Chute des prix

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Posséder une Bible était autrefois un privilège très rare.
Chute des prix
Avant l’imprimerie, copier une seule Bible pouvait demander environ un an. Cela se faisait à la main, raison pour laquelle on parle de manuscrit. 210 peaux de moutons ont été nécessaires pour concevoir le parchemin d’une Bible tourangelle du 9e siècle ! Seuls, les plus riches avaient les moyens d'en acquérir.

À partir du 13e siècle, des ateliers de copie se créent dans les villes universitaires et l’utilisation d’un parchemin plus fin permet de réduire la taille et le coût mais le livre reste encore trop cher pour la plupart des lecteurs.

Au 15e siècle
Le premier livre imprimé au monde fut une Bible : la Bible de Gutenberg de 1455. Un exemplaire coûtait alors environ 50 florins. Pour se faire une idée, un bœuf était vendu un florin.

Au 16e siècle
Le prix du Nouveau Testament de Luther restait élevé : le salaire moyen d’une semaine, voire celui d’un mois pour un artisan ! Pourtant le public lui réserva un accueil enthousiaste : on estime qu’en 1535, un Allemand sur 70 en possédait un exemplaire.

Au 17e siècle
Dans la Genève du temps de Calvin (et cela ne va guère changer avant le début du 19e siècle), l’achat d’une Bible d’Olivétan (à une livre tournois) correspondait à cinq jours de revenus.

Vers 1830
Les prix vont chuter avec la création des Sociétés bibliques et les progrès de l’alphabétisation.
La règle d'or de l’Alliance biblique universelle est que l'on puisse trouver partout une Bible au prix d'une journée de nourriture.

Dans les années 1950
On descend à quatre heures de travail au salaire moyen.

Aujourd’hui
La société biblique de Genève propose dans les supermarchés la Bible pour le prix d’un café : 1,90 euro !








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Commentaires

Matthieu Arnera
22 juillet, à 22:19
Article intéressant. Mais il ne faut pas oublier que les bibles à 1,90 euro sont fortement subventionnées, donc, en quelque sorte, offertes en partie à leurs lecteurs. Si l'on veut comparer le prix de vente d'une Bible aux 50 florins de la Bible de Gutenberg, il faut rémunérer correctement tous les acteurs de l'édition, et alors on arrive à des tarifs — pour les bibles les plus simples et les moins chères — de l'ordre de 10 à 15 euros, ce qui est le prix d'une heure de travail au salaire minimum net en France : ça reste raisonnable ! (qu'on me comprenne bien : je en critique pas les subventions, au contraire ! Je voulais juste donner quelques éléments pour comparer ce qui est comparable...) Merci pour la qualité de vos articles. Fraternellement.
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