L’épreuve du désert

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L’épreuve du désert

– Dieu va imposer au peuple une longue traversée du désert qui aura une intention spirituelle. Géographiquement, ils auraient très bien pu aller d’Égypte en Terre promise en quelques jours, même à pied. Cependant, il s’écoulera une génération avant l’entrée en Canaan, dans ce qui est grosso modo l’Israël actuel. Dieu imposera que tous ceux qui auront vécu en Égypte (à deux ou trois exceptions près) soient morts avant l’entrée en Terre promise.

– Même si les quarante ans ne sont pas une donnée uniquement symbolique, mais bien historique, l’idée que l’ancien doit mourir pour que le nouveau puisse advenir me paraît être une notion fondamentale qu’on retrouve dans nos vies. Vous savez, il y a des gens qui font constamment référence à ce qu’ils ont vécu auparavant, parfois avec cette nostalgie dont nous parlions au sujet des Hébreux : les poireaux et les oignons d’Égypte étaient tellement bons, et maintenant il faut qu’on mange de la manne (cette nourriture miraculeuse) dans le désert tous les jours ! Cette nostalgie de l’esclavage, d’une situation qui nous a tellement fait souffrir, qui était si douloureuse mais qui n’est pas totalement morte en nous, ne faut-il pas qu’elle soit évacuée afin que nous puissions entrer véritablement dans ce nouveau pays, dans cette nouvelle dimension de notre existence à laquelle Dieu nous appelle ? Nous faudra-t-il quarante ans pour comprendre ?

On s’aperçoit que Moïse est quelqu’un de modeste, qui ne recherche ni le pouvoir, ni les honneurs. Il intercède constamment et de manière très touchante pour le peuple en disant : Seigneur prends pitié, ne les punis pas trop, ils sont peut-être un peu bêtes et irrespectueux, mais fais-leur miséricorde.

– Ça rejoint ce que nous disions auparavant : Moïse n’est pas un homme d’État, ni un révolutionnaire. Ce n’est pas sa révolution, ce n’est pas sa libération, mais la libération de son peuple. Jamais, je crois, Moïse n’a rêvé de faire sortir ce peuple d’Égypte, de lui donner une loi, de transformer un ramassis d’esclaves en une nation puissante et victorieuse qui conquerrait un royaume. Moïse n’a eu d’autre préoccupation que de prendre soin de son peuple tout au long de cette longue pérégrination dans le désert. La libération, la création d’une nation, le projet politique et religieux, en un mot le projet de vie, c’est le fait de Dieu.

Avis aux chefs d’État pour qu’ils s’occupent du peuple plutôt que de leur carrière !

– Dans la terminologie ancienne, le roi, c’est le père de la nation.

Oui, dans Michel Strogoff, le roman de Jules Verne, le tsar est appelé « le père », et plus tard, Staline sera qualifié de « petit père des peuples ».

– Oui, malheureusement, on l’a dit aussi de Staline. Mais si nos hommes d’État pouvaient réellement diriger leur pays avec le cœur d’un père et se préoccuper de son sort bien au-delà de la dimension économique, ce serait certainement beaucoup mieux.

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