Requiem for a dream

Complet
Note : 40
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Un film dur et sans concession sur l’addiction.
Requiem for a dream
Sorti en 2001, Requiem for a dream est le deuxième film de Darren Arronofsky. Un film coup de poing
dont on ressort littéralement ko. C’est, selon moi, LE film incontournable sur les addictions. On y suit une double descente aux enfers via l’addiction à l’héroïne de Harry Goldfarb, et celle de Sara, sa mère, à la télévision puis aux amphétamines.

Les personnages

Harry est un junkie qui passe ses journées avec sa petite amie Marion et son pote Tyrone. Ils s’évadent dans des paradis artificiels en consommant de l’héroïne et se retrouvent bientôt à dealer eux-mêmes. Ce n’est que le début d’une spirale infernale qui les conduira jusqu’aux pires extrémités autodestructrices.
Quant à Sara, elle vit seule et passe ses journées devant la télévision, qui lui martèle de rester jeune et belle. Quand elle croit qu’elle va être invitée à passer elle-même dans son émission préférée, elle va voir son médecin qui lui prescrit des coupe-faim, pour qu’elle puisse enfiler sa robe de mariage. Elle va devenir de plus en plus dépendante aux amphétamines et perdre tout lien avec la réalité.

La solution ne peut venir que d’Ailleurs

Ce qui crée le choc du film, c’est bien sûr l’histoire, racontée crûment et sans concession (certaines images sont choquantes, voire éprouvantes) : une chute inexorable et destructrice. Très très noir, le film ne laisse guère entrevoir d’espoir. Mais le choc vient aussi de la réalisation virtuose et inventive d’Aronofsky qui emporte le spectateur dans une expérience visuelle étonnante et dérangeante : écran divisé, montages parallèles, plans en accéléré, répétitifs, quasi-hypnotiques... On n’en sort pas indemne !
Requiem for a dream est un film sur les addictions, toutes les addictions, même si l’histoire se concentre sur l’héroïne et les amphétamines. C’est aussi une critique sans concession d’une société qui suscite ses propres aliénations. Car, dans le film, plus l’addiction augmente plus les individus sont seuls, isolés et perdus... jusqu’aux terribles dernières images. Le film n’offre aucun espoir, aucune voie de rédemption. Il crée un électrochoc qui fait prendre conscience du danger des addictions ! À nous de trouver la solution ailleurs... et pourquoi pas dans Celui qui dit de lui-même : « Si le Fils vous libère, vous serez alors vraiment libres » (Jean 8.36) ?

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