Plus militant que jamais !

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Plus militant que jamais !

Je devais avoir quinze ans et je m’en souviens encore. J’étais chez un copain quand quelqu’un sonne à la porte ; j’ouvre et un jeune comme moi commence à me parler de Jésus ; je lui réplique : « Et qu’est-ce que tu penses de la lutte des classes ? » Le pauvre ! Il en a été estomaqué. Il n’a pas su quoi répondre et est reparti. S’il savait… que le mécréant est devenu chrétien… et même pasteur par dessus le marché ! Mais n’anticipons pas !

À l’époque j’avais commencé à lire le Manifeste du parti communiste de Karl Marx. J’étais déjà un révolté et cela a continué quelques années. En seconde, j’ai milité dans une organisation trotskiste, et en première, j’ai mis mon lycée en grève. On me dira que le militantisme politique est une forme de foi. À l’époque je l’aurais nié vigoureusement mais aujourd’hui je le reconnais, et je pense que c’est particulièrement vrai du marxisme : foi en l’homme, foi en sa capacité à changer son destin, foi en la révolution, en un avenir meilleur, etc.

J’avais donc adopté une croyance, mais aussi une « famille » avec laquelle j’ai passé de bons moments. J’ai le souvenir que la foi religieuse me gênait : je n’arrivais pas à la réduire à mon système de pensée marxiste.

Pour des raisons diverses, je me suis éloigné de ce petit milieu d’extrême gauche. Il se trouve aussi que j’ai retrouvé un parent qui s’était engagé dans une autre organisation militante, l’Armée du Salut, et cela m’a interpellé. J’ai alors essayé de lire les évangiles, mais c’était comme s’il y avait un mur entre moi et cette Parole. Un jour, cette personne m’a emmené à un congrès, et là, la présence de Dieu m’a frappé comme une évidence. Alors, la Bible est devenue pour moi une parole vivante, une parole de Dieu pour moi, une parole actuelle.

J’ai pris quelques jours de recul pour réfléchir mais… cette présence ne partait toujours pas ! 

Bien sûr on pourrait dire que je suis simplement passé d’une croyance (le marxisme) à une autre (le christianisme). Je répondrai que tous nos choix reposent sur des croyances et que ne pas croire en Dieu en est une. Croire en Dieu est raisonnable, mais croire que l’homme soit raisonnable n’est pas raisonnable ! C’est sous-estimer la folie du mal présente dans son cœur. En réalité, la question clé n’est pas celle de la raison, mais celle de l’obéissance. Quand Jésus dit : « Suis-moi », nous pouvons inventer toutes sortes de raisonnements ; ce ne sont que des prétextes. Le seul vrai problème, c’est obéir ou refuser d’obéir à son appel, lui faire confiance ou pas. 

Depuis que j’ai répondu à cet appel, le Dieu de Jésus-Christ a continué à me faire faire du chemin. J’ai découvert les Églises évangéliques et, ô joie, j’y ai trouvé mon épouse puis l’appel à devenir pasteur. Il y a eu des joies et des peines, mais j’ai découvert qu’avec le Christ il y a toujours un avenir.

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