Éloge de la vie à la campagne

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Sept années dans son nouveau village ont conforté Laure dans son choix.

Éloge de la vie à la campagne

2009. Ma famille et moi venons d’emménager dans un village de quatre cents âmes. Après quelques années vécues aux portes de Paris, puis dans une banlieue de sinistre réputation, une nouvelle aventure commence.

Enfin le calme

Désormais, la lumière crue des réverbères et les bruits nocturnes du voisinage ne me réveilleront plus. Les klaxons incessants des voitures dans les parkings et les bouchons ne m’irriteront plus. Les regards agressifs ou indifférents des passants ne me toucheront plus. À la ville, on a tout. Mais pas assez de calme ni de temps.

Ici, la lune et les constellations reprennent leurs places de luminaires naturels. Leur clarté puissante m’apaise. Elles marquent le temps et les saisons, comme le dit la toute première page de la Bible. Elles rythment la vie et le sommeil.

Le matin, les lapins de garenne courent encore et les poules redevenues sauvages se perchent dans les arbres. Aucun ne travaille, pourtant Dieu les nourrit ! Et quand un renard mange une poule, je songe que rien ne nous appartient vraiment ! Je pense alors à cette réaction de Job après qu’il ait tout perdu : « Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Il faut le remercier ! » Je ne suis qu’une toute petite pièce parmi les milliards d’autres de l’univers...

À chaque année sa spécialité...

Autrefois, les gens disaient « année à pépins, année à noyaux, année à baies... »

Cette année on aura beaucoup de poires, l’année prochaine beaucoup de prunes... Ne pas avoir de fraises toute l’année mais seulement en leur saison, mûres à point, gorgées de sucre, de soleil et de vitamines leur rend toute leur saveur... Le plaisir et la santé sont des bénédictions ! Vivre avec la terre apprend la patience, l’humilité. Il faudra du temps pour recevoir le meilleur. Plus besoin du superflu. J’ai l’essentiel.

Des paraboles vivantes

Quand je bêche mon potager, je pense à la parabole du semeur et de la bonne terre : je retire les cailloux, j’ajoute du compost. Je laisse un peu de friche, comme le conseille la Bible. C’est bon pour la biodiversité. Et si mes légumes ne poussent pas, je ferai de la bonne soupe d’orties. Dieu pourvoit à qui lui fait confiance !

Après la récolte des oignons dans les champs voisins, les gens peu fortunés ramassent les bulbes oubliés par la machine. Et quand le mois est difficile, un chasseur s’arrête pour offrir des poules faisanes. Ce que Dieu offre en abondance est partagé !

Les premières Églises sont nées dans des villes. Preuve que citadin ou campagnard, chacun peut venir à Dieu comme il est, là où il est. C’est indéniable.

Cependant, vue de ma campagne, la Bible me paraît plus concrète, l’œuvre et les merveilles de Dieu plus évidentes.

Je prends davantage la mesure de ses bénédictions et de ce qu’il a préparé pour l’humanité.

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