Paul, le gracié

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Meurtrier repenti, Paul a fait l’expérience de la grâce. L’amour inconditionnel de Dieu l’a transformé.

Paul, le gracié

Paul, vous savez, c’est un drôle de gars. Avant, c’était quelqu’un de bien. Enfin, pour les gens comme lui, de sa secte. Il a grandi dans une bonne famille bourgeoise, il a fait de très bonnes études – Sciences-Po de l’époque. Il avait tout de bien sur son CV, il avait même les bons pistons. Alors, quand ce Jésus de Nazareth est venu tout changer – les traditions, les habitudes, les hiérarchies – Paul s’est vraiment fâché. Le problème, c’est qu’il était devenu un véritable fanatique. Et on sait où ça mène: intolérance, harcèlement, persécutions, terrorisme. Un peu comme l’Inquisition avec douze siècles d’avance, voire un ayatollah de l’Antiquité. Pour Paul, les gens qui croyaient en ce fou de Jésus, il fallait qu’ils abjurent ou qu’ils disparaissent. Alors il allait chercher les nouveaux convertis jusque dans leurs maisons, les traînait en prison, les faisait tabasser, les obligeait à renoncer à leur foi ou les faisait mettre à mort. Une de ses premières victimes a été Étienne, lapidé à mort avec son consentement.

Impossible pardon?

Et puis, un jour, alors qu’il allait à Damas dans ce but, Paul a rencontré Jésus directement et ça l’a vraiment bouleversé. Il en est resté aveugle trois jours. Comment avait-il pu autant se tromper? Le Dieu qu’il aimait tant et qu’il voulait défendre était celui-là même qu’il persécutait: comment était-ce possible? Comment se relever, continuer à vivre avec autant de crimes sur la conscience? Dieu pouvait-il vraiment lui pardonner? Paul pourrait-il se pardonner lui-même?

Forcément, il ne s’en est pas remis tout de suite, mais, petit à petit, il a appris à vivre une autre vie, construite sur une autre identité. D’un homme qui s’était fait lui-même par sa naissance, ses études, ses relations et ses propres mérites, il est devenu quelqu’un de façonné par l’amour inconditionnel de Dieu. Paul a progressivement reçu cet amour gratuit d’un Dieu qui l’acceptait tel qu’il était, avec ses manquements, ses faiblesses, et même ses crimes. Ces derniers avaient été portés à sa place sur la croix par ce Jésus de Nazareth: il l’acceptait désormais. C’est ce qui s’appelle la «grâce». Paul l’a reçue non parce qu’il la méritait, au contraire, mais parce que Dieu l’aimait sans condition.

Cri de délivrance

Libéré du poids de la culpabilité et de la faute, il s’est senti pousser des ailes, et s’est mis, plus que tous les autres apôtres, au travail pour son Dieu, le Père de Jésus Christ. Cette grâce l’a rendu capable d’accomplir l’impossible. C’est à lui que nous devons la plus grande partie du Nouveau Testament; pas à Pierre, qui a pourtant suivi Jésus dès les débuts, ni à Jacques son frère de sang. La vie de Paul exprime, en substance, ce cri de délivrance: «C’est parce que je ne suis pas obligé de t’obéir, et que tu m’aimes même quand je désobéis, que j’ai dans le cœur l’envie irrésistible de te plaire et de t’obéir, mon Dieu.» Avec Paul, nous pouvons donc tous apprendre à dire: «Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis, et la grâce qu’il m’a accordée n’a pas été inefficace: au contraire, j’ai travaillé plus que tous les autres apôtres – non pas moi, en réalité, mais la grâce de Dieu qui agit en moi» (1).

1. 1 Corinthiens 15.10

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