Je crois en Dieu

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Je crois en Dieu

Le Credo

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre.

Je crois en Jésus-Christ

son Fils unique, notre Seigneur,

qui a été conçu du Saint-Esprit,

et qui est né de la vierge Marie ;

il a souffert sous Ponce Pilate,

il a été crucifié, il est mort,

il a été enseveli,

il est descendu aux enfers ;

le troisième jour,

il est ressuscité des morts ;

il est monté au ciel,

il siège à la droite de Dieu

le Père tout-puissant ;

il viendra de là

pour juger les vivants et les morts.

Je crois en l'Esprit Saint ;

je crois la Sainte Église universelle,

la communion des saints,

la rémission des péchés,

la résurrection de la chair

et la vie éternelle. Amen.

Je crois en Dieu

Un mot du Nouveau Testament caractérise les chrétiens : ce sont des croyants.

Il est vrai que dans notre façon de parler aujourd'hui, modelée par la science et la technique, on croit uniquement ce qu'on ne peut pas prouver rationnellement. En ce sens, même l'athéisme serait une sorte de foi, car on ne peut pas démontrer rationnellement que Dieu n'existe pas !

L'homme est un être qui croit. Nous oserions plaider que si sa foi n'est pas dirigée vers le vrai Dieu, elle l'est inéluctablement vers des divinités de substitution, à savoir tous ces concepts ou idéaux que l'on écrit avec une majuscule : Progrès, Succès, Réussite, Richesse, Liberté, Autonomie, Modernité, Science, Technique, Épanouissement, Plaisir, etc.

Les chrétiens quant à eux, sont ceux qui mettent leur foi, c'est-à-dire qui font confiance, non à eux-mêmes, ni à une institution, ni à un quelconque système idéologique, mais au Dieu vivant.

Croire en Dieu, c'est s'abandonner à la fidélité d'un Autre, celui qui ne ment pas, qui ne déçoit pas. C'est recevoir de lui le sens de sa vie, sa raison d'être, de vivre, d'espérer.

C'est construire sa vie sur lui. C'est pourquoi dans la Bible, il nous est dit que Dieu est un rocher : cette métaphore évoque la stabilité, la solidité, la permanence, la stabilité, la sûreté ; on peut vraiment construire sa vie sur lui !

Croire c'est fondamentalement entrer en relation avec Dieu, c'est découvrir Dieu comme une Personne que l'on peut rencontrer, avec qui la relation, le partage, l'amitié, la communion sont possibles.

Croire mobilise notre être entier : la volonté, la raison, l'intelligence, les sentiments, les émotions, la conscience.

Les chrétiens sont des croyants, mais ils ne croient pas n'importe quoi.

La foi est certes d'abord une relation confiante à Dieu, mais c'est aussi le fait de croire à un certain nombre de vérités que Dieu nous révèle sur lui-même et sur nous. La foi est confiance, abandon à Dieu, mais elle est aussi confession, elle a donc un contenu.

Les chrétiens ont très tôt essayé de synthétiser leur foi, de présenter un résumé de ce qu'ils croient. Ce sont les confessions de foi.

Une des plus importantes, à laquelle souscrivent la majorité des chrétiens, c'est le « Symbole des apôtres », qu'on appelle aussi le Credo, à cause des premiers mots (latins) du texte(1).

Certes, il n'a pas été rédigé par les apôtres, mais on y reconnaît un condensé de l'enseignement des apôtres.

Cette confession de foi ne prétend pas dire toute la foi, mais il s'agit d'un bon résumé qui permet de mettre de l'ordre dans ses idées, de savoir en quoi (mais surtout en qui) l'on croit.

Le symbole commence donc avec ces mots : « Je crois ».

Certes, on ne croit pas seul. En devenant croyant, on s'inscrit dans une lignée d'hommes et de femmes qui ont eux aussi partagé cette foi. Cependant, il convient de s'approprier personnellement la confession de foi et de dire « je crois ».

Dans la confession de foi, il est dit : « je crois en... ». Ce « en » est déterminant. Les chrétiens croient en Dieu, Père, Fils, Saint-Esprit. Qu'est-ce que cela signifie ?

Le Père tout-puissant

Le symbole des apôtres commence en confessant la foi en la paternité de Dieu : « Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant ».

Dieu est avant tout le Père. Il semblerait que ce soit surtout le christianisme qui insiste aujourd'hui sur cet aspect de Dieu. Bilquis Sheikh, une pakistanaise d'origine musulmane, a écrit un livre très émouvant pour raconter sa conversion à Jésus-Christ, avec un titre significatif : « Dieu, j'ai osé l'appeler Père ».

C'est probablement la plus profonde vérité sur Dieu que l'homme puisse exprimer. Elle dit la bonté, la tendresse, la sollicitude, l'amour de Dieu à l'égard de ses enfants.

Dieu est notre Père. C'est pourquoi la prière que Jésus nous a apprise commence ainsi : « Notre Père, qui es aux cieux ».

Il est vrai que Dieu n'a pas de sexe, il n'est ni masculin, ni féminin. Il est encore vrai que la maternité est aussi une vérité sur Dieu. Certains textes bibliques le décrivent avec des sentiments maternels(2) : le Dieu de la Bible n'est pas machiste ! Il transcende bien évidemment les métaphores masculines ou féminines.

Dieu n'est pas qu'un Père, il est le Père. Loin d'être, comme le pensait Freud, la sublimation de l'image du père, Dieu notre créateur a mis en nos cœurs ce besoin du Père : celui qui me fonde et me donne les repères indispensables pour vivre.

Ainsi, plutôt que de plaquer sur Dieu leur idée de la paternité, les hommes devraient tenter de modeler la leur sur la sienne. Il faut néanmoins se rappeler que personne n'est Père comme Dieu.

Dieu est notre Père par adoption, précise la Bible. Nous devenons enfants de Dieu par la foi en recevant le Christ comme notre sauveur et maître(3). Le Christ lui, est le Fils unique, le seul engendré du Père.

Nous sommes faits fils et filles de Dieu par adoption. Certes, en tant que créateur, Dieu est Père en un certain sens de tous les humains(4), mais il l'est surtout de ceux qui mettent leur foi en son Fils(5). Le plus grand privilège que Dieu nous accorde, c'est d'être faits fils dans le Fils, c'est-à-dire d'être adoptés comme fils et filles(6) par la foi en son Fils.

Quelle merveilleuse vérité : en Jésus-Christ, Dieu se fait si proche qu'il devient notre Père : Dieu, osons l'appeler Père !

 

1. On trouve les premières traces du texte comme catéchèse baptismale de l’Église de Rome, au III ème-IV ème siècle. Il était utilisé pour préparer les candidats au baptême.

2. Ésaïe 66.13 ; Ésaïe 49.14-15 ; Jérémie 31.20.

3. Jean 1.2.

4. cf. Malachie 2.10 ; Éphésiens 3.14-15.

5. cf. Romains 8.15 ; Galates 4.4-7.

6. cf. 2 Corinthiens 6.18.

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