Jésus a-t-il donné un sens à sa mort ?

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Les évangiles sont formels: le Christ non seulement connaissait à l’avance la mort qui l’attendait mais, pleinement consentant, il en savait aussi le pourquoi.

Jésus a-t-il donné un sens à sa mort ?

Souvent, au moment des fêtes, certaines publications ressortent quelques polémiques autour de la personne de Jésus. Cela doit sans doute faire vendre. Influencés par des auteurs peu respectueux de l’autorité de la Bible et marqués par un certain rationalisme, nous devinons que pour eux, Jésus n’est pas exactement celui que les évangiles décrivent. Sa naissance surnaturelle, ses miracles, sa résurrection sont régulièrement contestés. Les paroles de l’Évangile seraient une sorte de construction mythologique sans aucun fondement historique. Dans cette logique, ni la mort de Jésus, ni a fortiori sa résurrection, n’ont pu être annoncées avec précision par le Christ lui-même.

L’espace nous manque pour répondre en détail à ces arguments(1). Affirmons simplement qu’avec des millions de chrétiens dans l’histoire, nous croyons que les textes de la Bible sont véritablement fiables, ne serait-ce qu’en raison du nombre de ses prophéties qui ont été accomplies littéralement.

Jésus annonce sa mort

Ainsi, si nous nous basons sur les paroles de l’Évangile, nous découvrons que la mort du Christ n’a pas été une surprise pour lui. À peine se fait-il connaître comme le Messie, que Jean-Baptiste voit en lui, «l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde». Au début de son ministère, les évangiles mettent d’abord l’accent sur le Royaume de Dieu qui s’est approché. Les miracles attestent la puissance du Royaume. Puis, un jour, Jésus annonce: «Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup. Les anciens, les chefs des prêtres et les maîtres de la loi ne voudront pas de lui. Ils le feront mourir. Et le troisième jour, il se réveillera de la mort.»

À une autre occasion, Jésus explique que «le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais pour servir et donner sa vie comme rançon pour libérer une multitude de gens». Jésus connaissait le genre de mort qui l’attendait et quel était le but de sa venue sur terre: «servir et donner sa vie comme rançon».

Les anciennes prophéties

Jésus est parfaitement conscient que les prophéties à son sujet s’accomplissent. Le mot «rançon» d’ailleurs renvoie à une idée très fréquente dans l’Ancien Testament. Il fallait que le monde soit «racheté», un peu comme Israël avait été racheté de l’Égypte. Le rachat suppose un prix à payer, une sorte de «rançon». Dans l’histoire de la Pâque juive, c’est l’agneau innocent qui symbolise ce prix. Jésus savait que sa mort allait être le prix du salut, de la délivrance de l’humanité. Ésaïe parlait du Serviteur de l’Éternel, qui aurait un jour à donner sa vie pour le salut du monde: «Pourtant il n’était blessé que du fait de nos crimes, il n’était accablé que par l’effet de nos propres torts. Il a subi notre punition, et nous sommes acquittés… Le Seigneur lui a fait subir les conséquences de nos fautes à tous».

L’évangile selon Jean

Lors de son entretien avec Nicodème, l’apôtre Jean résume le message de Jésus. Il explique notamment par quels moyens l’être humain peut «naître de nouveau» et ainsi avoir la véritable vie: «Dans le désert, Moïse a placé le serpent de bronze en haut d’un poteau, devant tous. De la même façon, le Fils de l’homme doit être placé en haut, devant tous. Oui, Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique... Ainsi, tous ceux qui croient en lui ne se perdront pas loin de Dieu, mais ils vivront avec lui pour toujours».

La comparaison est osée. Jésus savait qu’il devait être élevé comme ce serpent que Moïse avait dû élever autrefois. Symbole de malédiction, ce serpent était devenu source de guérison et de salut pour le peuple en train de périr. De la même manière, Jésus a consciemment accepté de devenir malédiction pour nous afin de prendre sur lui notre condamnation et nous accorder le pardon et la vie éternelle. Il attend simplement que nous mettions notre foi en lui.

Pour aller plus loin

Jean 1.29; Luc 9.22; Marc 10.45; Ésaïe 52.13; 53.5-6; Jean 3.14-16; Nombres 21.5-9

1. Le Croire et lire «Jésus en questions» vol. 1 aborde quelques-unes de ces questions.

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