Le pardon

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Le pardon

PARDONNE-NOUS NOS OFFENSES COMME NOUS PARDONNONS AUSSI À CEUX QUI NOUS ONT OFFENSÉS

Si la prière que le Christ a enseignée à ses disciples s’arrêtait à la demande : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour », ceux qui se seraient ainsi exprimés feraient probablement une curieuse expérience, l’expérience de gens en présence d’une table bien garnie de mets les plus succulents qui se puisse imaginer, mais dans l’incapacité absolue d’avaler la moindre bouchée. Il est des heures, en effet, où rien ne passe ; on a l’impression qu’une sorte de boule bloque obstinément l’œsophage, ou encore qu’une main impitoyable étreint la gorge… Une grande peine, la peur, le sentiment d’une faute grave, entre autres, peuvent avoir cette conséquence.

Comment ne serait-ce pas ce qu’éprouve celui qui s’approche sincèrement de Dieu ? Ce Dieu n’est-il pas saint ? N’a-t-il pas exprimé sa volonté dans divers ordres ? N’est-il pas le Roi à qui tout doit se soumettre ?

Mais quel homme peut se présenter la tête haute devant ce Dieu ? Qui s’est soumis pleinement à l’autorité de ce Roi ? Qui a exécuté ses ordres dans leur totalité ?

Quand quelqu’un prend conscience de son état misérable, de sa condition de rebelle à Dieu et même, comme le dit la Bible, « d’ennemi de Dieu », quand il mesure tout le poids de son péché, comment pourrait-il tendre la main et puiser dans les bénédictions que Dieu a préparées pour ses enfants ?

Le pardon indispensable

C’est pour enlever cette boule qui bloque le tube digestif ou pour desserrer la main qui étreint la gorge de celui qui vient à Dieu, que Jésus nous enseigne à dire : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ! »

Personne ne peut se dispenser de dire cette phrase du « Notre Père » en prétendant que, lui, il n’a pas offensé Dieu. Le meilleur des hommes, le plus sérieux, le plus honnête, le plus religieux est pécheur aux yeux de Dieu. « Il n’y a pas de juste, pas même un seul » dit la Bible. « Tous ont péché » ajoute-t-elle. « Nous bronchons tous de plusieurs manières » reconnaît l’apôtre Jacques et l’apôtre Jean affirme : « Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous ».
Mais au moment où Jésus-Christ nous apprend à avouer notre péché, il nous révèle que Dieu sait faire grâce. « Pardonne-nous nos offenses » nous enseigne-t-il à dire.

Entendons bien ce que le Christ dit ici. Il n’est pas question d’argent à verser, d’œuvres à accomplir, de pèlerinage à faire, ni même de religion à pratiquer. Jésus nous montre qu’il y a un seul recours : la grâce de Dieu, son amour gratuit, son pardon.

Jésus-Christ apporte le pardon de Dieu

Si Jésus-Christ est venu dans le monde, c’est précisément pour nous apporter le pardon de Dieu. Il a accompli ce que les religions, les dévouements, les souffrances, ou l’argent ne pouvaient pas faire. Il est venu pour payer le prix du péché à notre place, pour recevoir sur lui la malédiction qui devait retomber sur nous. C’est de nos souffrances qu’il s’est chargé ; il était blessé à cause de nos fautes ; il était écrasé à cause de nos péchés, proclame le prophète Ésaïe.

Le prix que nous devions payer, c’est la mort, notre mort. Mais dans son amour pour nous, il s’est mis à notre place. Un jour, une croix a été dressée et sur cette croix le Fils de Dieu, lui, si juste, lui dont la vie avait été sainte, parfaite, incomparable, a été cloué à notre place, et il est mort à notre place pour payer notre rançon. Il « a été livré pour nos offenses » écrit l’apôtre Paul dans l’épître aux Romains.

C’est là ce qu’il a fait pour nous. La couronne d’épines qui ensanglante son front ; les clous dans ses mains, ses pieds ; le fer de lance qui transperce son côté, sa chair déchirée, son sang qui coule, son âme accablée du poids terrible du péché, ses souffrances, son agonie, sa mort, tout cela c’est pour nous qu’il l’a subi. Pour nous, car il nous aime. Pour nous, car nous sommes perdus et il veut nous sauver.

Oui, la croix a été dressée et depuis qu’elle a été dressée, elle proclame la grâce aux pécheurs qui se repentent et qui croient.

La croix a été dressée ; elle reste encore debout, appelant au salut les hommes et les femmes de tous lieux, de toutes races, de toutes conditions, vous appelant vous aussi et vous offrant, à vous aussi, le pardon de Dieu.

Il faut demander le pardon

« Pardonne-nous nos offenses ». Il faut donc reconnaître son péché et implorer le pardon de Dieu pour être sauvé. Dieu, en effet, n’impose pas son pardon. Mais celui qui l’implore le reçoit ; est réconcilié avec Dieu ; il a trouvé la paix avec Dieu. Dieu le reconnaît comme juste.

Désormais, il ne craint plus rien ; toutes les frayeurs qui pourraient l’étreindre, se relâchent. Si Dieu est pour nous, écrit l’apôtre Paul, qui sera contre nous ? et il ajoute que rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, manifesté en Jésus-Christ, ni l’affliction, ni l’angoisse, ni la vie, ni même la mort.

Un jour, on jugeait un homme coupable d’un grand crime. Mais à la stupéfaction de tous, il paraissait parfaitement à son aise. Personne n’y comprenait rien. Même quand le verdict de condamnation à mort a été prononcé, il est resté impassible. Mais, mettant la main dans sa poche, il en retira un document qu’il tendit au juge… et il sortit libre de la salle. Ce document, c’était la grâce de son roi. Le roi lui avait enjoint de se laisser juger et de ne produire l’acte de grâce qu’après le prononcé du jugement. Peu lui importait donc le résultat.

C’est là précisément ce qui me rend paisible : j’ai obtenu le pardon du Roi, le pardon de Dieu et l’acte de grâce est scellé du sang de son propre Fils Jésus-Christ.

Êtes-vous pardonné ?

Et vous ? Avez-vous reçu le pardon de Dieu ? Le lui avez-vous même demandé ? « …Comment échapperons-nous en négligeant un si grand salut » demande la Bible ?

Repentez-vous et croyez à l’Évangile ! Alors Dieu, selon ses promesses, effacera vos transgressions comme un nuage et vos péchés comme une nuée. Vous pourrez commencer à puiser dans le trésor de ses bénédictions et de ses promesses.

Mais au moment où Jésus apprend à ses disciples à dire : « Pardonne-nous nos offenses » il ajoute cette autre parole : « Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Celui dont le cœur reste plein d’animosité à l’égard de son prochain ne peut pas demander à Dieu le pardon de ses fautes.

« Pardonne-nous… comme nous pardonnons » dit Jésus. Il ne nous abandonne pas, lui le Christ, à l’heure difficile où il s’agit de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Lui qui a su dire, sur la croix en parlant de ses bourreaux : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font ». Il est ainsi bien placé pour enseigner à son disciple à pardonner et lui accorde même la force de le faire.

Qu’ainsi, unis au Christ par une foi authentique, devenus un avec lui, nous nous avancions toujours sur la voie du vrai pardon, celle qui permet alors de dire : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ».

Pour aller plus loin, lire :
Romains 5.10 ; Jacques 4.4 ; Romains 3.10 ; Romains 3.23 ; Jacques 3.2 ; 1 Jean 1.8 ; Romains 6.23 ; Ésaïe 53.4 6 ; Romains 4.25 ; Romains 8.31,38 39 ; Hébreux 2.3 ; Marc 1.15 ; Ésaïe 44.22 ; Luc 23.34.

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