Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare

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Et vous, que feriez-vous si la fin du monde était prévue dans trois semaines ?

Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare

Dans 21 jours, un astéroïde va percuter la Terre et y détruire toute vie… 

Passer la fin du monde avec un ami est un vœu légitime mais Dodge est seul. Alors que le monde se désagrège, que chacun s’abandonne à ses penchants, Dodge reste digne et part à la recherche de son amour d’enfance. En chemin, il embarquera une voisine fantasque et un chien errant. 

Plus sérieux qu’il n’y paraît

En dépit de son thème, ce n’est pas un film « apocalyptique ». La scène finale est même d’une étonnante pudeur, voire d’une certaine poésie. On y alterne entre le grave et le léger, le dérisoire et le profond qui ne dit pas son nom. Jugez-en plutôt par les dialogues : « Et vous, vous allez faire quoi du restant de vos jours ? » « Je ne sais pas trop, me retrouver, chercher Dieu, bouger un peu mes meubles… » Le futile et le superficiel le disputent à l’essentiel dans ce petit film qui en dit beaucoup sans en avoir l’air. 

D’abord sur l’homme, sur l’homme sans Dieu, sur l’homme livré à lui-même dans un environnement plus que chaotique. Et sur les traces de Dieu. Sur l’empreinte qu’Il aura laissée dans l’homme, sur le désir profond de ne pas s’abandonner à l’animal mais de conserver jusqu’au bout sa dignité, de rechercher ce qui est noble, essentiel. Retrouver ses racines, vivre ses derniers instants avec des gens que l’on aime et qui nous aiment en retour. 

À J-3 de la fin du monde

La scène la plus belle de cet attachant road movie qui ne se raconte pas est celle de cette étrange procession de bord de mer en Californie, où les gens s’avancent par centaines pour se faire baptiser pour le pardon de leurs fautes passées et, qui sait, pour vivre un recommencement à J-3 de la fin du monde. Dans le plus abominable embrasement de la destruction des villes et de la démence de foules en colère, on s’attache ici à de petites choses, un mot d’un père à son fils, un paysage bouleversant, une amitié sincère, des amours naissantes…

Qu’est-ce-qui compte vraiment ?

« Personne n’est une île », disait Thomas Merton à ceux qui aiment croire que leur égocentrisme est une quête de l’Absolu. En compagnie des simples, de ceux qui ont compris qu’il ne sert à rien de lutter en vain, en compagnie de ceux qui déposent les armes nous avançons vers la fin inexorable avec une simple mais essentielle question : au moment de fermer les yeux sur ce monde et d’entrer dans la grande lumière blanche, que souhaitons-nous emporter ? Qu’est-ce qui a fait la valeur de notre vie ? Qui aurons-nous abandonné sur le chemin de nos ambitions ? Avons-nous encore le temps de revenir en arrière pour chercher un être cher oublié ? 

« Tout est vanité » disait le sage. Et pour vous, qu’est-ce qui compte vraiment ?

Film de Lorene Scafaria avec Steve Carell, Keira Knightley (2012).

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