Da Vinci code

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Note : 40
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J’apprécie la lecture occasionnelle d’un roman facile à lire.

Da Vinci code

Sûr, ce n’est pas une littérature de grande facture. Juste du chewing-gum pour la pensée, ce qu’est précisément le Da Vinci code. Les pages tournent d’elles-mêmes tant les scènes se succèdent avec suspense. Communiquant incidemment quantité d’idées nouvelles sur l’Église, sur Jésus-Christ, et sur une spiritualité féministe païenne.

L’histoire

Un secret planétaire va être dévoilé, menaçant le christianisme: Jésus a eu une fille, Sara, de son mariage avec Marie-Madeleine. Échappée au sud de la France, cette descendance (assimilée au Graal, la «coupe» du sang du Christ pour les occultistes) s’est liée à la dynastie mérovingienne. Les Templiers étaient chargés de garder ce secret, mais leur élimination par Philippe le Bel aurait éteint à jamais ce secret si le «Prieuré de Sion» n’avait réussi à le transmettre jusqu’à nos jours. L’Opus Dei décide de tuer le Maître de cette société ésotérique. Son corps retrouvé au Louvre lance l’intrigue du roman. Aidée d’un spécialiste des symboles religieux de Harvard, sa petite fille tente d’élucider ce meurtre, et découvre cette «réalité» sur le Christ.

L’enjeu

Les concepts de ce livre ne sont pas nouveaux. Ils circulent depuis longtemps dans les milieux ésotériques (cf. Baigent et al, L’énigme sacrée, 1982, une plainte est d’ailleurs en cours pour plagia à l’encontre de Dan Brown).

Ce roman peut néanmoins avoir des effets dévastateurs. Plusieurs raisons:

• Il mélange dangereusement réalité et fiction: l’auteur attribue à des lieux, personnages et documents réels un sens ou des propos imaginaires. Le lecteur non averti est subrepticement emporté par l’erreur.

• L’auteur s’appuie sur des textes qui n’ont aucune fiabilité historique quant à la vie du Christ. Brown quitte l’assurance des premiers témoins, les évangiles, pour leur préférer des textes très postérieurs qu’aucun historien sérieux ne songerait à mettre sur le même plan.

• Il rabaisse le Christ au rang d’un homme brave et sincère, excluant complètement sa divinité. Ce courant de pensée n’est pas nouveau. Les premiers chrétiens ont déjà dû y faire face (1 Jean 4.3).

• Il fait l’éloge du culte des déesses et d’un paganisme sensuel féministe qu’il justifie par le pseudo abaissement de la femme dans la Bible.

Difficile d’imaginer que ce soit le souci de vérité qui ait conduit Dan Brown. L’impression est plutôt qu’il voulait en découdre avec le christianisme et distiller au fil du texte ses propres idées. Reconnaissons qu’à défaut de le faire loyalement, il ne manque pas de talent.

L’opportunité

Des millions de gens ont été et seront séduits. Beaucoup y trouveront la justification de leur rejet du christianisme. D’autres seront perplexes car le doute est semé ...

Est-ce donc parce que le message de la Bible est trop beau que les hommes préfèrent inventer des fables? Dommage, car la vérité est décidément plus belle que la fiction.

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