Pourquoi lire la Bible ?

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Quelles raisons poussent des millions de gens à lire avec passion un livre de l’Antiquité comme la Bible ?

Pourquoi lire la Bible ?

Au détour d'un rocher, au fond de l'Atlantique, un poisson rencontre un ami...
– « Salut Pierrot ! Comment vas-tu ? »
– « Fort bien, mon cher Paul, et toi ? »
– « Je vais bien, merci. Je viens de lire un livre fascinant ».
– « Ah oui ? Quel livre ? »
– « Le titre c'est 'La Mer', et c'est le livre le plus fascinant que j'aie jamais lu. L'auteur parle de beauté, de vagues, de soleil couchant sur une vaste étendue, d'une diversité de créatures extraordinaires, de tant de choses merveilleuses. Vraiment, ça m'a passionné ».
– « En effet, ça donne envie ».
– « J'aimerais tant y aller, mais je ne sais pas où ça se trouve, ni comment y parvenir ».
– « Eh bien ! si un jour, tu trouves, dis-moi, et on pourrait y aller ensemble… ça nous ferait de belles vacances... »

Un illustre inconnu... pourtant bien présent autour de nous

La Bible, c'est un « illustre inconnu » en France : omniprésent, et pourtant méconnu, voire inconnu à la plupart des Français. Selon un sondage récent, 80 pour cent des Français ne lisent pas du tout la Bible. C’est un des chiffres les plus élevés dans le monde entier (en excluant les pays où posséder une Bible est un crime, telles l'Arabie Saoudite ou la Corée du Nord). Et pourtant, la Bible est partout dans notre culture... Quel domaine culturel n'a pas été profondément influencé par les idées et concepts bibliques ? Les arts plastiques (Rembrandt, Chagall, Rodin), l'architecture (romane, gothique, ou de la Renaissance), la musique (Bach, Haendel), la philosophie (Pascal, Descartes), ou même la littérature (Bossuet, Hugo) portent des traces de la Bible, parfois bien plus. On ne peut pas pleinement comprendre ces nombreux éléments déterminants de notre culture sans connaître la Bible.

Prenons des exemples tout simples. Quand Sartre, loin d'être un auteur « chrétien », écrit, dans Huis clos, que « L'enfer, c'est les Autres », il fait appel à une idée biblique (l’Enfer). Quand quelqu'un dit : « À chaque jour suffit sa peine » ou « Rendez à César ce qui est à César », il cite la Bible, et plus précisément Jésus-Christ. Naviguer dans la culture européenne en ignorant la Bible, c'est vivre comme un poisson qui ignore ce qu’est la mer ! Sans forcément en être conscient, nous nageons dans une mer biblique. Une première raison de lire la Bible est donc de se donner les moyens de comprendre notre culture et notre histoire, de se donner des repères pour se retrouver dans notre paysage actuel.

Voici une anecdote qui démontre le côté « illustre inconnu » de la Bible : savez-vous qu’elle n'apparaît jamais dans les statistiques de meilleures ventes de livres ? Parce qu'il n'y en a pas beaucoup d’exemplaires qui sont vendus ? Non ! Parce qu'elle serait toujours dans les premiers ! Elle est exclue d'office des chiffres de vente. Bon an mal an, c'est de loin le livre le plus vendu dans le monde, et cela depuis l’invention de l’imprimerie. Marc Lévy, Dan Brown, Stieg Larsson et d'autres vendent des centaines de milliers de livres en France – leurs noms sont bien connus. Pourtant, la Bible est tout autant vendue (et ce, depuis des siècles alors que les « grands succès de librairie » ne durent que quelques années, au plus). Ce succès n’est guère rendu public. Des dizaines de milliers de Bibles sont acquises chaque année en France, mais, chut, ne le dites à personne...

Un livre à vivre

Il y a cependant, d'autres raisons d’ouvrir ce livre. La Bible parle de choses infiniment grandes : Dieu, son royaume, l'éternité, la justice. Elle nous présente des horizons qui dépassent les limites physiques de l'univers même. Et pourtant, dans la Bible, c'est au quotidien que ces choses doivent se vivre. On y découvre un Dieu qui s'intéresse à notre réalité, et qui nous donne des repères pour une vie plus juste, plus heureuse.

Voici un exemple : « Celui qui parle à la légère blesse comme une épée, tandis que la langue des sages apporte la guérison ». (Proverbes 12.18) Qui n'a jamais regretté d'avoir parlé à la légère et donc blessé un proche ? Qui ne voudrait pas avoir une langue plus sage et pouvoir apporter « la guérison » avec des mots pleins de sagesse ? On a besoin de ces paroles bibliques qui sont à vivre au quotidien. Dans un autre registre, la Bible parle d’une situation concrète ainsi : « Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l'un de vous leur dise : “Partez en paix, mettez vous au chaud et rassasiez-vous” sans pourvoir à leurs besoins physiques, à quoi cela sert-il ? » (Jacques 2.15-16) Sans cesse, la Bible remet en question notre hypocrisie. On affirme vouloir le bien de nos prochains, mais est-ce qu'on agit pour leur bien ? L'hypocrisie humaine est souvent visée par la Bible, et l'hypocrisie religieuse (une variante particulièrement néfaste) est dans le collimateur à maintes reprises. La Bible est un livre à vivre, qui a pour but de transformer notre quotidien. C'est l'expérience de millions de personnes depuis deux millénaires.

Georgina Dufoix, ancien ministre, ancienne présidente de la Croix-Rouge française, a dit ceci :

« J'ai trouvé dans l'Évangile [le message au cœur de la Bible] tout ce que j'avais toujours cherché, c'est-à-dire : “comment est-ce que je peux être heureuse ?” En fait, je cherchais quelque chose de très simple, je cherchais le bonheur, je cherchais à ne pas dépendre de la couleur du temps, je cherchais à ne pas dépendre de l'opinion des gens sur moi, je cherchais à être heureuse ».

Un livre de vie

Autour du monde, des centaines de millions de personnes affirment que le message de ce livre est essentiel. Environ un tiers de la population mondiale affirme suivre l'homme qui est au centre de ce livre, Jésus-Christ. Les chrétiens disent qu'une relation d'amitié et d'intimité avec le Créateur de l'univers est possible. Cette relation, nous en avons profondément besoin. On trouve aujourd'hui dans les librairies bon nombre de livres qui proposent des régimes et des conseils avec pour but de nous éviter un cancer. Imaginons que quelqu'un trouve une approche simple pour véritablement guérir d'un cancer, une fois pour toutes, sans risque de rechute. L'heureux chercheur décide de faire un livre qui explique son système : suivez ces trois étapes, et vous serez guéris… et, incroyable mais vrai, ça marche ! Ce livre aurait un succès fou, on se l'arracherait !

C'est dans ce sens que la Bible est un livre de vie. Ce n'est pas juste un livre plein de bons conseils ou de sagesse sur « comment vivre une vie heureuse », utile à la société, bienfaisante pour soi et pour les autres (même si elle est aussi cela...). Bien plus encore, c'est l'histoire d'une guérison, non pas d'une maladie, mais de la mort et du mal. Au cœur de la Bible, on trouve ce message : Jésus est venu nous secourir et nous libérer de la mort et du mal. L'Ancien Testament (la première partie) nous raconte comment Dieu a préparé le chemin pour sa venue, comment il a tout mis en place pour cette « mission ». Le Nouveau Testament (la deuxième partie) explique en détail ce que Jésus-Christ est venu accomplir et décortique les implications de ce qu'il a fait. C'est un livre de guérison, de libération.

Selon la Bible, une vie au-delà de la mort nous est proposée. Cette vie est accessible grâce à Jésus-Christ. Il est possible de guérir, plus précisément, d'être guéri, du mal et de la mort, et cela, pour l'éternité. Cette guérison est offerte à ceux qui s'approprient le message central de ce livre, à ceux qui comprennent la Bible et donc se confient et se donnent à celui dont elle parle, d'un bout à l'autre. Cette bonne nouvelle est-elle vraie ? C'est la conviction profonde des auteurs de ce petit ouvrage. Nous y tenons avec beaucoup d'humilité et autant de ténacité. Bien sûr, il se peut que nous nous trompions allègrement, mais comment savoir sans chercher par vous-mêmes ? Comment engager une vraie analyse de cette question sans lire la Bible ? On ne peut ni accepter ni rejeter honnêtement la foi chrétienne sans avoir pris le temps de saisir ce que dit la Bible. L'enjeu est de taille : l'affirmation biblique c'est que la vie dépend de Dieu, et surtout que la vie et la mort spirituelles et éternelles dépendent de Jésus-Christ, celui qu'on ne connaît véritablement qu'à travers la Bible. C'est un livre de vie, dans le sens le plus fort de ce mot. A-t-on besoin d'une autre raison pour la lire ? Y aurait-il une meilleure raison au monde ?

Édouard Nelson, après des études d'économie et de sciences politiques, a fait ses études de théologie à l'université d'Oxford (licence) et puis à Oak Hill College à Londres (master). Marié, père de quatre enfants, il est pasteur de l’Église protestante évangélique des Ternes dans le 17e arrondissement de Paris (www.eglisedesternes.fr/).

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