L’intérêt pour l’occultisme et ses conséquences

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L’auteur de ce chapitre a publié un ouvrage sur ce sujet, aussi concis qu’intéressant : Médiums, astrologues, guérisseurs… ce qu’ils ne vous disent pas (chez BLF)*, une source d’information précise pour ceux qui sont confrontés à ces problèmes et qui veulent en savoir davantage sur les enjeux spirituels.

L’intérêt pour l’occultisme et ses conséquences

Des contacts, même occasionnels, avec les guérisseurs, voyants et autres médiums peuvent avoir des répercussions, parfois sérieuses, dans certaines vies, notamment des difficultés et des troubles, le plus souvent d’ordre psychique. Mais également des problèmes spirituels, au niveau de la prière ou de la lecture de la Parole de Dieu, pour ne citer que ces exemples. Les curieux sont de plus en plus nombreux, aujourd’hui, à s’intéresser aux expériences paranormales et surnaturelles. Celles-ci ne sont toutefois pas si anodines qu’elles n’y paraissent.
La question des conséquences de ces pratiques est rarement abordée. Cela vaut la peine de connaître la face cachée de ce monde méconnu et secret, trop souvent banalisé.
Les phénomènes paranormaux rencontrent un vif succès dans la société française actuelle. Voici quelques chiffres :

  • Dix à douze millions de personnes consultent chaque année un voyant, un médium, un guérisseur ou un professionnel du paranormal ;
  • Un jeune sur deux (18-24 ans) croit à l’astrologie ;
  • Plus de la moitié des Français lisent ponctuellement leur horoscope ;
  • Le degré de croyance au paranormal est proportionnel au niveau d’études effectuées. Plus le niveau est élevé, plus la croyance au paranormal est fréquente ;
  • Chaque année 3,2 milliards d’euros – dont un pourcentage élevé non déclaré au fisc ! – sont dépensés chez les astrologues et autres extralucides, selon un article paru dans Le Monde(1).


Au pays de Descartes, un tel engouement surprend. Comment expliquer, cependant, que nous voulions voir et toucher avant de croire, comme l’apôtre Thomas ? Voici quelques éléments de réponse :

  • Le monde réel n’est pas sécurisant ;
  • Le matérialisme et la technologie ont leurs limites ;
  • L’homme, y compris l’homme moderne ou postmoderne, est crédule ;
  • Toute opinion en vaut une autre ;
  • L’inexplicable fascine.


L’occultisme dans tous ses états


Les différentes pratiques liées aux phénomènes paranormaux et au monde surnaturel appartiennent à la grande famille de l’occultisme. Qu’est-ce que l’occultisme ? Le terme vient du latin occultus, qui veut dire caché, secret. Le mot apparaît au 19ème siècle comme un terme technique pour désigner des pratiques liées à des croyances anciennes et qui font appel à d’antiques savoirs cachés. Si le terme est assez récent, il renvoie à une réalité très ancienne. Selon le dictionnaire, l’occultisme « croit à l’existence de réalités suprasensibles qui seraient perceptibles par les méthodes occultes et les pratiques qui s’y rattachent »(2).
Deux grandes familles se partagent l’appellation « occulte ». La première peut être qualifiée « d’occultisme lourd », dans le sens de noir, de glauque. C’est le cas, entre autres, de la sorcellerie et autres magies visant à nuire, casser, éliminer, détruire. À côté de cela, existe un occultisme plus courant, voire banalisé. C’est l’occultisme du peuple. Il se propose d’aider, de secourir, de guérir, d’apaiser, de redonner confiance. Cette catégorie renferme des centaines de pratiques. Les plus connues ? L’astrologie, l’horoscope, la guérison, le contact avec les esprits, les médecines magiques, etc. Dans l’esprit du grand public, ces pratiques n’ont rien à voir avec l’occultisme. Elles n’ont pas de connotations dangereuses puisqu’il s’agit de « faire du bien », d’aider, de soulager, de guérir. Pourtant, en les examinant de plus près, elles entrent exactement dans la définition de l’occultisme proposée ci-dessus.

Selon l’article publié dans Le Monde, que nous venons de citer, il y aurait plus de 50.000 extralucides en France(1). Leurs pratiques relèvent de l’astrologie, de la voyance, et d’autres formes de divination.

Elles ont pour objectif de connaître ce qui est caché, en particulier l’avenir.
Autres portes d’entrées pour l’occultisme dans l’Hexagone :

  • Les magies, sorcelleries, mancies, toutes les formes de spiritisme ;
  • La lévitation, la maîtrise de soi par le yoga ;
  • Toutes les copies trompeuses des fruits et des dons de l’Esprit ;
  • Les cérémonies d’initiation dans les sociétés plus ou moins secrètes ;
  • Les religions, les spiritualités qui nient la grâce venue de la croix et remplacent l’action de l’Esprit-Saint par des esprits religieux ;
  • Certaines médecines parallèles…


Un personnage clé, dans toutes les formes d’occultisme, est l’intermédiaire, la personne qui a un « don », une capacité paranormale. C’est lui qui sert de passerelle entre le monde visible et l’invisible. Les intermédiaires sont multiples : voyants, astrologues, médiums, devins, marabouts, etc.

Bon nombre d’entre eux sont des charlatans. En général, ce sont de fins observateurs du comportement humain, ce qui leur permet d’y voir plus clair là où d’autres ont des doutes. Par exemple, un test a été effectué à l’université de Nice en 2000 pour examiner de plus près les prédictions d’une astrologue bien connue et très controversée, Élisabeth Teissier. Elle affirme régulièrement que son niveau de réussite atteint 80 voire 90%. Vingt-deux de ses prévisions pour l’an 2000 ont été comparées à vingt-deux prévisions d’un sceptique et à vingt-deux prévisions d’un ordinateur. Pour atteindre son niveau de 80%, l’astrologue devrait arriver à seize réussites. Résultats du test : ordinateur, huit réussites ; sceptique, sept réussites et Madame Teissier, sept réussites. Conclusion : absence totale de don particulier chez l’astrologue.

Lors d’une émission télévisée consacrée au sujet, Didier Bourdon affirmait : « en voyance, plus on invente, plus on s’approche de la vérité… Prédisez, il en restera toujours quelque chose de juste. Personne ne peut se tromper indéfiniment »(3).
N’empêche que l’intérêt pour la voyance est impressionnant. Selon les sondages, 90% des personnes connaissent leur signe astrologique et 50% y croient.

Astrologie et horoscope


Étymologiquement, l’astrologie n’est qu’un discours sur les astres. Elle s’intéresse principalement au soleil et aux planètes du système solaire.
Il existe deux types d’astrologies. L’une est qualifiée de savante. Elle utilise un langage compliqué, truffé de signes, de schémas, de dessins, de calculs en tous genres. L’autre est l’astrologie populaire. Elle se décline en particulier via l’horoscope. Son objectif est de révéler le secret.
Mais qu’est-ce que le secret, au juste ? Si l’horoscope fonctionne en partie, c’est grâce à ce qu’on appelle « l’effet puits ». Plus un discours est profond – dans le sens de « creux, vague, général » – et plus les auditeurs vont pouvoir se reconnaître.
L’effet puits, aussi appelé effet « Barnum » ou « Forer », offre une succession de phrases creuses qui peuvent être acceptées comme foncièrement vraies par chacun car la personne concernée y ajoutera elle-même les circonstances qui, seules, en font des phrases ayant un sens(4).
L’horoscope utilise des phrases vagues et générales. Voici quelques-unes des descriptions faites :

« Vous avez besoin que les autres personnes vous aiment et vous admirent mais vous êtes tout de même apte à être critique envers vous-même ».
« Bien que vous ayez quelques faiblesses de caractère, vous êtes généralement capable de les compenser ».
« Vous possédez de considérables capacités non employées que vous n’avez pas utilisées à votre avantage ».
« Quelques-unes de vos aspirations ont tendance à être irréalistes ».
« Discipliné et faisant preuve de self-control extérieurement, vous avez tendance à être soucieux et incertain au-dedans. Quelquefois vous avez même de sérieux doutes quant à savoir si vous avez pris la bonne décision ».
« Parfois vous êtes extraverti et sociable alors que d’autre fois vous êtes introverti, prudent et réservé ».

Le psychothérapeute Gérard Morel remarque, à juste titre : « Nous pensons lire notre horoscope avec objectivité : en réalité, nous l’interprétons, en y plaquant les situations que nous sommes en train de vivre, que nous désirons ou que nous craignons de vivre »(5). Jugez-en plutôt vous-même. Voici quelques prédictions tirées de journaux et revues : « Même si vous ne parvenez pas encore à accomplir vos aspirations cette année, vous serez dans la bonne direction. Faites preuve de patience et de ténacité, car d’ici deux ans environ, il se passera de grandes choses dans vos activités. Bref, dans les deux années à venir vous récolterez les fruits de vos efforts ».

Néanmoins, si certains voyants n’ont aucun pouvoir, d’autres possèdent d’authentiques dons de voyance. Michel Berette, un ancien voyant, relate qu’il était capable de donner des détails sur le métier d’une personne, sur ses activités de manière très précise : « J’annonçais des choses que je n’aurais pas dû savoir et que les intéressés étaient seuls à connaître. Et j’éprouvais un malin plaisir à le faire. J’étais vraiment très orgueilleux. Comment ne pas l’être quand on a entre les mains une telle puissance ? »
Les vrais dons de voyance existent. Rien ne sert de le nier. De rationaliser. Nous ne sommes plus dans l’esbroufe dont j’ai donné quelques exemples ci-dessus. Nous sommes dans une autre catégorie : une catégorie spirituelle dont les protagonistes, le plus souvent, ne connaissent pas les règles. Rien ne sert non plus d’amplifier le don de ces personnes. Encore moins de tomber en admiration. Comparées à la puissance de Dieu, ces révélations, mêmes les plus sensationnelles, sont peu de chose.
L’engouement pour la voyance répond au désir de l’homme d’être rassuré sur son avenir.

Le pouvoir des guérisseurs


Passons à une deuxième catégorie de pratique paranormale : les guérisseurs. Les chiffres sont là. Il y aurait en France 10.000 guérisseurs, magnétiseurs, rebouteux et autres leveurs de maux(6). Leur développement est à relier avec le succès croissant des médecines parallèles depuis 30 ans. En Suisse, les guérisseurs font l’objet d’un véritable engouement.
Qui sont-ils ? Il existe deux grands types de guérisseurs :

  • Des personnes faisant profession de guérir sans avoir la qualité officielle de médecin et par des moyens non reconnus par la médecine (définition du Larousse).
  • Des guérisseurs, des faiseurs de secrets, des toucheurs, des magnétiseurs, des grands maîtres guérisseurs, des leveurs de maux et des rebouteux. Quant à ces derniers, il ne faut pas confondre le rebouteux traditionnel et le rebouteux magnétiseur.


Tous les guérisseurs se divisent en deux grandes catégories : les professionnels et les non professionnels.
Plusieurs moyens sont utilisés : le magnétisme, le reboutement, la radiesthésie, l’imposition des mains et autres techniques.

L’un des moyens les plus utilisés par bien des guérisseurs est le secret. Quelle pratique utilise souvent un barreur ou coupeur de feu, un toucheur ? Une incantation, une sorte de prière, dite à voix basse.
Il utilise ce secret pour guérir eczémas, brûlures, verrues, entorses, problèmes de peau, lumbagos, problèmes de dos ou alors pour stopper des hémorragies et des maux.
Ce don et ce secret se transmettent. Le moyen le plus fréquent de transmission du don est l’héritage familial.

Par quelle puissance les guérisseurs guérissent-ils ? La plupart sont sincères, certains ont de la compassion, ils souhaitent aider, en disant « je ne fais que du bien ». Beaucoup d’entre eux pensent que leur don vient d’en haut, du bon Dieu. Mais quand on regarde de plus près le mode d’emploi, les origines et les effets, force est de constater que la réalité est tout autre.

En 2005, la chaîne de télévision TF1 a fait un reportage sur une coupeuse de feu dans le sud-est de la France qui s’apprêtait à transmettre à un homme ce pouvoir de guérison. Dans cette région-là et en Suisse, ce don s’appelle le secret. Ce nom vient en partie de son moyen de transmission : il ne peut être transmis qu’une fois par an, aux douze coups de minuit, la nuit de Noël. À l’heure prévue, les deux personnes se sont isolées dans une pièce à part où l’homme devait prononcer un serment secret que seuls lui et la femme devaient entendre. Quelques mois plus tard, aux mêmes journalistes, cet homme a dit avoir déjà guéri quelques brûlures.
Maintenant, avec une telle transmission, pouvons-nous dire que la source du don vient de Dieu ? Voici la réponse du pasteur Richard Morris, suite à cet exemple :
« Moi, je vous dis jamais ! Qu’est-ce qui me permet d’être si catégorique ? Je pourrais répondre : par mes propres expériences. Mais la base la plus solide sur laquelle je bâtis mes convictions concernant ces dons, c’est la Bible. Le livre du Deutéronome contient des commandements et des préceptes que Dieu a donnés au peuple d’Israël. Parmi son peuple il ne devait se trouver personne qui « se livre à la magie, qui cherche des présages, qui pratique la divination ou la sorcellerie, qui jette des sorts, qui interroge les spirites ou les médiums, qui consulte les morts » (18.10-11). Ces textes révèlent l’opposition divine aux dons de voyance, de spiritisme, de sorcellerie et de divination. Sont compris dans cette liste d’interdits tous les dons qui se servent d’un objet pour trouver des objets cachés ou des gens perdus – baguette, pendule, photographies, etc. – car, en fait, de telles pratiques relèvent de la divination. Et une définition très simple de la divination, c’est la recherche de ce qui est caché ou inconnu.
Si Dieu interdit toutes ces activités, c’est d’abord parce qu’il n’en est pas la source. Mais aussi parce que ces activités et dons peuvent avoir des effets négatifs sur notre corps, sur notre esprit et surtout sur notre relation avec lui. C’est pourquoi son rejet de ces pratiques continue jusqu’à nos jours »(7).

L’intérêt pour les guérisseurs correspond au besoin de soulagement de la souffrance humaine.
Parfois, les guérisseurs justifient leurs pratiques en s’appuyant sur les dons de guérison que le Christ a donnés à son Église. Mais ce point de vue ne tient pas la route. Les pratiques des guérisseurs sont tout à fait différentes de celles du Christ et de ses témoins.

Voici quelques questions test :
Où est-il question d’un fluide dans la Bible ?
Pourquoi un tel syncrétisme comme on le voit chez les guérisseurs ?
Pourquoi des prières étranges et secrètes ?
Comment se fait-il que certains maux reviennent ou soient déplacés ?
Pourquoi le guérisseur prend-il le mal du patient sur lui ? Ceci n’est mentionné nulle part dans la Bible.

Spiritisme


Une autre forme d’occultisme qui se répand est le spiritisme. Après une conférence, une femme m’a posé la question suivante :
« Mon mari est décédé il y a six ans. Sa disparition étant trop douloureuse, j’ai cherché à entrer en contact avec lui au moyen du spiritisme. Ça marche. Quel est votre avis ? »
Voici ma réponse :
« Je comprends votre tristesse. Je comprends aussi le vide que cela représente de vous retrouver seule après tant d’années de vie commune. Mais je suis obligé de vous dire que ce n’est pas à votre mari que vous parlez. Au mieux, vous vous imaginez parler à quelqu’un et rien ne se passe au niveau spirituel : cela provient de votre imagination. Au pire, et cela est plus fréquent qu’on ne le pense, vous parlez à un démon. Les médiums et spirites sont complètement aveuglés sur ce qui se passe. Comme vous, ils ont l’impression de parler avec votre mari. Eux, comme vous, sont manipulés par ces esprits. Quelqu’un se moque de vous. Ce n’est pas Dieu. Mais bel et bien des esprits, aussi appelés démons.
Ce n’est pas de gaieté de cœur que je vous dis cela. C’est la triste réalité. La Bible ne peut être plus limpide. Selon Dieu, le contact avec les morts est impossible à l’homme ; il y a un gouffre entre le monde des vivants et celui des morts. La communication est impossible car ce monde est sous la juridiction de Jésus. « Mais, me direz-vous, je ne comprends plus ! Que se passe-t-il, à qui je parle ? » À qui d’autre sinon à un démon ! Déjà Tertullien, qui vivait au 2ème siècle de notre ère, affirmait que « lorsqu’on interroge les défunts, ce sont des démons qui nous répondent ». Les démons existent depuis la nuit des temps. Ils ne sont pas soumis à la mort comme nous. Ils assistent donc à la vie quotidienne des humains. Ils connaissent nos vies, en particulier la vie de ceux qui ont été pris par le filet du spiritisme ou d’autres pratiques occultes. Ils n’ont donc aucun mal à imiter une voix, à ressortir les expressions préférées du défunt ou à révéler certains détails sur la personne. Le tout, bien sûr, copieusement assaisonné de mensonges.
Pratiquer le spiritisme équivaut donc à discuter avec des démons. À ce jeu, l’homme perd toujours. Les conséquences sont dramatiques. Vous êtes en danger. »

Médecines parallèles


Souvent, les gens me demandent quelle devrait être notre position par rapport aux médecines parallèles, par exemple l’acupuncture, l’homéopathie, l’iridologie, etc.
Je ne suis pas médecin. Par conséquent, je ne m’aventurerai pas très loin dans ce domaine. En tant que pasteur confronté à certaines pratiques, j’ai un avis sur le sujet. Avis qui a été éclairé par quelques spécialistes.
Quelques remarques : il convient de ne pas diaboliser, ni de rejeter de prime abord d’autres manières de soigner sous prétexte qu’elles ne sont pas officielles, scientifiquement prouvées ou qu’elles sont nouvelles. Mais face à l’essor de ces médecines, il convient aussi de ne pas se « jeter » dessus les yeux fermés.

Un discernement (venant de Dieu et de sa Parole, et non de nos bons sentiments ou des on-dit !) est nécessaire dès lors que l’on touche aux médecines parallèles. Un certain nombre de pratiques ne comportent rien d’occulte. En revanche, certaines médecines peuvent faire appel à des dons de médiumnité, de clairvoyance, à l’écriture automatique, au magnétisme, au pendule ou à bien d’autres choses. Comme pour les guérisseurs, je ne nie pas les résultats et le bien-être retiré. Je dis simplement que l’énergie, la puissance qui permet d’obtenir ces résultats est pourrie. Je m’insurge aussi contre ces thérapeutes qui utilisent des techniques occultes. Leur seul but est d’accroître leur clientèle, de gagner plus au détriment de la santé. Le danger est réel. D’un point de vue spirituel, une énergie neutre n’existe pas. Soit elle est de Dieu et dans ce cas elle doit obéir aux principes bibliques, soit elle est occulte.
L’engouement pour ces médecines provient en partie du fait que les thérapeutes prennent en considération l’homme dans sa globalité : corps, âme et esprit. Cette approche est intéressante. Il convient de veiller à certains aspects. Prendre l’homme dans sa globalité, sans mettre le Dieu de la Bible au centre, comporte des dangers. En effet, Dieu seul est à même de nous éclairer sur la globalité de notre être – corps, âme et esprit. En sous-estimant certains principes bibliques spirituels, le thérapeute risque tôt ou tard d’être en contact avec des philosophies antichrétiennes, avec des esprits, des puissances qui peuvent causer des dégâts psychologiques, émotionnels, spirituels et physiques sur sa personne et sur celle du patient. Une fois encore, croire en une énergie universelle neutre, bienfaisante est un leurre. Une erreur.

Avant toute thérapie parallèle, il m’apparaît judicieux de se renseigner sur la médecine proposée. D’où vient-elle ? Quels sont ses fondements philosophiques ? Dérive-t-elle d’une croyance, d’une religion ? Si oui, laquelle ? La thérapie proposée est-elle compatible avec l’Évangile ? Le médecin ou thérapeute a-t-il été formé ? Si oui, où ? Que croit-il ? A-t-il des dons surnaturels ? Prenez le temps de discuter avec lui, parlez-lui de vos convictions, de votre foi en Jésus, si toutefois vous en avez une. Si vous avez un doute, si les choses sont troubles, s’il est question de dons, de pouvoirs magiques, laissez tomber ! Adoptez le principe de précaution : abstenez-vous ! Vous avez, au mieux, affaire à un charlatan, au pire à un individu qui possède des dons et qui peut, par conséquent, vous infecter spirituellement.

Conséquences possibles


Pour conclure ce chapitre, je veux souligner que les pratiques occultes peuvent avoir des conséquences spirituelles plus ou moins graves.
Toutes les fois où l’on accorde sa confiance à un voyant, guérisseur, médium ou autre extralucide, on ouvre une porte au monde spirituel occulte. Un monde que l’on ne connaît pas et ne maîtrise pas. Par conséquent, les esprits et démons qui se cachent derrière ont un droit d’accès, via le voyant, le guérisseur ou le médium.
Chez une personne qui pratique, a pratiqué ou recherche les services de médiums, astrologues ou guérisseurs, on peut noter les troubles suivants :

  • Une dépendance du guérisseur-magnétiseur, du voyant ou du médium. Certains parlent de « véritables ravages accomplis par les magnétiseurs » ;
  • Une répulsion, un endurcissement à l’égard de Dieu, de la Bible et en particulier vis-à-vis du Nom de Jésus-Christ : des pensées blasphématoires ;
  • Troubles de la personnalité ;
  • Apparition de maladies ;
  • Cauchemars, crises d’angoisses, dépressions, oppressions ;
  • Contraintes irrésistibles ;
  • Violences ;
  • Idées de suicide, voire passages à l’acte ;
  • Perversions sexuelles ;


Ces troubles peuvent aussi être le fruit de causes médicales ou psychiatriques, bien entendu. Il convient d’être prudent et de discerner ce qui relève d’un problème occulte avéré. Si le cas ne relève pas d’une de ces pratiques, il sera bon d’aiguiller la personne vers un médecin, un psychiatre ou un psychologue.

D’autres conséquences possibles sont de l’ordre démoniaque :

  • Malédictions sur la famille sur plusieurs générations. Dans les cas où les pratiques occultes ou magiques se sont transmises sur plusieurs générations, l’on va de difficultés en drames et en catastrophes ;
  • Attaques démoniaques ;
  • Possessions : c’est la forme la plus dure, la plus spectaculaire et la plus extrême.


Fort de son expérience pastorale dans ce domaine, le père Georges Morand souligne que « dans 90% des cas au moins, la réalité des attaques démoniaques est à mettre en relation avec des contacts plus ou moins suivis avec les pratiques de l’occultisme et de la sorcellerie »(8).

Délivré des démons par une simple prière


Dans tous les cas, la bonne nouvelle est que le Seigneur peut nous délivrer de toutes les séquelles possibles d’une implication active ou passive dans l’occultisme. C’est sur cette note positive que je veux terminer ce chapitre, en donnant un témoignage personnel :
« Un week-end, dans une église de l’est de la France, je suis invité comme orateur. Le samedi, avec deux responsables de la communauté, je visite une femme nouvellement convertie à la foi chrétienne. Elle demande à ce que je prie pour son fils, âgé d’une vingtaine d’années. Celui-ci vit reclus, tel un ermite, depuis près de trois ans, dans une pièce du sous-sol aménagée en chambre d’où il ne sort pratiquement jamais. Il n’a ni télévision ni ordinateur ni portable ni radio ni console de jeux. Il n’a aucun contact avec le monde extérieur. Sa mère lui apporte à manger et essaie de le faire sortir, de communiquer. Rien n’y fait. Devant ses accès de colère et de violence incontrôlés, sa mère se protège tant bien que mal, ne cherchant pas trop à savoir ce qui se passe dans cette pièce. Elle est persuadée que son fils est attaqué par des puissances spirituelles occultes. Par des démons.

Ce jour-là, le jeune homme ne sait pas que nous sommes présents. Nous sommes dans le salon au rez-de-chaussée. Nous prions pour la maman, et en particulier pour lui. Je prie, suppliant Jésus de se manifester et de libérer ce jeune homme des puissances qui l’asservissent. Puis nous partons. Quelques jours plus tard, je reçois un coup de téléphone de cette dame. Elle me raconte, émue, que suite à notre prière lors de notre passage, son fils est miraculeusement sorti de la cave. Il va bien. Il n’est plus violent et semble dans son état normal. À plusieurs reprises par la suite, je chercherai à le rencontrer. C’est seulement près de trois ans plus tard, lors d’un nouveau voyage dans la région, qu’il accepte de me rencontrer et de me relater son histoire.
Voilà ce qui s’est passé. Le jour où nous étions venus prier pour que Jésus le libère, soudainement, il a été projeté à terre par une force invisible. Il s’est mis à trembler de tout son corps. Il a senti une puissance destructrice monter en lui. Il bavait. Il ne comprenait rien à ce qui lui arrivait. Il se sentait très mal. Le combat a duré quelques minutes. Puis, brusquement, il a été libéré d’esprits mauvais qui sont sortis de son corps. Immédiatement, il s’est retrouvé dans son état normal. Quelques jours après, il est sorti de son cloisonnement. Ce jeune homme ne se rappelle pas les trois années vécues dans sa chambre. Mais, comme il l’explique lui-même, il se souvient de la date, du jour, de l’heure, de la météo et des détails de cette journée où Jésus est venu le libérer alors qu’il ne le connaissait pas. Aujourd’hui, il va bien et il est reconnaissant envers celui qui l’a délivré : Jésus. »

1. Martine Laronche, « Rubrique et vous », Le Monde du 3 juillet 2011.

2. Le nouveau petit Robert, Paris, 2004, s.v. « occultisme ».

3. On a tout essayé, France 2, émission du 1er décembre 2006.

4. Cf. Georges Charpak (prix Nobel de physique 1992) et Henri Broch, docteur ès sciences, Devenez sorciers, devenez savants, éd. Odile Jacob, 2003.

5. Cité par Isabelle Taubes, « Pourquoi nous aimons lire notre horoscope », sur le site Internet de Psychologies.

6. « Le pouvoir des guérisseurs », in Ça m’intéresse, n°263, janvier 2003.

7. Richard Morris, « Les dons viennent-ils du bon Dieu ? » in Cahiers de l’École Pastorale, n°85, 2012/3, p. 25.

8. Georges Morand, Faut-il encore exorciser aujourd’hui ? Fayard, 2000, p. 211.

*Emmanuel Maennlein, Médiums, astrologues, guérisseurs… ce qu’ils ne vous disent pas, Collection Nouveau Départ, Éditions BLF, 2011, 92 pages, 5,00 €.

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