Plus près de toi mon Dieu

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Seulement une belle légende ?

Plus près de toi mon Dieu

Moins de 15 jours après le naufrage du Titanic, Le journal*, écrivait ceci :
« Hier soir, dans l’immense salle du Trocadéro [à Paris], pleine à faire craquer les gradins, avant l’audition du Requiem de Berlioz…les chœurs anglais de la ville de Leeds, pieusement accompagnés par l’orgue, ont chanté lentement, gravement, profondément, le cantique désormais célèbre « Nearer my God to Thee (Plus près de toi, mon Dieu » que jouèrent à la minute suprême les musiciens du Titanic. Les cinq mille spectateurs qui se trouvaient là se levèrent spontanément pour écouter la funèbre mélodie. La minute fut émouvante. En entendant cet air tragique, les vivants songèrent aux morts qui s’étaient enfoncés dans la mer en le lançant de toute leur âme vers le ciel étoilé. Quand les autres couplets furent chantés, le public entier s’assit, sans applaudir, dans un grand et religieux silence. Et cet élan de pitié fut recueilli comme une prière. »

Ce fait se situe vraisemblablement en écho à l’histoire qui veut qu’alors que les eaux envahissaient inexorablement le Titanic en train de sombrer, plusieurs des membres de l’orchestre de Hartley ont continué de jouer au violon, impassibles, le cantique « Plus près de toi mon Dieu ».
Le film Titanic s’est saisi lui aussi de cette histoire pour en faire la musique d’une de ses scènes les plus chargées d’émotion. C’est le temps des adieux.

L’histoire est contestée mais tout à fait plausible. Elle illustre magnifiquement bien en tout cas l’attitude de celui qui, confronté à sa mort toute proche, s’en remet avec confiance à son Dieu.

Il existe différentes versions de cet hymne. Toutes ont été composées sur des vers écrits en 1841 par la poétesse anglaise Sarah Fuller Adams (1805-1848). Voici la traduction qu’en a faite le pasteur et poète français Ruben Saillens. Elle est devenue célèbre du jour au lendemain. On la fit imprimer sur des cartes postales, sur des feuilles volantes, elle fut chantée et vendue dans les rues de Paris. Elle parut dans le journal Le Temps (l’équivalent du « Monde » actuel) avec une grande photo du paquebot. Enfin, elle fut exécutée par une chorale à la salle Gaveau (Paris), où le pasteur et poète donna des conférences.

Plus haut, plus haut, c'est le cri de ma foi :
S'il faut courber la tête sous le glaive,
Je veux encor que mon âme s'élève
Plus près de Toi, mon Dieu, plus près de Toi !
 
Lorsque la nuit se fait autour de moi,
Quand j'erre seul dans le désert immense,
Que de mon âme encor ce cri s'élance :
Plus près de Toi, mon Dieu, plus près de Toi !
 
Prends, ô mon cœur, les ailes de la foi,
Vole au-dessus des monts et des vallées,
Chante, au travers des plaines étoilées :
Plus près de Toi, mon Dieu, plus près de Toi !

Quand tu viendras, ô mon céleste Roi
Me recueillir dans tapure lumière,
Que je redise à mon heure dernière :
Plus près de toi, mon Dieu, plus près de toi !

* Édition du 27 avril 1912. Nous nous référons ici Titanic.pagesperso-orange.fr

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