Le pied à l’étrier - Susciter des vocations au sein de l’Église

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Vocation. Vocabulaire exclusivement destiné au ministère pastoral, voire missionnaire ? Pour ce dernier, on utiliserait plutôt « appel », mais le sens éthologique est le même. Et pour un(e) responsable du groupe de jeunes, que dira-t-on ?
Dans les lignes qui suivent, deux pasteurs espèrent faire partager l’expérience du terrain ecclésial en matière de prise de responsabilités les plus variées.
La communauté locale, rassemblée autour de Jésus-Christ le Seigneur, est entièrement concernée par son service. Que les uns et les autres aient le désir de le servir dans un domaine quelconque, et s’y sentent « appelés », va dépendre en grande partie, de la vie de l’Église. Voilà l’enjeu de cet article, riche de conseils judicieux et d’encouragements.

Le pied à l’étrier - Susciter des vocations au sein de l’Église

La question des prises de responsabilités est-elle propre à l’Église ? Oui et non.
Non, car dans toute association, dans toute entreprise, dans tout groupe où des relations ont nécessairement lieu entre les êtres humains, les responsabilités ou les mandats font l’objet de soins ou au moins de fréquentes préoccupations. Elles font aussi, hélas, l’objet de crises graves. Un sociologue ou un psychologue aura une approche pertinente du sujet, au moins autant qu’un pasteur.
Cependant, l’Église a ses spécificités. Tout d’abord, elle est particulièrement diverse par nature. Ce qui fait en effet une des spécificités de l’Évangile, c’est sa capacité à réunir dans un même corps, et localement dans une même communauté, des personnes si différentes. Dans nos milieux évangéliques, il peut arriver que des communautés soient des « Églises d’élection », c’est-à-dire des communautés que l’on choisit selon des critères plus relationnels que théologiques. Mais la spécificité chrétienne réside bien dans le fait que la communauté n’est pas réunie autour d’un but économique (une entreprise), associatif défini (parents de jumeaux, par exemple), mais autour d’une personne, Jésus-Christ, et d’un but très large : être témoin de l’Évangile. Et pour atteindre ce but, les actions et les manières d’agir sont extrêmement variées parce que les personnes qui agissent le sont aussi. Certes, la Bible elle-même fait l’apologie de ces différences, par la plume de Paul notamment, qui utilise pour cela l’image d’un corps dont les organes ont des fonctions différentes (1Co 12). On est donc paisible à l’idée de ces différences. Mais sur le terrain, elles constituent un défi pour la répartition des tâches et les prises de responsabilité. Elles peuvent même faire encourir à la communauté un risque de mésentente, voire de rupture.
Il est utile de mettre en lumière une autre spécificité de l’Église : l’action, le service pour Dieu. Lieu commun de l’ecclésiologie, cette idée donne lieu à une implication très personnelle dans le service, puisque c’est à Dieu que l’on répond, c’est pour lui que l’on agit. Ceci est une force, parce que des personnes sont motivées pour agir, avec cependant le danger de voir quelqu’un n’écouter que ce qu’il pense être la « voix de Dieu » pour agir sans assez tenir compte des autres personnes.
Il existe donc bien, à notre sens, un terrain spécifique pour lequel la question de « susciter des vocations » doit être posée. Cela ne veut pas dire que tout ce que nous dirons sera exclusivement chrétien. Nous proposons à présent un passage en revue de principes pratiques propices aux vocations.

1. LAISSER LA PLACE AUX AUTRES
Cet élément de comportement personnel a son importance. En effet, le pasteur, et plus généralement tout responsable, peut avoir du mal à laisser d’autres personnes de l’Église prendre une responsabilité, ceci pour plusieurs raisons.
Sous prétexte de « servir », Dieu qui plus est, des personnes peuvent trouver dans l’Église un terrain d’accomplissement personnel, un faire valoir qu’elles auront tendance à défendre. Se sentir utile, être salué pour sa compétence, voici une reconnaissance dont on voudra conserver les bienfaits. Une autre personne qui se dévoue pour servir, surtout si c’est dans le même genre d’engagement, devient, de ce point de vue, une concurrente. Comment réagir ? D’une part, en donnant de la sécurité aux personnes déjà engagées : elles conserveront leur « place » (ceci exige un minimum d’organisation : voir infra, « définir des tâches précises ») ; d’autre part, en relativisant cette notion de reconnaissance : l’action vaut pour elle-même, et elle est importante pour Dieu même si elle n’est pas vue par les autres ; d’autre part enfin, la place d’une personne dans l’Église n’est pas donnée par ses capacités, mais par le Dieu de grâce.
La frontière est mince entre un légitime besoin de reconnaissance et l’orgueil. Et sans doute que le ministère pastoral, malgré les apparences, est un de ceux qui peuvent être le plus facilement gangrenés par l’orgueil. Le désir de dominer, bien sûr inavoué, tuera naturellement dans l’œuf les initiatives, les idées alternatives, les tentatives d’action qui ne « passeront pas par lui ». L’orgueil... comment lutter contre lui ? Tout d’abord en le nommant, en le démasquant. Car on ne le cite jamais ! Il se déguise toujours en la « fidélité aux Écritures », en un « ça ne marchera pas » ou en un « je vais m’en occuper ». Puis en montrant la vacuité.
Justement, la conscience de ses limites a vraiment du bon. Limites de temps, de capacités ou de compétences, de moyens physiques, de résistance psychologique, les limites existent ! Sans les prétexter pour paresser, et tout en essayant de les repousser à chaque défi, il faut les reconnaître et les faire connaître. Citons l’exemple – vécu – d’une personne de petite taille. Devant un placard haut, on peut soit monter sur une chaise soit faire appel à une personne grande qui pourra atteindre l’étagère, et la remercier d’être grande. Mais dans les deux cas, la limite est claire. Elle l’est beaucoup moins dans de nombreux autres domaines.
Pour laisser les vocations sourdre, il est indispensable que les personnes en situation de responsabilité n’aient pas la prétention (oui, on revient à l’orgueil) de savoir tout faire. Il faut au contraire se réjouir des capacités d’autrui et non les craindre comme objets de rivalité. Il faut même aller jusqu’à avouer des défauts, des imperfections, qui laisseront autant de place aux compétences des autres.
De tout vouloir faire ou centraliser, se comporter en « hyper pasteur » ou « homme orchestre » ne laisse guère de place pour que les autres prennent des – ou leurs – responsabilités. Mais il ne faut pas aller trop loin non plus dans le « ce n’est pas mon don ». Il est connu qu’un responsable doit savoir mettre la main à la pâte. Un pasteur doit savoir balayer ou faire la vaisselle (mais qui ne le sait pas !), il doit être concerné par les problèmes les plus prosaïques et ne pas se cantonner à la théologie ou à la pratique pastorale proprement dites.
Il faut se faire violence, d’ailleurs, parfois. En effet, « pour qu’une chose soit faite, je la fais ». « Pour qu’elle soit faite correctement, je la fais ». Ainsi, les autres ne s’en préoccupent pas. Ils jugent même que « je » la fais et qu’il faut laisser ainsi. À moins qu’ils soient frustrés parce qu’ils aimeraient la faire. Et si je prenais le risque de voir des choses oubliées, laissées orphelines, dans l’Église, au lieu de combler sans cesse les trous ? D’aucuns le verraient et s’engageraient alors beaucoup plus volontiers que si je « donne mes ordres ». C’est un constat fait à plusieurs reprises.
Dans le même ordre d’idée, la confiance accordée, exprimée et manifestée aux autres est indispensable. Faire confiance, tout d’abord. Contre l’orgueil prétendument plénipotentiaire, la confiance reconnaît à l’autre sa capacité à prendre une responsabilité, même différemment. D’exprimer cette confiance, par de petites phrases discrètes, place l’autre dans sa responsabilité. De manifester la confiance encourage à persévérer, en laissant parler une personne sans ajouter son grain de sel, ou en choisissant d’être absent lors d’une activité confiée à quelqu’un.

2. CRÉER UNE AMBIANCE PROPICE
Récemment, le collège pastoral de notre Église a souhaité que les différentes équipes de service animent des cultes, à la fois pour donner une tonalité variée aux cultes et pour donner aux autres une idée de ce qu’elles font. Il ne s’agit pas de caresser un quelconque orgueil dans le sens du poil, mais de reconnaître les personnes dans leur fonction, de permettre à l'Église de mieux connaître les différentes équipes, et, surtout, de faire bénéficier les cultes de la richesse de notre diversité. Il est important de nommer les personnes de temps en temps, de préciser dans quel cadre elles interviennent, de manière à ce que l’on voie des gens engagés et que l’idée fasse son chemin chez d’autres. Un témoignage au culte de personnes engagées peut aussi avoir cette utilité.
Notre expérience, depuis bien des années à présent, est de faire en sorte que les locaux de l’Église soient des lieux où tout le monde vient avec plaisir, y compris, d’ailleurs, les visiteurs. La convivialité qui y est souvent vécue favorise les échanges entre personnes, y compris dans la perspective du partage des tâches. Le collège pastoral a mené une réflexion de fond sur ce que l’on peut appeler un « projet d’Église », parallèle à un projet associatif ou éducatif dans d’autres domaines. C’est un petit texte qui donne les lignes principales de la vie de l’Église. Sous le slogan « Le bonheur à vivre », quatre points sont brièvement explicités : « vivre heureux, tisser des liens, approfondir la foi et rayonner ». L’attention est attirée vers le bonheur, le contentement, ce qui nous semble, pour notre sujet, favoriser l’engagement de tous.
Pour les communautés qui le peuvent, il est très efficace d’avoir pendant la semaine un presbytère, ou des bureaux, où les bénévoles viennent accomplir leur service, se serrent les coudes, peuvent prendre un café ensemble, et où un pasteur est disponible. Cette disponibilité est très importante et coûte parfois cher à l’emploi du temps ! Mais notre expérience dans ce domaine est très encourageante : il n’est pas rare que dans les bureaux, se croisent des personnes qui donnent un cours de français à des étrangers, qui viennent faire un entretien d’accompagnement spirituel, ou passer des coups de téléphone pour coordonner des actions de solidarité matérielle, ou encore faire de la comptabilité, ou mettre des enregistrements en ligne, etc. Le fait de centraliser un tant soit peu un minimum de choses et d’ouvrir les locaux ainsi à tous facilite grandement l’engagement des personnes en ajoutant des facilités matérielles et un plus relationnel.
Les engagements de l’Église ne sont pas que des engagements dans l’Église. Les réunions d’information et de prière sur la mission en général, ou avec des invités, font naturellement partie de la vie de notre Église. Autant que possible, nous accueillons des missionnaires pour la prédication aux cultes, ou nous leur donnons la parole pour qu’ils et elles expliquent quelles sont leurs activités. De même, l’Église est ouverte sur l’engagement social et s’y implique par plusieurs de ses membres. L’idée est bien, pour susciter des vocations ou des ministères particuliers, d’en montrer l’existence et la beauté au sein de l’Église, de bien les mettre en lumière, et d’y voir un accomplissement possible de l’appel divin. Une Église centrée sur elle-même n’est pas en bonne santé !
Mais en vertu du magnifique texte de 1 Corinthiens 12 (voir supra), il faut aussi communiquer sur l’importance de tous les engagements. Tout est « ministère », c’est-à-dire... service. C’est d’ailleurs une manière très simple d’encourager les autres : non, le pasteur n’est pas le seul à remplir un ministère, celles et ceux qui prennent la parole ou qui animent les chants non plus. Il y a le ministère du trésorier, sans qui les comptes seraient en pagaille ; celui de l’équipe responsable des bâtiments, sans qui la fenêtre n’aurait pas été réparée ; celui de l’équipe jeunesse, sans laquelle les jeunes n’auraient jamais eu de si beaux samedis soirs ; celui de l’équipe enfance, sans qui les enfants n’auraient pas eu des dizaines de leçons bien adaptées à leur âge ; et ainsi de suite ! L’idée est bien de mettre en lumière les différents services rendus dans l’Église, de ne pas établir de différence de valeur entre eux.
Une des fonctions pastorales se montre ici importante : mettre de l’huile dans les rouages. Inévitablement, lorsque des personnes différentes agissent dans des domaines complémentaires, et n’ont pas toujours le temps de tout réguler ensemble, l’équipe pastorale doit souvent clarifier, réunir, voire réduire des différends. Si l’on veut créer une ambiance propice à l’engagement, c’est une fonction à remplir discrètement, pour que l’idée maîtresse reste motivante.
Même si tout a été réfléchi en commun, avec le temps nécessaire, et en tenant compte de tous les éléments possibles, il faut savoir écouter les critiques et ne pas être sur la défensive si quelqu’un les exprime. C’est une capacité dont l’exemple doit être montré par les responsables de l’Église et qui doit être partagée par tous. Les écouter, cela signifie qu’on prend en considération ce qui est dit et qu’on regarde ensemble, au niveau de l’équipe, si cela peut donner lieu à une progression possible. Même si la critique est faite sur un ton... critiquable !

3. DÉFINIR DES TÂCHES PRÉCISES
Le bénévolat est magnifique dans la vie d’une Église locale ; il lui est même indispensable, mais il a ses pièges. Celui, par exemple, d’un responsable autoproclamé. La « voix de Dieu » évoquée plus haut est... invoquée par celui ou celle qui s’arroge tel domaine d’activité dans l’Église. Cela peut être très satisfaisant pour tous... ou pas. Ce que nous disions ci-dessus de la nécessité de faire la place aux autres s’applique bien ici. Comme cette personne le fait par « bonne volonté » (c’est le sens du mot bénévolat), l’expérience montre que de mettre sur l’établi son engagement est fort délicat. Cela est vite ressenti comme une attaque personnelle, comme une critique scandaleuse et facile à l’encontre d’une personne qui s’est « tant investie ».
Une autre difficulté est que des personnes peuvent se sentir inutiles parce que « tout tourne » sans elles. Une Église en bonne santé donnera sans doute cette impression. Et cela peut provoquer malheureusement une désaffection de ces personnes pour la vie de l’Église, pire, leur départ. Alors que la réalité n’est jamais vécue comme cela par les personnes qui « font tourner » la communauté. Elles aimeraient, au contraire, que d’autres viennent les aider (à moins qu’elles soient décrites dans le premier paragraphe !). Quelle porte d’entrée existe-t-il pour ces personnes qui souhaiteraient aider mais ne voient pas comment ?
Une autre difficulté encore : quelqu’un peut ne pas se sentir à la hauteur, se considérer comme incapable à côté des grandes pointures de l’Église, qui sont si efficaces. Et le résultat s’imagine facilement : cette personne, non seulement ne fait rien de particulier dans l’Église, mais elle se sent inutile.
Une fable de La Fontaine nous instruira : celle du « lion s’en allant en guerre ». Ses conseillers lui disent d’écarter les animaux inutiles, comme l’âne lourdaud ou le lièvre craintif. Mais il n’en fait rien : l’âne lui servira de trompette et le lièvre de coursier. Moralité, « Le monarque prudent et sage / De ses moindres sujets sait tirer quelque usage, / Et connaît les divers talents. / Il n'est rien d'inutile aux personnes de sens ».
Pour éviter les pièges que nous venons de mentionner – courants nous semble-t-il – il est tout d’abord indispensable de définir des tâches précises, de les circonscrire. Un exemple extérieur à l’Église peut étayer ce propos. Une association sociale dont l’Église est partenaire a eu besoin de bénévoles pour servir des repas chauds (déjà prêts) à midi du lundi au vendredi. Réunir la bonne dizaine de bénévoles s’est fait facilement, parce que la tâche était décrite précisément. Auparavant, dans cette association, il n’y avait que très peu de bénévoles, parce qu’on ne définissait pas les actions sur lesquelles les bénévoles s’engageraient. Depuis, le phénomène se poursuit. La leçon à tirer est simple pour l’Église : placer en face des bonnes volontés des actions définies, délimitées, qui permettront de s’engager précisément. Tout le monde n’a pas une vision très claire de ce qu’il est nécessaire de faire dans une Église, et de proposer ainsi des actions précises peut aider des personnes à s’engager.
L’avantage de ces propositions précises est aussi que l’on peut donner un ordre de grandeur du temps nécessaire pour l’accomplir. Et même, une personne peut proposer de donner tant d’heures par semaine pour l’Église, et se voir confier une tâche qui corresponde à sa disponibilité. Cela donne aussi une sécurité : on n’aura pas « toujours plus » à faire, on ne va pas se faire happer jusqu’à l’épaule alors qu’on n’avait mis que la main. Par exemple, la secrétaire de l’Église, bénévole, a commencé par proposer de faire du bénévolat dans l’Église. Nous lui avons répondu que nous avions besoin de secrétariat. Elle a acquiescé et a défini trois demi-journées par semaine. Mais le travail de secrétariat demande plus de temps. Alors, au lieu de charger cette personne, et pour respecter son engagement, nous avons sollicité d’autres secrétaires, et l’équipe est actuellement opérationnelle... et satisfaite !
Qui plus est, définir les tâches de chacun doit être fait de manière consensuelle. Il ne s’agit pas que le pasteur se prenne pour un chef d’entreprise et définisse depuis son bureau les fonctions de chacun. Tout ceci prend du temps, le temps du dialogue, de la compréhension mutuelle, de la consultation, de la réflexion. Dans notre Église, la mise au point des textes décrivant les divers engagements bénévoles a pris une dizaine d’années ! De nouveaux chantiers sont toujours à commencer. Au départ, il faut dire que l’idée était plutôt « que ta main droite ne sache pas ce que fait ta main gauche ». Nous avons tout d’abord intégré à la réflexion les personnes déjà actives dans tel domaine (présenté de manière constructive à des personnes sans arrière-pensée, c’est tout à fait efficace), redéfini avec elles les buts de l’action et les moyens à mettre en œuvre. Le collège pastoral a eu – et a encore – pour rôle d’assurer la complémentarité et l’homogénéité de ces différents domaines d’action. Nous avons ensemble rédigé des fiches décrivant tout cela, pour enfin les présenter à l’Église, avec les noms des personnes impliquées. Ces fiches sont fréquemment mises à jour et ne figent pas les actions ni les manières d’agir. La fonction de l’Église tout entière a été ensuite de reconnaître le mandat confié à ces personnes, d’en discuter et de prier pour elles.
Cette manière de faire évite le piège de l’auto-proclamation. Elle permet aussi aux personnes non impliquées de constater que les choses ne tournent pas toutes seules, qu’il y a des places précises à prendre. Elle permet encore à des personnes d’accomplir des tâches parfois très simples mais ô combien utiles et bien intégrées dans un ensemble. Elle permet enfin de varier les engagements, d’avoir les outils pour en discuter concrètement. Peut-être alors que le découragement se fera moins dangereux.
Cependant, il ne faut pas que cet esprit consensuel soit un carcan. Il est vital et facteur de progrès de se laisser surprendre, de faire place aux idées nouvelles, de donner la parole aux nouveaux qui ont un point de vue différent, et à tout moment de savoir se remettre en question. Savant équilibre, donc, entre le travail d’équipe et la progression. Mieux vaut avancer lentement et ensemble que vite pour certains et pas pour d’autres.

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Pasteurs de l'Église Baptiste de Mulhouse, (AEEBLF). Jean-Marc Bellefleur est aussi secrétaire de rédaction du Lien fraternel et Étienne Grosrenaud enseignant à l'Institut Biblique de Genève.

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