L’important, c’est d’y croire

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Contrairement aux idées reçues, croire en la résurrection de Jésus implique de nombreux bouleversements dans notre vie présente.

L’important, c’est d’y croire

Une adolescente a sauvé des dizaines de personnes du raz-de-marée qui a frappé l’Asie du sud le 26 décembre dernier. Quand elle a vu les eaux subitement refluer de la plage où elle se trouvait, elle s’est souvenue de ce qu’elle avait appris à l’école sur les « tsunami ». Elle a correctement interprété ce signe annonciateur et a donné l’alerte. Ceux qui l’ont écoutée malgré son jeune âge et le calme apparent de la mer ont pu fuir à temps. Oui, l’important c’était de la croire… mais aussi de prendre au sérieux l’avertissement de se lever et de déguerpir sans délai car chaque seconde comptait.

Croire en la résurrection (du Christ, et par conséquent à la nôtre), c’est pareillement sortir de nos torpeurs, de nos anesthésies, et la prendre au sérieux comme on prend au sérieux la réalité d’un raz-de-marée ! C’est à dessein que j’ai pris l’exemple de cette catastrophe naturelle. Car contrairement à ce que l’on pourrait penser, croire en la résurrection n’a rien d’une recherche de confort spirituel douillet, d’une certitude rassurante, consolante, apaisante, d’une sorte de béquille, de soutien psychologique pour faire face à la dureté du réel, comme on l’entend parfois. On ne croit pas en la résurrection par besoin de s’accrocher à quelque chose !

La résurrection n’est pas un placebo (faux médicament à effet psychologique) sur nos malheurs et nos deuils. Car c’est une menace et pas seulement une promesse. Celle d’une déferlante de vie dont même la mort ne peut plus nous protéger. À partir du moment où je prends au sérieux l’annonce de la résurrection de Jésus-Christ, ce témoignage stupéfiant d’un reflux subit de la mort au cœur de notre histoire humaine, alors j’ai conscience que chacun de mes actes, chacune de mes paroles, chaque heure, chaque minute de ma vie prend une dimension décisive. Elle est promise à l’éternité. Plus rien ne fera disparaître ce que j’aurai été, ce que j’aurai fait, puisque même la mort n’a pu effacer ce que Jésus a été, a dit et fait pour ce monde et pour moi. En quelque sorte, je suis, nous sommes, « menacés de résurrection » et non plus seulement voués au sommeil et au néant éternels. Ce n’est pas toujours confortable.

L’important n’est donc pas seulement d’y croire. On ne peut y croire vraiment sans se lever, se relever, se mettre à espérer et lutter, face à toutes les forces de mort qui voudraient étouffer la vie. On ne peut y croire sans se laisser bousculer, déranger de toutes ses habitudes, réveiller de ses torpeurs, dégager de ses pesanteurs. À moins d’être aussi fou qu’un touriste qui se serait dit : « tiens, un tsunami » et aurait continué à lire tranquillement son magazine sur une plage d’Indonésie.

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