux de leur désir de promouvoir un témoignage commun est démontré par le fait que, dans les premiers moments de son existence, la nouvelle paroisse de l’EELG a pu bénéficier de l’utilisation d’un bâtiment de l’ENPG.

Neal Blough, Évangéliser la France: Une expression à clarifierPerspectives Missionnaires 33, 1997, p.40-52.

Une équipe d’évangélisation pourrait trop rapidemententreprendre une action pour implanter une nouvelle Église en France sans prendre en compte l’histoire des vagues successives d’évangélisation depuis le deuxième siècle. Cette perspective historique permettra de mieux enraciner l’évangélisation dans la culture française, d’apprécier les apports des autres traditions chrétiennes à l’évangélisation, d’améliorer notre ecclésiologie, et de prendre du recul par rapport à l’influence de la culture moderne sur notre propre activité d’évangélisation.

Neal Blough, L’Évangélisation face au défi de la modernitéCahiers de l’École Pastorale34, 1999, p.14-22.

La modernité veut limiter la foi chrétienne dans le domaine privé, mais le Nouveau Testament nous montre que la proclamation de l’Évangile est aussi un message public. Cependant, ce témoignage public n’est pas un message triomphaliste à imposer au monde, mais une démonstration de service, d’accueil, et d’amour qui dévoile le scandale de la croix.

David Bosch, L’évangélisation: courants et contre-courants dans la théologie d’aujourd’huiPerspectives Missionnaires 17, 1989, p.12-33.

Tous les mouvements chrétiens utilisent les mots "mission" et "évangélisation", mais avec des significations variées. Ces activités font partie de l’essentiel dans une implantation ecclésiale. Est-ce que le but est tout simplement de sauver les gens de la damnation éternelle? Quelle est la relation entre l’évangélisation et le service social? Est-ce qu’il y a une différence entre ‘mission’ et "évangélisation"? David Bosch, ancien missionnaire et missiologue, fait un portrait des différentes positions possibles et propose sa propresynthèse.

David Brown, Une Église pour Aujourd'hui: Expressions nouvelles pour un fondement immuableParis, Éditions Farel, 2001, 200 p.

Cette excellente réflexion missiologique sur le contexte de l’Église en France est rassurante dans son adhérence à une théologie évangélique et innovatrice dans les différentes méthodes qui nous sont proposées pour la pénétration de l’Évangile dans la société française. Son évaluation de la postmodernité française ne se limite pas aux arguments évoqués;le style même du livre évoque un changement d’époque, car les méthodes proposées sont données en forme de témoignages personnels, racontés à la première ou la deuxième personne dusingulier. Pour David Brown, certains changements de société, au lieu de nous faire peur, pourraient nous aider à faireavancer la mission de l’Église. Le corps de Christ, la communauté des croyants, devient donc un atout pour l’expansion de l’Évangile dans nos pays: pour la personne en recherche, l’Église devient le lieu de découverte de sa véritable identité, le lieu de cheminement vers la foi, et le lieu de témoignage public et historique.

David Brown, Passerelles: Entre l’Évangile et nos contemporains Paris, Éditions Farel, 2003, 200 p.

Ce livre, une application et une extension de la missiologie contextuelle de la France développée dans le livre précèdent, nous propose quatre passerelles pour rejoindre les citoyens français dans leurs questionnements et pour les amener à voir dans l'Évangile la réponse à leurs aspirations: l’humanité, l’Église, la spiritualité et le métarécit. Ce livre fait partie d’un projet d’évangélisation comprenant un guide, un matériel de formation et le film «Passerelles». L’objectif de ces ressources est de permettre l’animation de soirées de discussion autour des quatre passerelles.

Jacques Buchhold, La croissance de l’Église selon le Nouveau TestamentFac-réflexion45, 1998, p.4-17.

Jacques Buchhold nous écrit un article d’analyse du texte biblique ayant une grande valeur pour l’implanteur d’Église. Son étude de la croissance dans le Nouveau Testament est un excellent contrepoids à l’analyse de la croissance faite par le Mouvement pour la Croissance de l’Église, car ce mouvement arrive à ses conclusions par une analyse de l’Église en tant qu’institution sociologique, et nous avons parfois l’impression que les textes bibliques y sont greffés un peu trop tard dans l’analyse. Jacques Buchhold les remet au premier plan.

Michel Evan, L'implantation d'Églises nouvellesIchthus124, 1986, p.11-20.

Essentiellement un appel à la mobilisation de chrétiens et d’Églises pour l’implantation d’Églises, Michel Evan souligne le fait que «l’évangélisation ne doit jamais être une fin en elle-même, mais toujours un moyen pour atteindre un but: l’édification ou l’implantation d’Églises nouvelles» (p.11).Le processus normal qui donne naissance à une nouvelle Église est le suivant: une croissance "intérieure" des Églises existantes, suivie par la croissance numérique de ces Églises, pour finalement permettre la création d’une nouvelle communauté par essaimage.

Mark Farmer, Quel Évangile proclamer dans le monde postmoderne?Cahiers de l’École Pastorale39, 2001, p.13-21.

Une exploration de repères bibliques qui pourraient servir de base pour la proclamation de l’Évangile aujourd’hui. Nous devons admettre que notre évangélisation d’hier était aussi façonnée par le Siècle de Lumières. Une nouvelle génération postmoderne pourrait être mieux disposée à recevoir une présentation de l’Évangile basée sur une proclamation du royaume de Dieu.

Pierre-Alain Giffard, Équipés pour la mission.2003, 190 p.,disponible sur son site web en format Word http://www.geocities.com/pierrealaingiffard/manuscritweb/manuscrit.htm.

Giffard étudie le Mouvement pour la Croissance de l’Église et exploite le travail de Donald McGavran, Christian Schwarz et quelques autres auteurs afin d’analyser la croissance de six Églises, dont une Église évangélique au Québec et une Église Catholique en France. Une présentation francophone de ce mouvement imprégné de pragmatisme anglo-américain, avec ses points forts et ses points faibles.

M. Griffiths, Église de Jésus-Christ, lève-toi pour la missionSuisse, Éditions des Groupes Mission, 1982, 238 p., une traduction de Shaking the Sleeping Beauty, Leicester, Intervarsity Press, 1980.

Les personnes qui consacrent leur temps à l’établissement d’une nouvelle communauté chrétienne auraient tort de ne pas consulter ce livre, parmi les plus anciens de cette bibliographie. En plus d’un chapitre consacré au travail de la contextualisation nécessaire pour orienter la démarche missiologique de l’implantation, un autre parle de l’importance de la grâce et la puissance de Dieu dans l’implantation, et le dernier chapitre aborde l’implantation d’une Église dans une perspective eschatologique.

David Gysel, Bernard Huck, Christian Schwarz et la croissance naturelle de l’ÉgliseFac-réflexion 45, 1998, p.33-40.

Une analyse de la théologie de Christian Schwarz. Un article à lire en parallèle avec les ouvrages sur le Mouvement pour la Croissance de l’Église cités dans cette bibliographie (Schwarz, Giffard, Wagner).

Melvin L. Hodges, Un guide pour l'implantation d'Églises: information pratique sur l'établissement d'Églises missionnairesBruxelles, Assemblées de Dieu, 1977, 112 p., la traduction de A Guide to Church Planting Chicago, Moody Press, 1973.

Le point de vue conservateur de ce manuel assez complet décrit la tâche d’évangéliser les personnes en vue de la création d’une nouvelle Église. L’optique de travail est que le missionnaire démarre une Église par une campagne d’évangélisation. L’engagement personnel du pionnier est primordial: «la plupart des Églises ont été établies à cause de la vision, du fardeau spirituel, du sacrifice et de la persévérance d’un individu qui s’est donné lui-même à la tâche de fonder l’Église» (p.36). Des chapitres décrivent la discipline de l’Église, comment former des dirigeants, et l’affiliation de la nouvelle Église à une association nationale.

Gören Janzon, L’Église et la missionCahiers de l’École pastorale 48, 2003, p.3-28.

Une série de trois articles portant sur une ecclésiologie biblique et missionnaire, les modèles missionnaires différents, et l’art de prêcher l’évangile dans la postmodernité. Pour les implanteurs d’Églises, Gören Janzon offre des pistes de réflexion pour la fondation d’Églises missionnaires. Une ressource d’introduction à la missiologie pour l’Église locale.

Johann Lukasse, Mission possible! Implantation d'Églises dans une Europe post-chrétienne Bruxelles et Saint-Légier, Éditions Le Bon Livre et St Légier Emmaüs, 1993, 200 p.

Ce livre reste le meilleur guide en français pour l’implantation d’Églises. Même si certains chapitres ne s’appliquent pas à tout style ou à toute méthode d’implantation, l’entièreté du livre est marquée par la passion de Lukasse pour l’Église, ainsi que sa grande expérience d’implantation en Belgique. Ce livre souligne l’importance de la mobilisation de chrétiens pour cette mission, couvre un grand nombre de défis pratiques liés à la tâche, et développe une bonne réflexion ecclésiologique dans les derniers chapitres. Un chapitre, "les erreurs à éviter lors d’une implantation d’église", identifie les problèmes majeurs souvent rencontrésdans la mission. Les commentaires de Lukasse sur "la résonance étrangère" sont particulièrement saillants, compte tenu du grand nombre d’ouvriers étrangers engagés dans l’implantation en francophonie. Dans les chapitres "La mission de l’Église" et "L’essence de l’Église" Lukasse nous encourage à bâtir des Églises qui sont capables d’implanter d’autres Églises et qui ont un impact missionnaire dans d’autres pays.

Daniel Liechti, Bâtir des Églises majeures: un défi à releverFac-réflexion 45, 1998, p.18-32.

Un défi important pour le pasteur fondateur d’une Église et son équipe est de savoir quand le travail est "terminé". Liechti, directeur du développement de France Mission, approfondit le concept de l’autonomie de l’Église locale. Selon lui, c’est "l’autopropagation" qui démontre que la majorité de l’implantation est atteinte, même si «la forme de la "procréation" (envoi de pionniers, essaimage, création d’annexes, division en cellules de quartier, etc.) est secondaire et doit être adaptée à la capacité de l’Église et à la situation géographique de l’implantation». Des décisions doivent être prises dès le début de l’implantation pour viser la majorité-autonomie de l’œuvre. En France, le travail d’implantation d’Églises est souvent entrepris par une équipe missionnaire (souvent composée d’étrangers), ce qui donne une courbe de croissance linéaire. Une remise en valeur de la nécessité de l’autoreproduction des Églises évangéliques existantes permettrait une croissance exponentielle du nombre d’Églises implantées.

Homer Payne, Missions françaises et implantation d’ÉglisesIchthus 124, 1986, p.21-24.

Malgré la difficulté d’implanter de nouvelles Églises en France, pour les chrétiens qui prennent à cœur les impératifs bibliques, c’est possible! Le schéma paulinien peut aider les équipes d’implantation à mieux orienter leur travail.

André Pownall, L’insertion de l’Église dans la citéCahiers de l’École Pastorale 28, 1997, p.23-30.

De plus en plus d’implantations visent l’établissement de bonnes relations avec les autorités dès le début de l’œuvre. Avec une réflexion sur cette question basée sur l’œuvre de H. Richard Niebuhr Christ et Culture et adaptée aux particularités de la culture française, André Pownall nous propose trois préalables à l’insertion de l’Église dans la cité: la présence dans le quartier, la création de réseaux de relations, et la manifestation concrète de l’amour de Dieu.

Christian Schwarz, La dynamique de l’ÉgliseParis, Empreinte Temps Présent, 1999, Le développement de l'Église: Une approche originale et réalisteParis, Empreinte Temps Présent, 1996.

À travers sa recherche et selon sa conception "biotique" de l’Église, Christian Schwarz a trouvé une série de principes qui gouvernent la croissance de l’Église. La qualité de l’Église peut être déterminée par huit critères: les responsabilités déléguées, le service selon les dons, la spiritualité enthousiaste, les structures efficaces, les cultes édifiants, les groupes de maison, l’évangélisation adaptée et les relations amicales. La clef de croissance de l’Église locale est de relever le niveau du point faible de l’assemblée. La recherche et les conclusions de Schwarz peuvent être très utiles pour toute Église qui aspire à se perfectionner, et permettraient à une implantation d’Église de bien démarrer et maintenir le cap vers la majorité.

Richard Vajko, La croissance de l'Église: une possibilité en France?La Revue Reformée 39, 1988, p.29-35.

Quels facteurs influencent la croissance quantitative de l’Église? Richard Vajko nous propose six facteurs: l’intensité de la foi des membres, l’utilisation des réseaux de relations des membres, un soin particulier accordé aux personnes réceptives, la multiplication d’implantations locales, un examen en continu de notre méthodologie et une concentration de nos efforts dans une région.

Peter Wagner, Conduire Votre Église vers la CroissanceNyon, France, Carrefour, et Rouen, Menor, 1992, 224 p., la traduction de son livre Leading Your Church to Growth, 1984.

Le livre se situe parmi les livres classiques sortis du Mouvement pour la Croissance de l’Église. Peter Wagner étudie les aspects fonctionnels de l’Église locale qui motivent ou qui freinent sa croissance, et souligne l’importance du rôle du pasteur dans l’Église en croissance: il doit être conducteur et formateur pour sa communauté. Le style et les exemples américains peuvent ralentir l’appréciation des lecteurs francophones. Néanmoins, le livre donne de bons conseils pour établir les priorités de la communauté et pour surmonter des difficultés qui viennent en cours de route.

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Commentaires

Luc Rad
31 octobre 2013, à 16:14
Merci! et gloire a Dieu pour cette boite a outil
Note du commentaire :
1
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Ronaldo
26 juin 2014, à 05:34
Cher, que Dieu vous bénisse.
C'est une très bonne testo. L'Eglise a besoin de se réveiller à l'évangélisation.
Chaque croyant doit comprendre que nous avons une tâche inachevée.
Que Dieu vous bénisse.
      Ronaldo
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