Dixième et huitième commandements

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Tu ne convoiteras pas. Tu ne commettras pas de vol.

Dixième et huitième commandements

Par le dixième commandement, Dieu veut nous traquer dans ce qui est le plus profond en nous : le cœur. Luther a dit : « Tout se passe dans le cœur. » Voyez le jeune homme riche de l’Évangile ! Jésus vient le chercher dans ce qui lui tient le plus à cœur, car il ne regarde pas à l’apparence, mais au cœur. Le dixième commandement est situé au niveau du cœur.

Nous sommes là en plein réalisme, car la convoitise est l’un des péchés les plus cachés et cependant des plus réels qui soient. Ce que possède notre prochain exerce sur nous une fascination intérieure extrêmement puissante :

1) Nous sommes fascinés par ces biens en eux- mêmes.

2) Nous sommes sensibilisés par le fait qu’ils appartiennent au prochain.

Oui, la convoitise est un désir envieux qui est enfoui profondément en nous. On envie tout ce qu’a l’autre : parents, femme, amis, intelligence, santé, et même sa piété, les grâces que Dieu lui a accordées, ses vertus, son humilité, jusqu’à ses succès et ses joies au service du Seigneur.

Nous voyons donc que tout peut devenir objet de convoitise, aussi bien les choses spirituelles que les choses naturelles. La chair a ses convoitises et l’esprit les siennes.

Comment vaincre la convoitise ?

En cessant de nous placer en face de notre prochain et de contempler ce qui lui appartient, qu’il s’agisse de biens matériels ou de biens spirituels. Oui, il faut cesser de nous placer en face des autres pour nous tenir, avec l’aide du Saint-Esprit, en face de Christ seul. Devant lui, notre convoitise est brisée. Pourquoi ? Parce que tout ce qu’il a, il nous le donne. Jésus nous dit : « Tout ce que j’ai est à toi. » Avec lui, il n’y a rien à convoiter ; dans sa communion, la convoitise est morte. Devant Jésus, nous ne pouvons pas convoiter comme devant le prochain, nous ne pouvons que rendre grâce.

« En lui, nous avons tout pleinement ».

Le vol

Cela nous amène à comprendre la signification du vol, c’est-à-dire le sens du huitième commandement dont nous n’avons pas encore parlé.

Convoiter, nous l’avons dit, c’est désirer ce qui appartient à son prochain.

Voler, c’est passer de la pensée à l’acte, c’est prendre ce qui appartient au prochain.

Sur le plan spirituel, si nous n’avons rien à convoiter avec Jésus, nous n’avons non plus rien à lui voler. On ne peut pas voler le Seigneur en lui prenant quelque chose puisque tout ce qu’il a est à nous. De même que le vol n’existe pas légalement entre le mari et la femme qui ont tout mis en commun, il n’existe pas non plus entre Dieu et les siens.

Cependant, quand nous retenons pour nous-mêmes ce qui est dû au Seigneur au lieu de le lui donner, nous volons Dieu d’une façon détournée. Nous pouvons donc voler Dieu en gardant la dîme de nos biens, en dérobant du temps, des forces, des talents, des dons que nous devrions lui consacrer.

Pour observer le huitième commandement selon le Saint-Esprit, il ne nous est pas seulement demandé de ne rien prendre à autrui, il est question de savoir ce que nous retenons, ce que nous gardons pour nous, ce que nous dérobons à Dieu en le conservant à notre profit. Le Seigneur nous dit : « Tout ce que j’ai est à toi. » Pouvons-nous répondre à ce don total de son amour et lui dire à notre tour : « Me voici, Seigneur, je ne retiens rien, je ne te dérobe rien. Prends-moi tout entier, prends ma vie » ? Tels sont les grands principes de nos relations avec le Seigneur : « Il est à moi, je suis à lui » ; et encore : « Tout ce que j’ai est à toi et tout ce que tu as est à moi. »

 

Des bases précises

Dans la réalité concrète cependant, nous savons que les grands principes ne suffisent pas. C’est pourquoi le Seigneur nous donne des bases précises quant à ce qu’il attend de nous.

En ce qui concerne notre temps, nous l’avons vu, Dieu nous demande un jour sur sept.

Pour l’argent, Dieu nous fixe la dixième partie de nos ressources.

Dans nos lectures, il nous propose la méditation journalière de sa Parole.

Dans nos rendez-vous, il nous inscrit celui de la prière quotidienne en tête-à-tête avec lui, et celui de la prière au sein de la communauté.

En fait, le Saint-Esprit veut nous conduire et nous montrer ce que nous devons à Dieu et ne pouvons lui dérober, qu’il s’agisse :

- de nos paroles,

- de nos pensées,

- ou de nos actions ;

ou encore :

- de nos prières,

- de nos affections,

- ou de notre argent.

En tout et partout, le Saint-Esprit veut nous éclairer sur la part normale et très concrète qui revient à Dieu.

Pour aller plus loin : Colossiens 2.10.

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