Noël à l’envers

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Noël en maillot de bains et en tongs sur une planche de surf ou sur le dos d'un kangourou... Eh oui, sous nos pieds, aux antipodes, Noël, c'est pas pareil!...

Noël à l’envers

... En Australie, il fait à peu près 30 degrés en ce moment. Ce sont les vacances d'été. Beaucoup de gens se rendent dans les marinas ou partent pique-niquer à la plage. Certes, le Père Noël a bien le même costume qu’ici, mais il y côtoie les maillots de bain!

«Le message de Noël est bien loin de ce que nous en avons fait»

Il y a 2000 ans…

Ce qui s’est passé au début de notre ère, lors du premier Noël se situait également aux antipodes de l’époque… et de la nôtre. La naissance de Jésus est venue apporter un fabuleux renversement des valeurs auquel personne ne s’attendait. Le puissant Roi tant attendu, le Messie espéré, s’est fait ce jour-là fragile nouveau-né!

Le texte de l’Évangile rapporte:

«En ce temps-là, l’empereur Auguste publia un édit qui ordonnait le recensement de tous les habitants de l’Empire… Tout le monde allait se faire recenser, chacun dans la localité dont il était originaire» (Luc 2.1,3).

Étrange histoire: c’est au moment où l’empereur de Rome fait la démonstration de toute sa puissance que Jésus naît ainsi. Quel contraste! L’empereur commande. Il fait la loi et rêve de dominer la terre entière. Il compte les gens comme un avare compte ses sous. Que lui importe d’obliger les pauvres gens à se rendre à pied jusqu’à leur village de naissance! Comme souvent dans ces cas-là, les foules souffrent et les pauvres trinquent.

En cette première nuit de Noël, cet homme se prenait pour un petit dieu. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’au même moment, Dieu naissait à une vie d’homme. Quel renversement!

«Vous trouverez un nouveau né… couché dans une mangeoire… Il est le Messie, le Seigneur».

Contre toute attente

On se serait attendu à ce que Dieu, quand il prend naissance d’homme, prenne des airs d’empereur et de grand seigneur! Qu’il s’habille de luxe, s’entoure de faste et de gloire! Qu’il s’impose avec puissance. Or l’enfant quand il vient, ne brille pas par sa gloire et sa puissance. Au contraire, il étonne par sa douceur et sa fragilité. De plus, l’enfant de Noël n’arrive pas du ciel dans un couffin doré pour s’enfermer bien au chaud dans un palais. Non, il naît dans une étable empruntée, ouverte à tous les courants d’air. Les évangiles nous le disent: il n’y avait plus de place pour que ses parents, Joseph et Marie, puissent se reposer et donner naissance à leur premier-né.

La décision de l’empereur a dispersé les hommes; la venue de l’enfant Jésus les rassemble.

C’est aux bergers, pauvres parmi les pauvres, que l’ange s’adresse en premier:

«Soyez sans crainte, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple. Gloire à Dieu et paix aux hommes qu’il aime».

Ce sont eux, souvent considérés comme des sous-hommes à l’époque, qui seront les premiers invités. D’autres viendront plus tard de très loin. Ce sont les mages, des gens très riches, qui viendront lui apporter leurs présents. Les autorités religieuses de Jérusalem, elles, ne sont même pas au courant. Tout à fait le monde à l’envers!

Étrange nuit de Noël. Comme si Dieu, contre l’empereur, voulait montrer aux hommes, ce qu’est la vraie grandeur, le véritable visage de Dieu…

Et pourtant, il n’y aura jamais rien de plus grand au monde que ce nourrisson si pauvre, si petit, si fragile.

Le Noël de l’enfant pauvre, c’est bien l’évangile que l’ange annonce aux pauvres bergers de Bethléem.

Et aujourd’hui?

D’une certaine manière, Noël nous appelle à nous reconnaître tous comme pauvres car c’est toujours aux gens simples et petits à leurs yeux que Dieu se révèle en premier. À Noël, Dieu nous invite à nous approcher de lui les mains nues, les mains vides, les mains tendues. Nous sommes assoiffés, fatigués, ignorants. Nous sommes les bergers de Bethléem. Noël nous est donné maintenant. À nous d’écouter.

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Emblème de la ville d’Arles

Plusieurs légions romaines avaient le lion pour emblème. Le lion est en effet redoutable, une vraie force de la nature. Pas étonnant qu’il ait été souvent choisi pour représenter la force physique, principalement guerrière, incarnée ici par l’empereur romain

On a dit que lorsque les légions romaines sont arrivées à Arles, il y avait un lion dessiné sur un drapeau et qu'il serait devenu par la suite l’emblème de la ville, jusqu’à aujourd’hui.

Le lion (en latin Leo, Leonis) a donné en français le prénom Léon. Et Léon… c’est Noël à l’envers!

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