Je n'étais donc pas né femme ou homosexuel

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Est-il possible de s'en sortir quand on se découvre une attirance homosexuelle et que l'on n'est pas en paix avec soi-même ? Nous avons interviewé Léo, quelqu'un qui sait de quoi il parle quand il répond oui. L'histoire d'un itinéraire personnel qui a débouché sur un livre-parcours et un programme d'aide aux personnes "non encore chrétiennes" confrontées à des difficultés affectives, émotionnelles, sexuelles, familiales, conjugales, professionnelles...

Je n'étais donc pas né femme ou homosexuel

Léo témoigne : "Ma mère avait déjà avorté cinq fois quand je suis né. J'étais destiné à l'avortement. Insécurité déjà dans le ventre de ma mère, angoisses profondes, inquiétudes... auxquelles s'ajoute un déficit hormonal en testostérone lequel, plus tard, a affecté certaines de mes caractéristiques masculines.

Durant plus de quarante ans, être heureux et fier d'être un homme m'a semblé complètement "hors-sujet" et totalement inaccessible. J'étais persuadé que Dieu m'avait créé femme et non pas homme.

Mais heureusement, après tant d'années de détresse, de désorientation et de confusion, j'ai laissé Dieu revisiter, éclairer et réorienter mon douloureux passé et mes repères faussés.

Au fil des mois et des années, Dieu est intervenu au-delà de ce que j'avais pu espérer. Couple, famille, profession, vie sociale et vie d'Église ont été transformés par Dieu, avec mon libre consentement et ma collaboration, pour aboutir à des changements durables et des nouveaux choix de vie. Je ne suis plus cet hyper-réactionnel que j'étais. Je suis devenu de plus en plus libre, et soucieux d'aider les personnes en difficulté relationnelle et/ou en recherche de sens".

Après avoir dirigé un foyer d'accueil pendant plus de vingt ans, Léo et son épouse font partie, depuis une dizaine d'années, d'une structure d'accueil non résidentiel pour chrétiens en difficulté relationnelle (et parfois sexuelle) nommée Torrents de Vie. Depuis trois ans, ils ont aussi créé un nouveau programme à destination de personnes "non encore chrétiennes", souhaitant faire la paix avec elles-mêmes, avec leurs proches et avec Dieu. Et ceci dans les trois dimensions de leur être : physique, psychique et spirituelle. Ce programme s'intitule Élargissons nos vies, et peut être utilisé dans n'importe quelle Église chrétienne.

Q : Dans quel contexte avez-vous évolué ? Quels étaient vos repères ?

Léo : Jusqu'à l'adolescence, mes repères ont été très confus et faussés. Mon père passait l'essentiel de son temps hors du foyer : dépendance à l'alcool, au jeu et à la séduction des femmes. Il avait peu de considération envers son épouse, y compris dans l'intimité. Il était distant avec ses enfants. Ma mère vivait cloîtrée à la maison avec un gouffre affectif, ce qui générait des comportements envahissants, parfois même abusifs avec ses trois garçons, pour lesquels elle s'investissait à l'excès, affectivement et émotionnellement. Deux d'entre eux sont devenus homosexuels. L'un décédera à l'âge de quarante ans d'un cancer de l'œsophage dû à sa dépendance à l'alcool. Un troisième jouera avec sa vie pour finalement la perdre à l'âge de vingt-cinq ans. Quant à ma sœur, elle est murée, aujourd'hui encore, dans un détachement émotionnel impressionnant.

Q : Quelles ont été les conséquences sur votre vie ?

Léo : Mes premières préférences homo-sensibles apparaissent dès l'âge de six ans. Je vis très tôt avec cette impression ancrée en moi d'être une fille, puis une femme, avec des goûts et des centres d'intérêt que je remarque chez une majorité d'entre elles. À l'adolescence, dégoûts et rejets apparaissent :

• envers les hommes "virils", mais à l'inverse une fascination-idolâtrie envers les jeunes hommes physiquement beaux, plutôt intravertis, mais aussi capables de me sécuriser et de me communiquer tendresse et affection.

• envers les femmes en général, surtout lorsqu'elles m'approchent : absence de désirs affectifs et sexuels, incapacité à les regarder sans détourner mon regard, crainte panique de l'intimité féminine, sentiment d'incapacité à être un époux, un père, et même simplement un homme.

• envers les aspects masculins de mon corps. Ils sont incontes-tablement ceux d'un homme malgré quelques aspects plus féminisés comme une quasi-absence de pilosité, une voix fluette et une gestuelle "pleine de grâce"...

Ayant atteint l'âge dit adulte, je passe d'un rejet total de mon affectivité et de ma sexualité à des comportements de convoitise-séduction-consommation homosexuelles débridées et une "goinfrerie" d'accaparements et d'approbations principalement centrés sur moi.

Je découvre alors "les délices ravageuses" des "jouissances flash" qui, loin de satisfaire mes besoins, vont m'entraîner de plus en plus dans une image dégradée de moi-même et des dépendances affectives, émotionnelles et sexuelles. Il me sera ensuite très difficile d’en sortir, surtout à cause du fait que, dans la communauté gay, on m’a régulièrement rabâché qu’il était impossible de sortir de l’homosexualité et qu’il valait mieux pour moi que je l’assume et que je ne me pose pas trop de questions sur mon libertinage-papillonnage homosexuel.   

Malgré ma vie sens dessus dessous et mes préférences et pratiques homosexuelles, Dieu me fait la grâce de rencontrer une femme formidable et fait émerger en moi un profond désir de partager ma vie avec elle et d’avoir des enfants.
Paradoxalement, je me sens totalement incapable de partager une intimité affective, émotionnelle et sexuelle pacifiée, à la mesure de ce qu’elle attend. Contre toute attente, elle accepte cette vie de couple pour le moins cabossée. Elle pense que son amour pourra me sortir de mes désorientations. Mais les années passent et peu de choses bougent.
Je suis alors des psychothérapies durant deux ans, mais sans effet profond et durable sur mon mal-être.

Q : Et votre relation à Dieu dans tout cela ?

Dès ma petite enfance, il y a pour moi une évidence, une certitude révélée que Dieu a tout créé. Mais face aux défaillances de mes parents, une pensée/prison s’incruste en moi : après avoir tout créé, Dieu a abandonné sa création à la liberté des êtres humains, qu’elle soit porteuse de vie comme de mort
Très tôt aussi, j’éprouve une fascination pour la vie de Jésus et pour toutes ses paroles hors du commun, mais plus comme le souvenir passé d’un Dieu « de passage » parmi les hommes, maintenant éloigné de nous. 
Jusqu’à l’âge de trente-trois ans, je n’ai aucune relation avec l’Esprit Saint, que je considérais alors comme une puissance bien réelle, mais également lointaine et impersonnelle, bien loin de ma vie désorientée et brisée. C’est cette manifestation de Dieu que j’ai rencontrée personnellement avant celle de Jésus un an après, et enfin celle de Dieu en tant que Père vingt ans plus tard, à l’âge de cinquante-trois ans. Pour dire les choses autrement, j’ai eu une attention dépersonnalisée focalisée sur Jésus, depuis l’âge de six ans jusqu’à trente-trois ans, puis une rencontre personnelle avec le Saint-Esprit et avec Jésus un an plus tard. Jusqu’à l’âge de cinquante trois ans, j’étais dans l’incapacité d’établir une vraie relation avec Dieu en tant que Père doté aussi de capacités « maternantes » sans défaillances. Je projetais en effet sur lui la plupart des faiblesses de mes parents humains, et avais donc un doute récurrent et profond sur sa capacité à être un Dieu tout-Amour et tout-Aimant.

Q : Comment en êtes-vous arrivé à voir émerger en vous votre identité, votre valeur profonde et votre destinée ?

Ces trois domaines se sont laissés découvrir au fur et à mesure que Dieu revisitait mon passé, apportait des éclairages nouveaux, des consolations, des pistes d’expérimentations vraiment novatrices et libératrices.
Il y a vingt ans, dans l’église catholique, j’ai découvert qu’une relation personnelle était possible avec l’Esprit Saint. Celui-ci m’a gratifié, sans que je lui en fasse la demande explicite, d’une guérison profonde d’un asthme chronique qui parasitait toutes mes nuits.
L’année suivante, au cours de ma première rencontre personnelle avec Jésus, celui-ci m’a permis d’expérimenter la puissance de son pardon. D’abord pour laisser Dieu me pardonner pour tout le mal que j’avais pu faire, ensuite pour demander pardon à mon père pour tout le mal que j’avais commis envers lui, quelque chose que je n’aurais jamais pu imaginer jusque-là. Enfin, j’ai pu pardonner à mes parents. Ensuite, sans que je demande quoi que ce soit, mes proches et moi-même avons vécu une suite de réconciliations et de transformations bienfaisantes.
Mon père est revenu vers ma mère après quarante ans de séparation affective, émotionnelle et sexuelle. Il s’est recentré sur sa vie de couple en renonçant à ses habitudes de pilier de bars, et surtout il a commencé à déployer une tendresse envers sa femme et ses deux enfants survivants que je n’avais jamais connue depuis ma naissance.
Il s’est pris de passion pour le jardinage et l’évènement le plus incroyable est qu’après avoir passé sa vie à rejeter Dieu, et même à s’en moquer, il a fait une rencontre personnelle avec son créateur il y a deux ans. C’était juste quelques heures avant sa mort, survenue par une rupture d’anévrisme de façon instantanée et sans aucun signe avant-coureur. J’y ai vu là une illustration vivante et édifiante des « ouvriers de la dernière heure ».
Il y a neuf ans, un prêtre qui m’accompagnait depuis plusieurs années, m’a fait connaître Torrents de Vie, un programme chrétien de restauration de la personne en trente soirées, d’inspiration évangélique. Je me suis alors ouvert à des éléments indispensables qui me faisaient défaut pour vivre des transformations et de libres réorientations encore plus profondes et durables.
Les causes principales, qui ont perturbé le processus de croissance et de pacification dans mon être et dans les relations avec mes proches, sont apparues plus clairement. Cela concerne surtout les modèles totalement faussés du masculin et du féminin qui ont provoqué chez moi beaucoup de confusion et ont gravé dans mon être des pensées et des sentiments nuisibles et obsédants. Ils ont aussi créé des désirs et des comportements désorientés jusqu’à provoquer des dépendances malsaines.
Ensuite, tout mon être a été comblé par une relation d’intimité bienfaisante avec mon Père divin, ce que je n’avais jamais vécu avec mon père terrestre trop souvent défaillant. Il m’a fallu toutefois attendre vingt ans après cette rencontre personnelle avec Jésus et l’Esprit-Souffle de Vie.
J’ai découvert que la passion de Jésus sur la croix, son agonie atroce et sa résurrection n’étaient pas des évènements appartenant seulement au passé mais qu’ils pouvaient être mis en relation avec ma vie brisée et désorientée. J’ai compris que Lui seul pouvait changer le mal en bien, d’une manière vraiment surprenante, et nous amener à reconsidérer nos choix de vie tout en y apportant de nombreux bienfaits.
J’ai pu aussi découvrir que ma volonté, alors proche du zéro absolu, pouvait se trouver régénérée et fortifiée par une simple portion de la volonté de mon Père divin.

Q : Avez-vous aujourd’hui un autre regard sur les hommes et les femmes ?

À un moment précis, il m’a été donné de pouvoir regarder toutes les femmes sans détourner les yeux, sans sentir l’ombre d’une menace sur moi à leur approche. Ainsi, j’ai pu être en relation avec elles, en jouissant d’une paix profonde que je n’avais jamais connue auparavant y compris avec celles qui me rappellent les défaillances de ma mère qui m’ont le plus fait souffrir.
J’ai commencé à éprouver du bien-être dans l’intimité affective, émotionnelle et sexuelle avec ma femme, et même à rechercher et initier ces moments alors que je les redoutais auparavant et que je les vivais jusque-là par devoir, avec « des semelles de plomb » et pressé d’en finir.
Il m’a été aussi donné de regarder et de considérer différemment les jeunes hommes que je voyais autrefois comme des « demi-dieux », qui me fascinaient et que j’idolâtrais.
Quant aux hommes en position d’autorité qui peuvent encore me rappeler les aspects les plus douloureux de mon père, je ne suis plus en constante rébellion ou même en réaction permanente contre eux. Peu m’importe aujourd’hui que leur autorité m’apparaisse plutôt de bonne qualité ou non. Ne recherchant plus ni approbations ni affrontements, je peux affirmer face à eux ce que je porte de différent de façon pacifiée.
J’apprends à la fois à ne pas me laisser dévaloriser ni à me survaloriser.
Et surtout, je me suis dégagé peu à peu des pensées et des sentiments qui m’emprisonnaient et qui me conduisaient à rechercher « des jouissances flash » avec certains jeunes hommes. Je goûte maintenant, avec un bonheur durable, à des amitiés profondes dans lesquelles je n’ai plus besoin de rechercher de l’érotisation pour qu’elles me satisfassent pleinement. Cela fait dix ans que cela dure.

Q : Et aujourd’hui, comment vivez-vous ?

Je suis devenu un homme bien dans sa peau, si heureux d’être, grâce à Dieu, un père, un fils, un collègue de travail et un époux apprécié. D’un être totalement séparé de certains hommes et idolâtre de certains autres; coupé des femmes et du réel, dominé par ses angoisses, ses inquiétudes, ses craintes et fuyant les relations, Dieu a fait émerger en moi des qualités de communication et de relation qui sont perçues par tous comme hors du commun. Dans la foulée, il m’a équipé pour que je devienne un expert international en haute technologie apprécié et reconnu de tous les clients.
Je suis vraiment heureux d’être en paix avec Dieu, avec moi-même, avec ma femme, mes parents et mes enfants, et aussi avec ceux et celles que je rencontre.
Et je me surprends régulièrement à savourer cette liberté intérieure et cette paix retrouvée, ce « paradis perdu ish-isha »  dont je m’étais si souvent et si profondément éloigné.
Je rends grâce à Dieu seul pour ce chemin de reconquête de la vie. Par divers moyens et divers intermédiaires, il m’a fait comprendre au travers des circonstances que mon homosexualité, que je croyais installée dès ma naissance, n’était en fait qu’une hétérosexualité désorientée. Je lui exprime toute ma reconnaissance et ma louange.

Q : Parlons maintenant de votre programme Élargissons nos vies

À la différence de Torrents de Vie, ce programme s’adresse aux non-chrétiens. Le seul but visé est de susciter très progressivement une passion pour Dieu, avec un ardent désir « de faire sa vie » et d’apprécier les temps de « cœur à cœur » avec Dieu le Père, son Fils Jésus et la personne du Saint-Esprit. Le livre-parcours et le programme permettent de prendre conscience que ces temps sont porteurs et générateurs de restauration pour nos vies mais aussi pour la vie en général.
Il s’agit, par exemple, de rendre évidents les besoins spirituels de quiconque cherche un sens à sa vie ou même à surmonter ses handicaps. Apprendre également comment neutraliser, avec la grâce de Dieu, la puissance de destruction ou de rétrécissement de nos vies, liée aux blessures du passé encore actives.
Nous voulons montrer par des témoignages/exposés comment les trois dimensions de notre être interagissent ensemble et comment les ressources de Dieu sont bien plus vastes et bien moins limitées que les nôtres. Comment elles peuvent donc ouvrir, élargir, libérer et renouveler des pans entiers de nos vies qui se trouvaient rétrécis, fermés, abîmés, dévastés parfois.

Q : En quoi consiste ce programme et le livre-parcours qui lui est associé ?

Ce livre-parcours comporte douze témoignages/exposés sur un sujet bien précis. On y développe les aspects relationnels interactifs les plus essentiels avec nous-mêmes, avec nos proches et avec Dieu.
Il n’aspire à rien d’autre qu’une pré-catéchèse à compléter ensuite dans les diverses Églises chrétiennes.
Le livre a été construit pour être préférentiellement utilisable en petits groupes dans n’importe quelle église, paroisse, communauté ou espace d’églises, par des petites équipes de chrétiens se sentant concernés à la fois par l’évangélisation des non-chrétiens et les blessures de l’être, appelés par Dieu et formés à cela (de façon simple, courte, démultipliée, économique et efficace).
Dans cette formule, les douze temps de témoignages/exposés sont suivis de groupes d’écoute/partage (et de courts temps de prière, seulement pour les personnes accueillies qui en expriment le besoin).
Fin 2013, le livre-parcours sera édité en version papier mais nous aurons aussi une version numérisée accessible à bas coût sur Internet. Elle permettra ainsi à des personnes isolées ou surchargées, ou disposant de peu de ressources, de suivre le parcours à leur rythme, avec de possibles accompagnements par téléphone.

Q : Quelles sont les contenus et méthodes utilisés ?

Tout d’abord, des thèmes présents dans les Parcours Alpha que nous traitons toutefois de manière plus synthétique, avec beaucoup de témoignages personnels et moins de généralités. Nous privilégions une implication plus grande par petits groupes de partage dont la durée est volontairement limitée. Deux référents sont là pour permettre aux personnes accueillies « d’avancer en eau profonde » au fur et à mesure que la confiance et l’ouverture s’installent. Nos référents sont, si possible, de dénominations chrétiennes différentes et mis ensemble pour plus de richesse et pour témoigner de l’unité possible dans l’Église du Christ et grâce à Lui malgré nos différences.
Deuxièmement, des thèmes présents dans divers programmes d’accompagnements psycho-spirituels, abordés différemment, mais dans un même cadre convivial, fraternel et confidentiel.
Enfin, une synthèse de divers retours d’expériences et de vécus collectés durant de nombreuses années, aussi bien par mon épouse et moi-même (foyer d’accueil pendant vingt ans et groupe local Torrents de Vie pendant dix ans), que par de nombreuses communautés chrétiennes ou espaces accueillant des personnes en difficultés relationnelles ou souffrant de handicaps divers, autant dans les Églises protestantes que catholiques.

Q : Quelques mots sur l’approche et la méthode ?

C’est une approche douce et très progressive de la dimension trinitaire de Dieu. Nous montrons  simplement les ressources que cette dimension peut procurer aux personnes qui veulent en expérimenter les bienfaits. Nous avons décidé d’éviter tout langage religieux et de n’introduire des paroles bibliques que très graduellement en ayant choisi des paroles qui nous sont apparues comme les plus accessibles à un grand nombre de personnes.
Il n’y a pas de moment prévu pour la louange, mais des temps d’intériorisation et de silence dans lesquels nous laissons Dieu approcher et visiter au plus profond d’elles-mêmes chacune de ses brebis sans berger.
Nous avons bien conscience de n’avoir rien inventé. Nous avons rassemblé les matériaux disponibles en les allégeant et en les présentant différemment, de façon attrayante, avec des mots, des exemples et surtout des témoignages simples, pour que cela soit recevable par tous.
Nos contenus veulent être des réponses élémentaires mais précises et adaptées aux besoins basiques de chacun(e), à une quête de sens, de pacification, de réconciliation, d’unité intérieure et extérieure.
 
Q : Qui dispense les témoignages/exposés et anime les groupes de partage ?

Nous recherchons des personnes bien enracinées dans leur Église et qui ont reçu un appel évident à l’évangélisation et à l’écoute des personnes en souffrance. Nous leur demandons uniquement de s’engager à respecter la charte du programme.
Celle-ci implique : confidentialité absolue, bienveillance envers toutes les Églises chrétiennes y compris la sienne, absence de prosélytisme d’Église, formation minimale à l’écoute des personnes en souffrance…

Q : En quoi votre programme est-il différent des autres ?

Je préfère plutôt dire ce que ce programme d’évangélisation et d’accompagnement n’est pas. Et je le dis en précisant au préalable que toutes les autres méthodes citées ci-dessous, ont prouvé leur efficacité, dans des façons de faire différentes des nôtres mais qui nous apparaissent complémentaires, et donc à garder et à développer !
Enfin, notre programme n’est pas universel ni adaptable à tout public et tout espace.
On peut donc considérer que ce programme est une méthode d’évangélisation qui n’est pas :
- de rue et/ou basée sur l’utilisation intensive de versets bibliques,
- généraliste et intellectuelle de type Parcours Alpha,
- individualisée et basée sur le simple témoignage de son mode de vie,
- tournée avant tout vers l’invitation à fréquenter un type d’Églises ou de lieux communautaires dans l’Église.

Q : Orientez-vous quand même les personnes en fin de parcours vers une Église ?

Les équipier(e)s s’engagent pendant toute la durée du programme à ne faire aucun prosélytisme pour l’Église dont ils font partie, et à ne pas manifester de spécificités propres à leur Église qui ne seraient pas recevables par les autres membres de l’équipe. Le témoignage d’unité malgré nos différences fait partie intégrante de notre pédagogie, et nous semble indispensable pour les non-chrétiens pour ne pas leur couper toute marche ou élan vers Dieu. 
Par contre, en fin de programme, nous invitons chaque participant(e) à se rapprocher de la dénomination qui les a mis en contact avec nous.
Cela nous semble être, à la fois une marque d’honnêteté et aussi de respect pour chaque Église représentée et pour chacun(e).
C’est aussi un encouragement pour toutes les Églises à nous envoyer des personnes, sans craindre de ne pas retrouver l’investissement qu’elles y ont mis.
Nous ne voulons jamais oublier que notre but est, qu’en accueillant ces personnes, celles-ci développent un ardent amour pour Dieu et une envie d’être en relation avec lui. Nous avons fait l’expérience que cela profite ensuite à chacune des Églises chrétiennes.  

Q : À qui s’adresse votre programme ?

Le public que nous accompagnons est en fait très varié. Nous y trouvons des personnes :
- sans culture chrétienne qui se sont déjà « laissées approcher par Dieu », sans toutefois le connaître vraiment.
- en recherche de « sens à la vie et de vérité », prêtes à s’ouvrir à la fois à une dimension de transcendance de l’être, mais aussi à une relation personnelle avec un Dieu en trois personnes, proche et familier.
- ayant déjà une culture chrétienne, mais vivant leur foi de façon individualisée.
- issues d'autres formes de religions ou de spiritualités, voire de sectes, mais qui se sont « déconnectées » de la foi et se retrouvent aussi comme les personnes évoquées en premier lieu.

Q : À qui ne s’adresse-t-il pas ?

- Aux chrétien(ne)s de longue date, enraciné(e)s dans leurs Églises (des programmes leurs sont destinés comme Torrents de Vie, Bethesda, ou d’autres).
- Aux athé(e)s allergiques ou opposé(e)s à toute forme de transcendance.
- Aux personnes déjà engagées dans une voie spirituelle excluant a priori l’ouverture au Dieu trinitaire.
- Aux personnes ayant une attitude anticléricale et/ou anti-spiritualité.

Q : Quel est votre retour d’expériences et quels sont vos projets ?

Nous avons commencé en 2011 une première phase pilote dans le Jura. Nous avons profité de cette expérience initiale pour tenter d’améliorer celles des prochaines années. À chaque fois, les retours sont au-delà de ce que nous espérions.
Fin août, nous avons effectué un Parcours sur six jours avec douze temps de rencontres en matinée et en soirée, le reste de la journée étant consacré à la détente et aux loisirs.
Pour 2014, nous avons en projet un Parcours sur douze soirées en Ile-de-France et en régions.
Un site Internet devrait également voir le jour fin 2013 juste après la sortie du livre-parcours en version papier et numérique.
Nous pourrons alors vraisemblablement démarrer des accompagnements par téléphone au fur et à mesure que nos équipes se constitueront en régions.

Note :
Pour obtenir des renseignements, connaître le contenu des formations, prendre contact, poser des questions pour constituer ou rejoindre une équipe, s’adresser par courriel à : envf@outlook.fr

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