Agriculteurs-éleveurs pendant cinquante ans

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ENTRETIEN DE PRISCA WILES AVEC ANSKE ET AGNETA KONING

Agriculteurs-éleveurs pendant cinquante ans

Parlez-nous de la vie à la campagne avec les enfants.

À la ville, il faut emmener les enfants au parc et surveiller leurs jeux. Chez nous, ils pouvaient jouer dehors, sortir et rentrer sans besoin de surveillance. Nous pouvions donc faire ce que nous avions à faire de notre côté. Par contre, les choses sont devenues plus difficiles dès qu’ils ont quitté l’école primaire. Il fallait les conduire en voiture pour tout.

Avez-vous rencontré des contraintes particulières liées à votre métier ?

Travail et vie ne faisaient qu’un. Nous n’avions pas de vacances, pas de weekend, mais c’était normal. Se lever tôt et faire nettement plus de huit heures par jour n’a jamais été une difficulté. Pour- tant, quand nous avons acheté notre ferme, nous savions que nous paierions jusqu’à notre retraite. En effet, j’ai payé la dernière traite l’année de ma retraite. Il faut aussi savoir vivre isolé, même s’il y a une solidarité entre voisins. L’isolement est de plus en plus vrai avec la diminution du nombre d’agriculteurs. De 1954 à aujourd’hui, nous sommes passés de 52 à 2, pour la même surface cultivée.

Pour sortir de l’isolement, je me suis investi dans la vie de la commune. Cela m’a permis de m’ouvrir aux autres.

Si vous deviez recommencer ?

Si nous étions de jeunes débutants aujourd’hui, nous devrions sans doute penser à l’agriculture bio. Il faut quand même être conscient...

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