Stériliser, écouter, parler...

Complet
Note : 50
( 2 votes )

Mylène n¹est pas payée pour entrer en relation avec les gens. Quel bonheur cependant quand des occasions se présentent et qu¹elle peut témoigner de ce qui la fait vivre !

Stériliser, écouter, parler...

Je suis mariée et j’ai trois enfants. Cela fait maintenant treize ans que je travaille comme agent des services hospitaliers au bloc opératoire d’une clinique privée. Actuellement, je suis dans le service d’endoscopie. Mon travail est très technique : nettoyage, désinfection des endoscopes, stérilisation des instruments, installation des patients. C’est un travail où l’erreur n’est pas permise.

Avec les collègues

Au début, personne dans le service ne savait que j’étais chrétienne. Mais, au fur et à mesure des années, après des épreuves, j’ai grandi dans ma foi. J’arrive aujourd’hui à rendre témoignage de Jésus-Christ et de l’amour de Dieu.

Au bloc, les médecins et tout le personnel que je fréquente, savent que je suis chrétienne. Qu’ils soient croyants ou non, nous discutons avec joie de nos points de vue vis-à-vis de la religion en général. Il m’arrive aussi de partager avec eux ce que je vis dans mon Église. Je le fais naturellement, tout en travaillant.

Avec les patients

La relation avec les patients est généralement très brève, surtout lorsqu’ils ne viennent que pour des examens. Je n’ai donc pas souvent l’occasion de leur parler, car à peine sont-ils arrivés qu’il faut les installer pour les endormir.

S’il m’est donné de brefs instants avec eux, j’essaie avant tout d’être à leur écoute. Mais Dieu me donne aussi des occasions précieuses d’avoir plus de temps pour discuter avec certains. J’essaie alors de savoir leurs croyances et leur point de vue sur la religion.

Je constate que c’est très difficile de parler de l’amour de Dieu à des non-croyants, surtout lorsqu’ils sont malades. Avec les croyants, c’est plus facile. C’est une joie et un réconfort pour eux de savoir qu’une sœur chrétienne est à côté d’eux durant leurs examens.

Souvenir

Je me souviendrai toujours d’une patiente en fin de vie. La première fois qu’elle m’a vue, elle m’a dit que je dégageais quelque chose de particulier. En fait, j’étais un peu perplexe car je ne me sentais pas différente de mes collègues.

Cette patiente a tenu à ce que je vienne la voir dans sa chambre, chose que je ne fais normalement pas dans le cadre de mon travail. Mais, j’ai compris bien plus tard que Dieu m’avait mise sur son chemin pour lui lire la Bible, lui parler de son amour et prier pour elle dans ses derniers instants.

En fait, je saisis toutes les petites occasions à mon travail pour parler à qui le souhaite de la bonne nouvelle de Jésus-Christ.

Vous aimerez aussi

Mireille Legait est journaliste et chrétienne engagée. Nous lui avons demandé...
Confrontée à la détresse et à la violence, Sylvia Decaux aurait pu perdre la...
S’il est une chose qui me semble précieuse, c’est bien le temps. Ne...
Une chrétienne barmaid, cela vous étonne ? C’est pourtant grâce à ce...

Commentaires

Ajouter un commentaire

OK
Chargement en cours ...