Comment croire que Dieu veut notre bien ?

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Notre monde va mal. Pour certain, il est normal de mettre Dieu au banc des accusés

Comment croire que Dieu veut notre bien ?

C’est fou le nombre de gens qui ne parlent de Dieu que pour se plaindre de lui. Nous refusons de prendre Dieu au sérieux dans nos vies, mais nous l’invoquons facilement pour le charger plus ou moins brutalement de la responsabilité de tout ce qui ne va pas bien dans le monde et en nous.

Consommateurs de la vie

Ce qui est frappant ces dernières années, c’est le développement chez beaucoup d’une attitude de client face aux circonstances de la vie. Nous nous positionnons comme des consommateurs insatisfaits, et nous en rendons responsables toutes sortes de personnes: notre famille, notre patron, l’État, les hommes politiques, … et même Dieu. C’est leur faute si cela ne va pas comme je voudrais, et c’est notamment la faute de Dieu si le monde est angoissant et l’avenir incertain. Et si c’est ainsi, c’est parce que, au fond, Dieu n’est pas si bon que cela. C’est devenu un lieu commun de la littérature et du cinéma.

Nous vivons comme si la norme de l’existence était d’être comblée, sans qu’il n’y ait aucun effort à faire, comme le petit enfant nourri par sa mère dès qu’il le demande. Dans cette vision des choses, on confond Dieu avec un papa gâteau dont la seule raison d’être est de répondre à tous nos besoins.

Acteurs responsables

Cette façon de voir la vie nous déresponsabilise et nous empêche de grandir. Or, dans l’Évangile, Jésus nous appelle à le suivre pour un projet de vie exigeant. Il nous appelle à sortir de nos idées toutes faites, à rejeter les barrières que fabriquent nos préjugés, à prendre le risque de construire des relations nouvelles avec ceux qui nous entourent. Dans ses relations avec ses contemporains, Jésus interpelle, Jésus enseigne, Jésus guérit, Jésus relève, non pas comme un prestataire de services, mais comme le Maître qui appelle à une vie nouvelle, qui nous arrache à nos prisons pour une existence ou nous devenons plus acteurs, plus responsables, moins passifs, moins soumis aux forces et idées qui veulent déterminer notre existence. Le vrai amour ne nous infantilise pas, mais cherche à nous faire grandir.

Le projet de Jésus n’apparaît pas très moderne dans une société marquée par l’exigence du «tout, et tout de suite» et bercée par la culture du divertissement si présente aujourd’hui. Mais au-delà des faux besoins qu’on essaie de nous mettre dans la tête et dans le cœur, n’est-ce pas l’Évangile qui est en phase avec notre réalité la plus profonde? Voyez par vous-mêmes!

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Commentaires

g2d
01 novembre 2013, à 00:26
jésus
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