Fêter ou ne pas fêter Noël ?

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La vraie question n’est peut-être pas faut-il fêter noël, mais comment le vivre !

Alors que certains voudraient même bannir les sapins des écoles au nom de leur idée de la laïcité, les chrétiens eux-mêmes ne voient pas tous Noël de la même manière.

Certains estiment qu’on ne devrait pas fêter Noël alors que d’autres au contraire sont heureux de le faire. Voici quelques arguments des uns et des autres.

Fêter ou ne pas fêter Noël ?

Pour

• La Bible rapporte l’institution de fêtes nombreuses et très codifiées. Elles servaient de jalons pour les Israélites, comme des poteaux indicateurs le long d’une route. Pour les chrétiens aussi, Noël, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte... sont d’excellents moyens de se souvenir. 

• Il est important de dire que les récits évangéliques ne sont pas des fables, mais qu’ils témoignent de faits historiques. Fêter leur anniversaire, c’est se souvenir de ce que Dieu a fait. 

• Autrefois, les hommes de Dieu ont souvent dressé des autels pour remercier Dieu au cours des étapes de leurs voyages. Les générations suivantes étaient ainsi les témoins de ce que Dieu avait fait autrefois. Noël peut être l’un de ces « autels ». Ce n’est pas un lieu géographique mais un temps pour se rappeler l’incroyable histoire de Dieu venu parmi nous. 

• Noël : une belle occasion de témoigner à tous que Jésus n’a pas surgi comme un roi pour s’imposer aux hommes, mais comme un bébé pour habiter nos fragilités.

Contre

• La naissance de Jésus n’a certainement pas eu lieu un 25 décembre puisque les évangiles rapportent que les bergers passaient la nuit dans les champs. Ce n’était donc pas en hiver. 

• Cette fête est devenue purement commerciale. Où est donc passé Jésus ? 

• Quand les gens pensent à Jésus à Noël, ils le réduisent le plus souvent à une figurine quelconque ou à un bébé en sucre. C’est le petit Jésus qui n’a rien à voir avec le Christ de l’évangile qui a donné sa vie et qui est ressuscité ensuite.

• Est-ce célébrer Dieu que de se gaver de mets coûteux quand certains de nos semblables crient famine ? Est-ce célébrer Dieu que de couvrir les enfants de cadeaux, quand on les prive souvent d’amour, alors que la Bible nous affirme : « Dieu est amour » et que le premier Noël en est l’illustration la plus forte qui soit.

Comment j’ai prévu de vivre Noël

Sans critiquer ceux qui choisissent de ne pas fêter Noël, j’ai pris ma décision : 

• Je fêterai ce Dieu qui s’est fait homme, tout proche de nous.

• Je profiterai de l’occasion pour parler de lui. Je sais que l’ami que j’inviterai acceptera plus facilement que je lui parle de Dieu à ce moment-là qu’à aucun autre. L’enfant à qui j’offrirai un cadeau sera plus ouvert à écouter le récit de la naissance de Jésus.

• Je le fêterai avec d’autres chrétiens de ma ville en investissant le marché de Noël. Nous y mettrons ainsi un peu plus de Noël et un peu moins de marché. Nous distribuerons des papillotes avec un verset de la Bible.

• J’inviterai mes amis à une célébration de Noël. Qu’importe s’ils viennent plus pour les douceurs et le vin chaud ! En tout cas, ils entendront le message du Dieu d’amour. 

• En fêtant Noël, je n’oublierai pas que la fête ne se limite pas à une naissance.

Je fêterai l’espérance, je fêterai l’amour, je fêterai le pardon !

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Commentaires

ntjufen
15 décembre 2013, à 07:50
Les fêtes "israélites" furent décrétées par YHWH, dans l'Ancienne Alliance. Elles avaient toutes une vertu sociale de mémorial, et une portée symbolique dans la mesure où elles montraient toutes l'Oint du Père, le Messie. Comment enseigner Christ sans témoigner qu'il a donné chair aux symboles contenus dans toutes les fêtes de YHWH?
Question: Où sont donc dans la Bible, les décrets instituant les fêtes dites chrétiennes? Livres, versets...
Comme ces décrets d'En-Haut n'existent guère, (ça se saurait) il serait bon, pour demeurer dans la vérité de toujours signaler que les fêtes dites chrétiennes sont des ajouts inspirés des hommes. La religion telle qu'en elle-même.
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Solveig
17 décembre 2013, à 10:27
J'apprécie la façon équilibrée avec laquelle cet article pose le problème et y répond. Il est vrai, comme le suggère ntjufen, que nous pourrions signaler que Noël n'est pas une "fête de l'Eternel"; mais est-ce indispensable, puisque je relève dans la bible au moins deux fêtes "israélites" qui n'ont pas été décrétées par YHWH, et qui ne sont que des jalons pour la mémoire ? Il s'agit de "Pourim", instituée pour célébrer la délivrance du génocide juif ourdi par Haman : "Les Juifs instituèrent une tradition irrévocable pour eux, pour leur descendance et pour ceux qui se joindraient à eux....on garderait le souvenir et la célébration de ces journées, de génération en génération..." (Esther 9, à partir du verset 20.) Et, petit clin d'oeil peut-être à Noël, la tradition veut qu'à Pourim on s'offre des cadeaux ! Donc on célèbre les oeuvres de l'Eternel par des présents.
La deuxième fête que j'ai relevée, c'est celle de la Dédicace (autrement dit Hanoucca), que Jésus lui-même a célébrée (Jean 10.22). Cette fête rabbinique fut instaurée pendant la période inter-testamentaire, pour commémorer le miracle de la fiole d'huile pour le chandelier, après la purification du temple profané par Antiochus IV, en l'an 164 avant notre ère. Donc même les Juifs pieux et les rabbins n'ont pas hésité à poser des jalons de mémoire sous la forme de nouvelles fêtes à célébrer.
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ntjufen
17 décembre 2013, à 22:41
La quête de l'équilibre pour poser en fait la béquille scripturaire (?) qui soutient Noël (Nouveau Soleil) peut en effet être un effort appréciable. Mais une béquille ne soutient que ce qui tombe. Je me répète, c'est sûr.
Dans "chrétien", il y a Christ, souvenons-nous de cela.
Pour ce qui est des fêtes "nationales" israélites comme Purim ou Hanoucca (Dédicace), je ne sache pas qu'elles aient fait l'objet d'une acclimatation en milieu chrétien.
Car si Pourim est la célébration d'une orgie du sang, de représailles débornées à la conspiration génocidaire d'Haman, Hanoucca célèbre un miracle pendant une époque de ténèbres spirituelles des judéens. Ni l'une, ni l'autre, dans les écritures, ne sont un jalon dans la saga du Messie, contrairement aux fêtes de YHWH.

Conclusion de Solveig:
"Donc même les Juifs pieux et les rabbins n'ont pas hésité à poser des jalons de mémoire sous la forme de nouvelles fêtes à célébrer."

Première remarque: Jean 10.22-23 dit clairement: "On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C'était l'hiver. Et Jésus se promenait dans le temple, sous le portique de Salomon."
Se promener dans le temple lors d'une fête manifestant l’affranchissement du peuple judéen de la tutelle de YHWH, est-ce célébrer cette fête? Que non. J'aime à penser et à dire que Yeshua arpentait ce symbole dont la destruction, et symbolique, et physique, ferait distinctement voir aux judéens la fin de la première Alliance.

Deuxième remarque: est-ce parce que "même les Juifs pieux et les rabbins" prennent un chemin tortueux que les chrétiens devraient suivre? Que non! Le chapitre 23 de Matthieu est rempli de considérations très explicites sur la condition du rabbinisme qui n'est que la continuation du pharisaïsme du premier siècle.
Il n'est plus question de célébrer les fêtes de YHWH, puisque Yeshua les a accomplies définitivement par sa naissance, sa vie, sa mort et résurrection, puis la survenue du Consolateur, l'Esprit saint.
N'ajoutons pas aux Écritures, n'en retranchons rien. Les traditions ont une portée ultime: elles finissent par annuler la Parole du Père.
En quoi Noël (Nouveau Soleil) peut-il annuler la Parole d'Elohim? Que sa genèse soit contée, la parole du Messie rappelée, et l'on comptera ce qui lui reste de défenseurs...
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Jean-Luc B
18 décembre 2013, à 05:01
Noël et les cadeaux ? Un petit historique intéressant nous permet d'en savoir un peu plus sur l'apparition progressive de la fête de Noël dans la civilisation judéo-chrétienne :

http://regardschretiens-info.blogspot.fr/2011/12/le-pere-noel-vient-de-loin_22.html#more
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Georges Mary
18 décembre 2013, à 09:45
Concernant l'étymologie de Noël, celle-ci est discutée. L'assimiler à "Nouveau soleil" est une des options mais pas celle couramment admise par les spécialistes, toute polémique exclue.
L'article de Wikipédia à ce sujet écrit :

"Le mot Noël (dont la première attestation écrite date de 1112) serait issu par évolution phonétique (nael) et modification vocalique du latin natalis (« relatif à la naissance, natal »). Le o, remplaçant le a de l'ancien français nael, vient de la dissimilation des deux a de natalis tandis que le tréma (1718) note la diérèse1. C'est la seule explication admise par les spécialistes. On en retrouve quelques autres dans certaines publications (comme celle qui le voit dériver du latin novella, « noël » était au Moyen Âge le cri de joie poussé par le peuple à l'arrivée d'un heureux événement). Ainsi, le mot Noël pourrait également être issu du gaulois noio signifiant « nouveau » et de hel signifiant « soleil », et signifierait « nouveau soleil »[réf. à confirmer]2,[réf. à confirmer]3,[réf. à confirmer]4. Il serait alors lié à la renaissance du soleil lors du solstice d'hiver.
Noël apparaît donc associé à la naissance comme en témoignent certaines de ses traductions en diverses langues."


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ntjufen
18 décembre 2013, à 16:30
Bien entendu, l'étymologie de Noël (Nouveau Soleil) est discutable. Mais pas le fait que le tronc d'arbre du fait de son long séjour dans la rivière est prise pour un crocodile, avec une description minutieuse des formes du végétal qui miment celles du saurien... Rien n'y fait, une fête païenne ne sera jamais authentiquement chrétienne. Églisienne, oui. Car c'est là le christianisme sans Christ. Or le christianisme, c'est Christ seul. Sans ajout; sans excipient; sans colorant; sans conservateur. Christ seul. Historique et anhistorique. Porteur des bornes de l'Histoire et échappant à l'Histoire et au temps qu'Il contient.
Christ seul. Qui jamais ne nous donna de directives pour célébrer son "anniversaire"; en hiver!
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hans andersen
23 décembre 2013, à 16:48
Noel est contre la saintete. La celebration d un anniversaire revele du paganisme. Cette fete est la celebration du dieu soleil sous les traits du pere noel. Il est adule en divinite. On lui attribue l omnipresence la conception de tout les cadeaux. On induit les enfants a le prier (petit papa noel). On ment a nos enfants... discernez donc chretiens
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Georges Mary
23 décembre 2013, à 17:01
Bien d'accord avec vous pour dire que le Noël vécu par la plupart des gens relève du paganisme. Mais les chrétiens peuvent aussi - c'est mon cas - en faire une occasion pour rappeler le début de l'évangile de Matthieu et de Luc à nos contemporains. Attention SVP à ne pas mettre tout le monde dans le même sac. Les chrétiens qui célèbrent la naissance de Jésus ne prie ni le père Noël ni n'adorent le soleil....
Je résumerais ma position en disant : libre à vous de ne pas fêter la naissance du Sauveur mais laissez libres de le faire ceux qui le souhaitent. Sans les juger SVP.
Mon blog "Grain de sel" sur ce site (daté du 23 décembre) en dit un petit peu plus sur le sujet...
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