Nos prières et nous-mêmes - Les types de prière

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Nos prières et nous-mêmes - Les types de prière

3. Les types de prière

Laissons de côté maintenant ces grandes lois et ces principes de la prière pour nous pencher sur les méthodes de prière.

On peut distinguer cinq grandes divisions dans la prière.

L’invocation 

Invocation veut dire appel, invitation. Mais il faut comprendre ce que l’on entend par ce terme. L’invocation ne signifie pas que nous invitons Dieu à être présent dans nos prières parce que Dieu est toujours et partout présent. En réalité, dans l’invocation nous demandons à Dieu de nous aider à nous rendre compte qu’il est déjà avec nous et à nous rendre conscients de sa présence. Dieu n’est pas un étranger, lointain et distant, qu’il faut inviter et persuader de nous rencontrer ; Dieu est plus proche de nous que notre respiration et plus près que ne peuvent l’être nos mains et nos pieds. Une très belle parole qui aurait pu être de Jésus (elle ne figure donc pas dans les Évangiles) dit ceci : « Là où deux se trouvent, ils ne sont pas sans Dieu, et là où il n’y en a qu’un, je le dis en vérité, il n’est pas seul, je suis avec lui. Soulève la pierre et tu me trouveras, fends le bois et c’est là que je suis ». Quand le maçon manie la pierre ou quand le charpentier travaille le bois, Jésus-Christ est avec eux. Dans l’invocation, nous nous rappelons que Dieu est présent.

La confession 

Par la confession, nous parlons à Dieu de nos péchés et de nos fautes. Nous lui disons que nous les regrettons sincèrement et nous réclamons son pardon. Ce sont deux éléments qui vont de pair et qui sont nécessaires dans la confession. Ils nécessitent un examen scrupuleux de soi-même. Il est une sorte de folie qui cherche à cacher des choses non seulement à notre prochain mais aussi à nous-mêmes et à Dieu. Mais Dieu scrute le cœur des hommes, il est celui qui comprend nos pensées de très loin, celui devant qui rien n’est caché ni dissimulé. Peut-être posons-nous la question : « Si Dieu sait déjà tout, à quoi bon le lui demander ? Si Dieu m’aime et veut par-dessus tout me pardonner, pourquoi lui demander son pardon ? » 

Prenons un exemple : quand un enfant commet une faute, il y a entre les parents et lui comme une barrière invisible jusqu’à ce que l’enfant vienne de sa propre initiative reconnaître ses torts et dise « pardon ». C’est à ce moment là que la barrière tombe et que l’amour brille de nouveau comme le soleil. Certes, les parents connaissaient bien la faute de leur enfant et ses regrets mais ils voulaient par-dessus tout pouvoir pardonner. Pour cela, il fallait que l’enfant s’exprime. Il en est de même entre nous et Dieu. « Dieu fait ce qu’il promet et il est juste. Alors, si nous avouons nos péchés, il nous les pardonnera et il enlèvera tout le mal qui est en nous. » (1 Jn 1.9). Ajoutons encore ceci : la confession sans amendement est un corps tronqué. L’amour divin qui pardonne ne doit pas nous servir d’excuse pratique pour pécher mais de défi auquel nous ne pouvons échapper et d’une obligation de faire le bien. L’enfant dit : « Je regrette, j’essaierai de ne plus recommencer ». Nous devons dire la même chose.

L’action de grâce 

Le remerciement découle de la gratitude naturelle du cœur. Il y a trois sortes de remerciements :

Le remerciement pour Jésus-Christ, le don le meilleur et le plus grand que Dieu accorde aux hommes. 

Ensuite, le remerciement pour tous les moyens de la grâce et pour toutes les grandes joies et les miracles de la vie ainsi que pour tous les dons de Dieu qui nous ont permis de faire face aux grands événements de notre vie. 

Il est enfin une troisième sorte d’action de grâce. L’un des grands dangers de la vie consiste à considérer les gens et les choses comme notre dû. Dans la vie, il y a des gens qui sont devenus partie intégrante de notre vie ; ils sont tissés dans la structure même de notre existence et nous courons le danger de ne pas les considérer davantage que le décor, l’arrière-plan de la vie. Il est des dons que nous recevons si régulièrement, jour après jour, que nous oublions qu’il s’agit de dons. Il faut donc remercier pour tout cela. Si nous imaginons ce que la vie serait sans les gens et les choses qui en constituent la trame quotidienne, un jour entier ne suffira pas pour remercier Dieu pour chacun d’eux.

La pétition 

La pétition est la partie de la prière dans laquelle nous demandons à Dieu ce dont nous avons besoin pour vivre dans tous les sens du terme. La pétition naît du sens de notre propre insuffisance et de la conviction de la perfection de Dieu. Là encore, il est nécessaire de s’examiner soi-même parce que l’homme doit prendre conscience de son propre besoin d’aide et de guérison avant d’être capable de les demander. C’est surtout dans la pétition que la prière est le test et la pierre de touche la plus importante du monde. Dans la pétition, nous apportons à Dieu nos rêves, nos espérances et nos désirs. Toutes les fois que nous plaçons un sujet en présence de Dieu, il prend immédiatement son véritable caractère. Il arrive qu’on découvre alors qu’il n’a aucune importance. Il arrive souvent que lorsque nous apportons à Dieu un sujet qui nous inquiétait ou un autre sur lequel nous avions fixé notre cœur, ils prennent leur juste proportion et finissent par ne plus être aussi importants. On s’aperçoit ainsi qu’il est parfois impossible de demander une réponse à tel ou tel sujet et que l’on a tort de le désirer. En toute chose, il faut se poser cette question : « Puis-je prier pour cela ? » Il nous arrive également de découvrir qu’il s’agit de quelque chose à quoi nous devons nous attacher et vers quoi nous devons orienter nos efforts et notre vie. C’est dans la pétition que nous saisissons les besoins de la vie pour les soumettre à Dieu.

Là encore, on peut se poser la question : « Si dans sa sagesse, Dieu sait déjà tout ce qui est bon pour moi, et si dans son amour, Dieu est déjà plus prêt à donner que moi à demander, à quoi bon le lui demander ? Pourquoi ne pas laisser faire Dieu tout simplement ? » Prenons à nouveau un exemple : nous pouvons savoir ce qui est bon pour un enfant, un jeune ou quelqu’un qui nous est cher. Il se peut que nous voulions le lui donner même au prix d’un sacrifice. Mais nous ne pouvons pas le donner tant qu’il n’est pas accepté ; nous ne pouvons pas le lui donner tant qu’il ne nous a pas dit qu’il est prêt à le recevoir. Il en va de même entre Dieu et nous. L’une des aspects les plus prodigieux de Dieu, c’est son respect des droits de la personne humaine. Dieu ne nous force pas à recevoir ses dons. Il attend que nous lui disions que nous sommes prêts à les recevoir. Par conséquent, dans la pétition, nous ne disons pas à Dieu ce que nous voulons mais au contraire nous lui demandons de donner ce qu’il veut et ce qu’il sait être le meilleur pour nous.

L’intercession

C’est dans l’intercession que nous présentons à Dieu les besoins du monde pour qu’il bénisse et intervienne. Devant Dieu, nous nous souvenons de tous ceux qui sont malades ou dans la détresse et de ceux dont nous savons qu’ils ont particulièrement besoin de la bénédiction divine. Dans l’intercession, nous demandons la bénédiction de Dieu sur nos proches et ceux qui nous sont le plus chers. Remettre ceux que nous aimons entre les mains puissantes de Dieu sera toujours pour nous une source de réconfort et de paix de l’esprit.

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Commentaires

yedidia
21 octobre, à 18:35
merci pour ce message tres tres riche, puisse le tout vous vs bénisse
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