Quand la Bible parle de la mer

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Les Israélites avaient-ils peur de la mer ? Sans doute… mais il y a beaucoup plus à dire.

Quand la Bible parle de la mer

La pêche était apparemment une activité assez importante en Israël dans les temps anciens mais il semble bien que ses habitants n’ont jamais développé un commerce maritime ou une flotte de guerre contrairement à leurs voisins phéniciens ou grecs. Est-ce le désintérêt pour les choses maritimes qui explique qu’il n’y a en hébreu qu’un seul mot pour désigner la mer et le lac ? En tout cas, ce mot (yam) sert même parfois à désigner un fleuve. 

La mer est bonne, c’est Dieu qui l’a créée

Pourtant, la mer et les eaux sont bien présentes dans la Bible puisque sa toute première page commence ainsi : « Au commencement, Dieu crée le ciel et la terre. La terre est comme un grand vide. Elle est dans la nuit. Une eau profonde la recouvre. Le souffle de Dieu se tient au-dessus de l’eau ». Quelques lignes plus loin, nous lisons « Dieu dit : « Que toute l’eau qui est sous le ciel se rassemble au même endroit, et que le sol apparaisse ! » Et cela arrive. Dieu appelle le sol « terre », et l’eau, il l’appelle « mer » … Dieu voit que c’est une bonne chose. Que toutes sortes d’animaux vivent dans la mer ! Que les oiseaux volent dans le ciel au-dessus de la terre ! » Dieu crée les grands animaux de la mer et toutes les espèces d’animaux qui se déplacent et s’agitent dans l’eau. Il crée aussi toutes les espèces d’oiseaux. Dieu voit que c’est une bonne chose. Dieu les bénit en disant : « Faites des petits, devenez nombreux. Remplissez l’eau des mers. Et vous, les oiseaux, devenez nombreux sur la terre. Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le cinquième jour ».

On le voit, la Bible présente la mer comme un des éléments de la création du Dieu unique. C’est pourquoi le Psaume 93 acclame Dieu ainsi : « Oui, le Seigneur est le grand Dieu… Il tient dans sa main ce qui est sous la terre, et les sommets des montagnes sont à lui. La mer est à lui : c’est lui qui l’a faite, la terre est à lui : ses mains l’ont formée ». Et dans un bel élan poétique, l’auteur du psaume 104 chante en s’adressant à Dieu : « Tu as couvert la terre de la mer comme d’un vêtement… elle est immense et s’étend partout. Les animaux, petits et grands, remuent en elle. Qui peut les compter ? » 

Source de dangers mais aussi de délivrances 

Israël est aussi appelé à se souvenir de ce que Dieu a fait pour lui lorsque ses ancêtres sont sortis d’Égypte en traversant la mer à sec alors qu’elle s’est refermée sur les Égyptiens qui les poursuivaient : « C’est toi aussi qui as séché la mer, l’océan immense. Enfin, c’est toi qui as tracé une route au fond de la mer. Et là, tu as fait passer ceux que tu avais libérés ».

Mais les psaumes associent également la mer avec le danger et la mort. En plein désarroi, David s’écrie : « Ô Dieu, sauve-moi, j’ai de l’eau jusqu’au cou ! (…) je coule dans l’eau profonde, et le courant m’entraîne. Que l’eau ne m’entraîne pas dans son courant… que la tombe ne se referme pas sur moi ! » 

Le lecteur de la Bible connaît aussi l’histoire du déluge : jugement de Dieu sur une humanité qui s’est complètement dévoyée et en même temps opération de salut pour Noé et sa famille. On n’oubliera pas non plus l’histoire de Jonas.

Jésus et la mer

On imagine sans peine la frayeur de ses disciples lorsque Jésus les a rejoints en marchant sur l’eau en pleine nuit. Pour éviter qu’ils se méprennent, il a autorisé Pierre à sortir de la barque pour marcher à son tour sur l’eau à sa rencontre. Jésus a ainsi démontré sa pleine autorité sur les éléments de la nature. Même chose lorsqu’il lui a suffi d’un mot pour calmer la tempête qui menaçait de submerger la barque de ses disciples. 

On notera que l’apôtre Paul a subi lui aussi quelques tempêtes sur la Méditerranée en furie. Les Actes des apôtres racontent ces 14 jours de cauchemar où son bateau, après qu’on ait jeté toute sa cargaison à l’eau, a fini par échouer sur une plage de l’île de Malte. Ce jour-là, Dieu avait prévenu son apôtre qu’aucun des 276 passagers ne périrait dans ce naufrage. 

Lorsque les dernières pages de la Bible annoncent les temps nouveaux, elle précise qu’il n’y aura plus de mer. C’est sans doute parce qu’elle a longtemps symbolisé les forces du mal opposées à Dieu. Dans cette nouvelle création, elle est toutefois remplacée par une mer de cristal, sans doute symbole de pureté et de paix. 

Pour aller plus loin

Genèse 1 Exode 14 et 15 ; Psaume 93 ; 95 ; 104 Jonas 2 ; Marc 4.39 ; Jean 6.10 Actes 27 Apocalypse 21. 


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