Mirages maléfiques

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Mirages maléfiques

— Quel était le déclic spirituel dont vous parlez ?

— J’étais sur une plage de Goa, un coin magnifique à quelque 600 km au sud de Bombay, une ancienne colonie portugaise, découverte par les hippies qui y venaient l’hiver. Je lisais un livre de psychologie dont j’ai oublié l’auteur. Cela tournait autour de l’idée de recherche d’équilibre. Il conseillait la méditation et la relaxation. J’ai compris qu’il m’était nécessaire d’entreprendre une démarche d’écoute de moi-même. Avant toute décision je devais écouter mon cœur. J’étais trop impulsif, souvent tiraillé entre plusieurs options. Je fonçais tête la première, sans réfléchir.

Au bout de deux mois, je me suis mis à écouter une voix intérieure. J’avais pris conscience que quelque chose me parlait. Il y avait comme un troisième œil indépendant de ma vision naturelle(1).  Cette vision intérieure se trouvait confirmée par des circonstances extérieures et par des signes. Avec le recul, je pense que c’était diabolique. C’était vraiment se faire passer pour Dieu. Mais à l’époque cela m’impressionnait énormément. Vous savez, c’est un peu comme quand vous êtes connecté à Internet. Moi je pensais être connecté à la divinité. J’avais une espèce de discernement.

En réalité, j’étais dans la confusion la plus totale. Je voyais des signes partout et je me laissais conduire. J’appelais cette force « Dieu », mais on pourrait la nommer autrement. Mon symbole, c’était le soleil qui représentait la vie et l’énergie. J’ai mélangé mes connaissances chrétiennes avec des éléments hindouistes remixés à la sauce occidentale. Je m’étais fait ma propre religion, c’était bien pratique. Ce n’est pas pour autant que l’on connaît Dieu lui-même !

— Etiez-vous heureux finalement ?

— J’avais l’impression d’être le témoin de manifestations surnaturelles. J’avais des visions. Même les nuages me parlaient. Mon imagination travaillait dur ! Avec mon chapeau – j’ai toujours aimé en porter, comme mon père — j’étais Indiana Jess l’aventurier spirituel. Cette aventure a commencé en Inde mais elle s’est poursuivie en compagnie de Jésus-Christ, heureusement. Partir à l’aventure avec lui, c’est beaucoup plus riche, c’est une aventure spirituelle qui ne trompe pas. Et chacun a à vivre sa propre aventure, à découvrir sur son chemin celui qui a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. »(2)

1. Selon toute une littérature ésotérique en lien avec les religions orientales, le « troisième œil » est dénommé Ajna. C’est le 6ème chakra, le chakra frontal, siège d’une conscience qui ne passe ni par le mental ni par le raisonnement, et qui permettrait, en situation de yoga, de mettre le sujet en relation avec le maître et lui donnerait accès à l'espace divin et à une conscience élargie aux autres et au monde.

2. Jean 14.6.

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