Le judaïsme aujourd'hui : 3. Les fêtes juives

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Le judaïsme aujourd'hui : 3. Les fêtes juives

Le shabbat


Le shabbat (en français : sabbat) est une fête à part entière. Il correspond au quatrième commandement de la Torah, la Loi de Moïse (Exode 20. 8-11) : Dieu ordonne la cessation (shabbat vient du verbe hébreu « cesser ») de tout travail le septième jour de la semaine (samedi). Ce commandement du « repos » s’adresse à chacun, quel que soit son statut humain et social (hommes et femmes, maîtres et serviteurs, Juifs et étrangers, etc.). Il s’applique aussi aux animaux domestiques avec lesquels on travaille habituellement (le bœuf et l’âne, selon les usages de l’époque).
L’interdiction d’adorer d’autres dieux et l’obligation de respecter le shabbat sont souvent liées (Exode 23.12 ; Lévitique 26.1-4). Le shabbat est enfin décrit comme un « signe » distinctif du peuple d’Israël consacré à Dieu (Exode 31.13, 17 ; Ézéchiel 20.12-16). C’est aussi un rappel de la création : Dieu lui-même s’est « reposé » le septième « jour ». Le judaïsme biblique insiste sur la séparation nette entre Dieu et sa création et censure, à l’origine, tout panthéisme (confusion de Dieu et de la nature). L’être humain est ainsi appelé à respecter ses limites de « créature », aussi bien que celles du monde qui l’entoure et dont il ne doit pas abuser : son activité est restreinte, au moins pendant ce jour de repos.


La manne et le shabbat : justice et équité


Le shabbat a été institué pendant la traversée du désert après la sortie d’Égypte (l’Exode), lorsque Dieu a donné la « manne » comme nourriture à son peuple. Une double quantité est accordée par Dieu le vendredi, afin que son peuple se repose le jour suivant. De même, le « shabbat de la terre » est ordonné par Moïse : Dieu promet à son peuple que la sixième année, la récolte sera plus abondante afin qu’il soit possible de laisser la terre en repos la septième année (Lévitique 25.4).
Les lois bibliques du shabbat sont exigeantes : il faut respecter le jour du repos même au temps des labours et de la moisson, donc en période d’activité intense, sous peine de sévères sanctions (Exode 34.21 ; Exode 31.14-15).
Dans le désert, la récolte de la manne est l’occasion de montrer une réelle fraternité « égalitaire » entre les « forts » qui en ramassent beaucoup et les plus « faibles » qui ne peuvent pas en recueillir une quantité suffisante. C’est l’un des fondements de la justice sociale si souvent rappelée par les prophètes d’Israël (voir par exemple Ésaïe 58). Elle se traduit, entre autres, par la tsedaka (acte de justice), en général une aumône versée aux pauvres.


Les travaux interdits


Quatre travaux interdits le jour du shabbat sont indiqués dans la Bible : semer ou moissonner (ou glaner) ; faire du feu (et donc chercher et porter du bois dans cette intention) ; faire cuire des aliments et se déplacer pour faire du commerce (ou se livrer à une quelconque transaction d’argent).
La tradition rabbinique a cependant identifié 39 travaux proscrits le jour du sabbat, soit tout acte nécessaire à la construction du tabernacle (temple démontable où Dieu « résidait » dans le désert du Sinaï). Ces travaux ont été classés en huit domaines, ils recouvrent l’ensemble des activités humaines. Les rabbins ont ensuite ajouté autant de « travaux dérivés » à la liste de ces travaux « originaux », qui s’est encore allongée au fil des siècles, en fonction de l’évolution technologique (invention des moteurs, de l’électricité, etc.).

Ainsi, faire tomber accidentellement de l’eau sur un gazon est considéré comme un « travail » interdit dérivé des semailles, puisque cette eau peut faire germer des graines ou nourrir des végétaux. En Israël, les ascenseurs ont un système automatique pour les jours de sabbat, afin d’éviter aux usagers d’actionner la commande électrique qui provoquerait une sorte d’étincelle : ce « travail » est assimilé à celui de faire du feu…

Toutefois, beaucoup de Juifs, y compris dans les cercles religieux, se contentent de respecter l’essentiel des interdits sabbatiques. Les non-religieux, en Israël, luttent cependant contre ces dispositions qu’on veut leur imposer et dont ils voudraient s’affranchir. Cela suscite des différends, parfois violents, avec les Juifs religieux, par exemple au sujet de la circulation automobile dans les quartiers où ils résident, notamment à Jérusalem.

Le kiddouch

Comme toutes les fêtes juives, le sabbat commence la veille au soir, au coucher du soleil. Les femmes allument alors les « lumières du sabbat » (en général deux bougies). Elles récitent la bénédiction appropriée pour « accueillir » ce jour spécial comme une « fiancée » qui vient à la rencontre de son « fiancé », selon la métaphore kabbaliste. Le repas du soir est introduit par le kiddouch (sanctification), une bénédiction récitée par le père de famille avant le partage du pain (spécialement confectionné pour ce jour) et du vin avec les convives. Des chants traditionnels et des commentaires de la Torah peuvent clore ce repas dans les familles religieuses.

Pour les Juifs religieux, le service hebdomadaire à la synagogue, le samedi matin, est le moment le plus important du sabbat. On lit la parasha (péricope), un extrait de la Torah (cinq premiers livres de la Bible), et un passage des prophètes. Un repas communautaire est souvent pris à l’issue de ce service, ou bien dans les familles. L’après-midi est consacrée à l’étude de la Torah, ou plus souvent des textes du Talmud qui évoquent ce passage, et à la discussion autour de ce thème. Enfin le repas du soir marque la séparation (havdala) de ce jour spécial avec les autres jours de la semaine.

Les trois fêtes de « pèlerinage »

Les fêtes de Pâque (Pessa’h), de Pentecôte (Shavouot), et des Tentes (Soukot) sont appelées « fêtes de pèlerinage », car à l’époque biblique, les Juifs étaient invités à « monter » au temple à Jérusalem pour les célébrer chaque année. Ces fêtes correspondent aussi au calendrier agricole : on remerciait Dieu pour les moissons, au printemps par anticipation (offrande des « premiers fruits » ou prémices lors de la Pâque et de la Pentecôte) et à l’automne, à la fin des récoltes les plus tardives (derniers fruits et vendanges à la fête des Tentes).

Pessa’h : la Pâque

La Pâque est l’une des fêtes les plus respectées par les Juifs, qu’ils soient religieux ou non. Elle rappelle la sortie d’Égypte sous la conduite de Moïse (Exode 12 à 15). Le soir avant le départ, Dieu a demandé aux Juifs qu’un signe soit apposé sur les linteaux des portes de leur maison, afin qu’il épargne ces familles du dernier des dix fléaux qui ont frappé les Égyptiens, la mort des fils aînés. Les Juifs étaient donc tenus de sacrifier un agneau et de recueillir son sang afin d’en badigeonner les montants de leur porte d’entrée : grâce à ce signe, l’ange de Dieu est « passé au-dessus » (hébreu passa’h) de ces maisons et la vie du fils aîné a été préservée. Pessa’h (passage) est donc le terme hébreu qui désigne la Pâque. Dans la Bible, cette fête est célébrée « le quatorzième jour du premier mois de l’année », au printemps (mois de aviv-nissan, mars-avril). Après l’exil à Babylone, le calendrier a été modifié : le septième mois (tishri, à l’automne) a « remplacé » le premier à la tête de l’année juive.

Matsot, les pains sans levain

Le premier repas pascal s’est déroulé dans une certaine précipitation : les convives étaient debout, prêts à partir, la ceinture déjà nouée, le bâton à la main, les sandales aux pieds. Le récit de l’Exode rapporte que les pains préparés pour ce dernier repas avant le départ avaient été cuits à la hâte, sans attendre que la pâte ait levé. Les Juifs devaient partir rapidement pour éviter les représailles des Égyptiens. C’est pour cette raison que la Pâque est aussi appelée « la fête des pains sans levain ».

Ensuite, une fois entré dans la Terre Promise, le peuple juif a pu donner une autre forme à ce repas et célébrer cette fête avec joie, dans la paix. Pour commémorer cet événement de la sortie d’Égypte et fêter la Pâque, les Juifs ont continué à fabriquer des matsot (singulier matsa), des pains sans levain, conformément aux prescriptions données par Dieu à Moïse. Il est d’usage d’éliminer toute trace de levain (’hametz) dans les maisons avant cette période de Pâque. Pendant une semaine, on ne mange que des pains sans levain.

Le seder

Pour commémorer la sortie d’Égypte, les Juifs préparent le seder (prononcer sédère, mot qui signifie « ordre », « liturgie ») : ce repas, dont les rituels ont été enrichis au cours des siècles, suit un ordre très précis. La première Pâque en Égypte était relativement simple : de la viande d’agneau, des herbes amères (maror) et des pains sans levain (matsot). Ces éléments figurent toujours de façon symbolique sur le plat du seder.

De nouveaux symboles ont été ajoutés par la suite :

  • Le vin : la culture de la vigne est le symbole de la liberté dans le pays promis. Pendant le repas du seder, on boit quatre coupes de vin (ou de jus de raisin) en souvenir de la libération divine.
  • L’eau pure : pendant le repas, il est d’usage de se laver les mains à deux reprises (le chef de famille ou le président du repas, et les convives) en signe de purification.
  • L’eau salée : elle rappelle les larmes versées par les Juifs réduits en esclavage en Égypte.
  • Le ’harrosset (d’une racine signifiant « argile ») est une pâte de fruits qui évoque le mortier que les Juifs devaient fabriquer en Égypte. Il en existe de nombreuses recettes !
  • Un œuf dur (betsa) figure également parmi les éléments symboliques : il rappellerait le sacrifice offert dans le temple. Il évoque surtout la double destruction du temple en 586 av. J.-C. et en 70 apr. J.-C., car cet aliment est consommé traditionnellement pendant les périodes de deuil.

Après la lecture de la Hagadah (récit liturgique de la Pâque), on mange l’afikomane (traduction incertaine), l’une des trois matsot (celle du milieu) posées sur le plat principal, cachée au début du repas par les adultes et retrouvée à la fin par un ou plusieurs enfants. Ce pain est alors partagé entre les convives « en souvenir de l’agneau pascal » autrefois sacrifié dans le temple de Jérusalem.

Le seder s’achève par le Hallel (mot qui signifie « louange » et qui désigne les Psaumes 113 à 118), des cantiques de reconnaissance à Dieu pour sa bienveillance, son amour et sa fidélité. On joue aussi des saynètes, on lit des récits traditionnels, etc. Le repas du seder peut durer plusieurs heures, voire jusqu’au matin.

Shavouot : la Pentecôte

Cette fête a lieu au mois de sivan (mai-juin), sept semaines (shavouot = semaines), soit cinquante jours après la Pâque (Pentecôte vient du grec pentêkostê hêméra : « cinquantième jour »). C’est la fête biblique des prémices de la moisson : on offrait à Dieu une gerbe de blé en signe de foi et de reconnaissance pour la récolte à venir. Shavouot est traditionnellement associée au don de la Torah sur le mont Sinaï après la sortie d’Égypte. Parmi les particularités de cette fête, on peut noter la décoration de la synagogue et des maisons (motifs qui rappellent les fleurs et les fruits), le repas lacté le soir (symbole de la Torah ?), l’étude du Talmud et la lecture du livre de Ruth dont le récit commence au moment de la moisson des orges.

Soukot

Le cycle des fêtes d’automne s’achève par Soukot (tentes) qui dure une semaine. On s’efforce de vivre jour et nuit dans une « cabane » (soukah), ou tout au moins d’y prendre les repas et d’y passer autant de temps que possible pendant la journée. On rappelle ainsi la condition précaire du peuple conduit par Moïse et le secours de Dieu lors de la traversée du désert.

Selon la tradition, c’est au terme de cette semaine que le jugement divin est scellé. Pendant ces jours, on évoque la joie des récoltes comme aux temps bibliques. Pendant la prière, on arbore les feuilles ou les fruits des quatre arbres traditionnels : etrog (cédrat, variété de gros citron), loulav (palmier dattier), hadass (myrte), arava (saule). On récite la prière des « Sept bénédictions » et le Hallel (Psaumes 113 à 118) ; on lit les passages bibliques relatifs à cette fête (Lévitique 22 et 23 ; Nombres 29) et le livre de Qohélet (L’Écclésiaste) ; on prie enfin en suppliant Dieu d’accorder la pluie nécessaire pour la nouvelle saison agricole (Hoshia na [Hosanna] : « Sauve, de grâce ! »)

Cette fête est populaire en Israël. C’est une semaine de congés suivie par la majeure partie de la population. Les Juifs non-religieux lui ont donné un sens laïc, notamment parmi les pionniers fondateurs des premières communautés agricoles (kibboutzim et mochavim) où l’on se réjouissait des récoltes de l’année.

Cette troisième fête pendant laquelle on exprimait autrefois à Dieu sa reconnaissance pour l’ensemble des récoltes, s’insère dans un cycle plus complet. Elle est précédée de Rosh Hashana (littéralement : « tête de l’année », premier jour de l’année juive) et de Yom Kippour (le jour des expiations, appelé aussi Grand Pardon). Enfin la fête de Sim’hat Torah (littéralement : la joie de la Loi) clôt le cycle annuel des parashot (pluriel de parasha), les textes de la Torah lus chaque semaine lors des services de sabbat à la synagogue.

Rosh Hashana

Dans le désert du Sinaï et plus tard dans le temple de Jérusalem, on convoquait le peuple d’Israël au son du shofar (corne de bélier). La « fête des cors », désormais appelée Rosh Hashana, avait lieu le premier jour du septième mois de l’année (tishri, septembre-octobre). D’après la Bible (Néhémie 8), le scribe Esdras a choisi ce jour précis pour lire la Torah aux Juifs rassemblés à Jérusalem après l’exil à Babylone. Ils furent touchés en entendant comme tout à nouveau ces lois transmises par Moïse et ils exprimèrent leur désir de « revenir » (techouva, repentance) au Dieu d’Israël. Trois prières de repentance de cette époque ont été transcrites dans la Bible (Esdras 9, Néhémie 9, Daniel 9).

Rosh Hashana est aujourd’hui une fête convoquée au son du shofar. On se soumet au jugement de Dieu en avouant ses fautes que l’on espère « jetées au fond des mers » (tashli’h, du verbe hébreu « jeter », en référence à Michée 7.18-20). On compte sur la bonté de Dieu, rappelée lors d’un repas de fête où la joie doit être sensible. On se souhaite mutuellement d’être « inscrit dans le livre de vie ».

Rosh Hashana est suivie des « Dix jours terribles » (ou « redoutables »), jours de repentance où l’on reconnaît ses fautes devant Dieu. On attend le verdict définitif du juste Juge qui pèse les bonnes et les mauvaises actions, et que l’on espère incliner au pardon. On récite, entre autres (rite ashkénaze) la prière Avinou Malkenou (Notre Père, notre Roi) :

« Notre Père et Roi, nous reconnaissons avoir fauté contre Toi.

Notre Père et Roi, nous n’avons pas d’autre Roi que Toi.

Notre Père et Roi, agis favorablement envers nous pour la gloire de Ton renom.

Notre Père et Roi, accorde-nous une bonne et heureuse année.

Notre Père et Roi, annule tous les mauvais décrets contre nous… »

Yom Kippour

Dix jours après Rosh Hashana a lieu la fête de Yom Kippour. Aux temps bibliques, c’était le seul jour de l’année où le chef des sacrificateurs entrait dans la pièce la plus reculée du temple, le saint des saints. Il aspergeait alors du sang d’un des nombreux animaux sacrifiés ce jour-là sur le coffre (ou arche) de l’Alliance. C’était un signe d’expiation (de l’hébreu kipper, couvrir, effacer, expier) des péchés du peuple d’Israël.

Un traité de la Michna (Yoma) est entièrement consacré à ce jour sans doute le plus solennel de l’année juive. C’est un jour chômé et consacré au jeûne total, à la repentance et à la prière, non sans évoquer la joie, en particulier dans le rite séfarade. Chacun est encouragé à pardonner son prochain. À la synagogue, on lit l’un des passages relatifs à cette fête dans la Bible (Lévitique 16) et le livre de Jonas. Les Juifs non-religieux se contentent de ne pas travailler ce jour-là.

Après la destruction du deuxième temple par les Romains (70 apr. J.-C.), les rabbins ont enseigné que la prière, l’étude de la Torah et du Talmud, et la bienfaisance ou aumône (tsedaka) remplaçaient les sacrifices du temple. Toutefois, certains milieux hassidiques pratiquent une cérémonie des kapparot, en général la veille de Yom kippour : ils font tourner un poulet trois fois au-dessus de leur tête en récitant une prière, puis l’animal est abattu et ils donnent à un pauvre une offrande équivalant au prix de cette volaille.

Les autres fêtes bibliques et historiques

Pourim

Cette fête rappelle la victoire d’Esther et de son oncle Mardochée sur leur ennemi Haman, ministre du roi de Perse au 5ème siècle av. J.-C., qui voulait anéantir les Juifs de l’empire. Célébrée pendant l’hiver (février-mars), elle donne l’occasion aux Juifs de relire le livre biblique d’Esther. On se souvient de la victoire décisive survenue le jour tiré au « sort » (traduit de l’akkadien/ hébreu pour, pluriel pourim) choisi par Haman pour exécuter les Juifs. On se livre alors à des réjouissances et on partage des cadeaux, comme aux temps anciens. Les enfants se déguisent et mangent des friandises. Après le jeûne prescrit le jour qui précède la fête, les adultes sont encouragés à se divertir autour d’une bonne table et d’un repas si possible bien arrosé, éventuellement jusqu’à l’ébriété !

’Hanoukka

Cette fête évoque la victoire des Juifs (dont une famille de chefs militaires surnommés Macchabées) sur les « païens » syriens qui avaient profané le temple de Jérusalem. Célébrée à la fin de l’automne ou au début de l’hiver (novembre-décembre), ’Hannoukka (dédicace, inauguration) rappelle l’inauguration du temple de nouveau consacré au Dieu d’Israël. Le prêtre aurait trouvé une fiole contenant une quantité d’huile consacrée tout juste suffisante pour alimenter un seul jour les lampes de la ménorah (chandelier) dans le temple. Pourtant l’huile ne manqua pas durant les huit jours de la dédicace. En souvenir de ce « miracle », les familles juives allument chaque jour une bougie de la ‘hannoukiah, un chandelier à neuf branches posé bien en vue, près d’une fenêtre. Sous l’égide du mouvement ultra-orthodoxe Habad (Loubavitch), une cérémonie publique est parfois célébrée en plein air au cœur des grandes villes.

Tou Bichvat

Cette fête tire son origine des arbres fruitiers cultivés dans la Terre promise, mentionnés dans la Bible : vigne, grenadier, figuier, olivier (Deutéronome 8.8). Des lois précises régissaient alors la plantation de ces arbres et la première récolte des fruits offerts à Dieu en signe de reconnaissance.

Elle a lieu le 15 shevat (d’où son nom Tou Bichvat) en janvier-février ; on l’appelle en général le « Nouvel An des arbres ». Cette fête a pris une place plus importante dans le calendrier juif au 16ème siècle, sous l’influence des kabbalistes de Safed, en haute Galilée. Depuis la création de l’État d’Israël, on consacre ce jour à la plantation d’arbres dans tout le pays.

Tisha beav

Le 9ème jour du mois d’Av (en hébreu : tisha beav), en juillet-août, est consacré au jeûne en mémoire de la destruction du temple de Jérusalem par les Babyloniens en 586 av. J.-C. et par les Romains en 70 apr. J.-C. Selon la tradition juive, cette double dévastation aurait eu lieu le même jour de l’année. Des Juifs ultra-orthodoxes affirment toutefois que c’est aussi un jour d’espoir, car le Messie doit naître à cette date précise…

Yom haatsmaout et Yom HaShoah

Deux fêtes nationales sont célébrées en Israël et dans les autres communautés juives à travers le monde au mois de nissan (avril-mai). Le Jour du Souvenir (yom hazikaron), en mémoire de toutes les victimes juives dans les guerres récentes, précède le Jour de l’Indépendance (yom haatsmaout) de l’État d’Israël, le 15 mai 1948. Ces fêtes sont contestées, voire perturbées par les Juifs ultra-orthodoxes qui refusent de reconnaître l’État moderne d’Israël. Enfin, un jour spécial, Yom HaShoah, est consacré à la mémoire des victimes de la Shoah.

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