La foi musulmane

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 La foi musulmane

Introduction

Le mot islam signifie en langue arabe « soumission, obéissance ». C’est comme cela que l’on désigne un combattant qui dépose les armes et s’estime vaincu : Aslama ou Istaslama. Cette soumission dont il est question dans l’islam ne revient qu’à Dieu et à lui seul. Ainsi les musulmans se considèrent comme des soumis à Dieu ; c'est ainsi qu'ils considèrent tous les prophètes (Abraham, Moïse, Jésus etc.) comme musulmans, c'est-à-dire soumis à Dieu.

Dans son petit ouvrage « Comprendre l’islam », Abul A’la Maudoudi(1), souligne la chose suivante :

« Toutes les religions du monde tirent leurs noms de leur fondateur ou du peuple où elles ont pris naissance. Par exemple : le christianisme est ainsi appelé du nom de celui qui l'a prêché, le Christ ; le Bouddhisme, de son fondateur Bouddha ; le Zoroastrisme, de Zoroastre ; le Judaïsme, la religion des juifs, du nom de la tribu de Juda (de la contrée de Judée) où il prit naissance. Et ainsi de suite. Mais il en est tout autrement avec l’islam qui jouit de la particularité unique de n’être associé à aucun homme ou peuple particulier. Le mot "islam" n’implique pas de relation de ce genre - car il n’est le propre d’aucune personne, d’aucun peuple ou pays particulier. Il n’est pas le produit d’un esprit humain, il ne se limite pas à une communauté particulière. C’est une religion universelle qui a pour but de susciter et de cultiver en l’homme la qualité et l’attitude de l’islam ».

L’islam se définit fondamentalement comme une religion naturelle, en ce que toute créature n’existe qu’en dépendance de Dieu. Cette dépendance doit conduire l’homme à vivre consciencieusement une vie d’obéissance à Dieu. De même, l’islam considère que le corps et l’esprit sont inséparables dans la globalité du culte rendu à Dieu : le geste extérieur du croyant dépend toujours de son intention intérieure.

Le musulman distingue trois éléments constitutifs de sa religion : 

- Premier élément : Al-Iman « la foi », ce qu'il faut croire. C'est aussi l’acceptation de Dieu par le cœur et l’esprit, c’est croire en son unicité, en sa Parole. Celui qui a la foi est appelé Mu’min. 

- Le 2ème élément : Al-Islam « l’islam » qui vient tout de suite après ce qu'il faut croire. L’islam est la soumission de l’être tout entier aux prescriptions de Dieu.

- Le 3ème élément : Al-Ihsan. Ce sont les bonnes œuvres qui ne peuvent s’exercer qu'à travers une véritable foi et une réelle soumission.

Dans ce qui va suivre, nous verrons ensemble les deux premiers éléments, c'est-à-dire Al-Iman et Al-Islam.

Al-Iman

On peut constater que, dans le mot Iman, on trouve les mêmes racines que dans Amen, ce mot qui termine habituellement la prière chrétienne. Il signifie : « Ainsi soit-il ». C’est la même idée qui ressort de Iman : « Ainsi soit-il », ou « Ainsi soit cru ». 

Cette foi peut être résumée par un verset tiré du Coran* (Q 4.136) qui dit : « Ô musulmans, croyez en Dieu, à son messager (Mohamed), au livre qu’il a fait descendre sur son messager. Celui qui renie Dieu, ses anges, ses livres, ses messagers et le jour dernier, est dans un égarement complet ».

Les articles de foi sont donc : Dieu, les Anges, les Livres, les Messagers et le Jugement dernier.

Dieu

Au temps de Mohamed*, les Arabes étaient polythéistes et vénéraient plusieurs dieux dont deux déesses : Manat, la déesse du destin et Allat, celle de la terre. Au-dessus d’elles se tenait Allah* reconnu au 7ème siècle par l’islam comme le Seigneur du temple de la Kaaba*.

Le nom et le concept d’Allah* existaient bien avant Mohamed*. Déjà dans la Torah (Tawrat pour les juifs, Ancien Testament pour les chrétiens) où Dieu se présente comme le puissant Créateur, le Très-Haut. Cette concept d’Allah* comme le Créateur de l'univers, le Souverain sur toutes choses, était donc déjà présent. Les Arabes de l’époque lui associaient toutefois d’autres divinités. Ce n’est pas Mohamed* qui a proposé le nom Allah* pour désigner Dieu, ce nom existait bien avant lui ; le nom même de son père était Abdullah, ce qui signifie serviteur/esclave de Dieu

Allah* est l’équivalent du mot Dieu en arabe....

1. Abul A’LA Maudoudi, Comprendre l’Islam, Ed. A.E.I.F, Paris, 1988, page 15.

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Commentaires

Leandri Mr
14 septembre, à 10:28
Bonjour,
Mahomet se disait descendant d’Ismaël ("celui qui écoute Dieu"), le fils d'Abraham et de Sarah.Les arabes s'identifient à lui et se disent le peuple "d'Abraham, Ismaël et Jacob", en substitution du peuple Juif.(nulle trace dans la bible d'ailleurs!). Les musulmans qui aiment Dieu, "écoutent Dieu", par leur CONSCIENCE trouvent le chemin de l'Amour et du respect des autres, mais ce n'est pas le coran qui les aide en cela. Il ne s'agit pas d'un troisième testament qui viendrait enrichir les deux autres ! La racine du mal remonte à loin. Abraham et Sarah se sont fabriqué un fils de la promesse, avec Ismaël, (sachant que Dieu avait dit qu'il viendrait de Sarah). Aujourd'hui, le problème réapparait pour Israël et le monde, comme une force d'opposition pour que le plan de Dieu se réalise et la Vérité éclate en la personne du Messie (les trois monothéismes l'attendent, qui sera-t-il ?). En tant que fils d'Abraham, Ismaël rejeté par le Père (d’où la violence du Coran) a besoin d'être reconnu, aimé, mais non conforté dans l'erreur pour qu'enfin il pardonne et reconnaisse le choix de Dieu en la personne d'Isaac, son petit frère ! Cela est prophétisé, puisque les deux frères se sont retrouvés à l'enterrement du Père Abraham.
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Leandri Mr
14 septembre, à 10:49
ERREUR : Ismaël était le fils d'Abraham et d'Agar et non de Sarah !
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Mariose
22 septembre, à 21:34
Peut-on vraiment parler de religion universelle, quand l'arabe, langue sacrée, divinisée, est obligatoire, ou fortement recommandée pour lire ou prier Dieu ? Une langue façonne la pensée de la personne, structure son psychisme. C'est un moyen de domination des esprits (la tour de Babel !). C'est tout le contraire de la Pentecote Chretienne.
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