S’enfermer ou s’ouvrir, il faut choisir

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L’individualisme a beau être très répandu de nos jours, c’est dans la relation que nous pouvons nous épanouir.

S’enfermer ou s’ouvrir, il faut choisir

Qui peut prétendre aujourd’hui connaître ses voisins? Le rythme de nos journées nous laisse peu de temps pour créer des liens ou pour approfondir les relations. Les moyens de communication récemment développés nous ont permis de «communiquer» avec le monde entier, parfois au détriment de la connaissance de mon plus proche prochain, celui qui habite sur le même palier.

Tantôt par peur, tantôt par incapacité à gérer ses priorités, l’être humain a tendance à s’enfermer dans une bulle. Il s’isole du monde extérieur et se croit alors en sécurité, oubliant que ce n’est pas en se centrant sur lui-même et ses intérêts qu’il s’épanouira et trouvera un sens à sa vie. La Bible témoigne que vivre seul n’est pas la meilleure option.

Vivre à deux

Les chrétiens ont la ferme conviction que Dieu a créé l’homme et la femme à son image. C’est pour cela qu’ils sont des êtres de relation, capables de communiquer, d’aider et d’aimer ceux qui leur ressemblent. «Il n’est pas bon que l’homme soit seul! » (1) s’exclame le Dieu de la Bible après avoir créé l’homme. Il façonne en conséquence la femme afin qu’elle soit pour lui un vis-à-vis. Le voilà arraché à la solitude, car il a désormais trouvé celle qui lui est semblable. Il s’attachera à elle, ensemble, ils ne formeront plus qu’un!

Le couple homme-femme, est donc le premier terrain sur lequel se jouent la relation et la solidarité. Ce n’est pas sans raison que lors d’une cérémonie de mariage, le maire rappelle l’article 212 du code civil: «les époux se doivent mutuellement fidélité, secours et assistance».

Deux ou plus…

«Il n’est pas bon que l’homme soit seul» s’adresse tout d’abord au couple, puis à sa famille. C’est pour cela que la Bible encourage chacun à prendre au sérieux et à entretenir les relations familiales. Elle va jusqu’à dire que c’est dans l’attachement à sa famille que l’on traduit son attachement à Dieu (1 Timothée 5.4).

La Bible attire notre attention également sur nos responsabilités sociales. Si on n’y prend pas garde, la famille peut devenir une bulle elle aussi. Se pencher uniquement sur ceux avec qui l’on partage les liens du sang n’est pas le but ultime de cet être relationnel qu’est l’humain.

Et après…?

«Qui se ressemble s’assemble» dit le proverbe! Quant à Dieu, il appelle les hommes à vivre ensemble, y compris avec ceux qui ne leur ressemblent pas!

Les prophètes d’autrefois rappelaient au peuple ce qui plaît à Dieu: partager notre pain avec ceux qui ont faim, offrir l’hospitalité aux sans-abri, donner des vêtements à celui que nous voyons nu (Ésaïe 58.7)... Il est si facile de fermer les yeux sur la réalité de notre monde et de croire que tout est beau pour les autres quand tout va bien pour moi.

Jésus a raconté l’histoire d’un homme juif attaqué par des brigands, laissé à moitié mort au bord du chemin (2). Deux hommes religieux de la région le voient et passent leur chemin. Le troisième vient de plus loin. Il a pitié de lui, s’arrête et lui porte secours au-delà de toute attente. Cet étranger agit comme Jésus le demande. Il se rend proche de l’inconnu qui traverse la détresse et les épreuves de la vie.

Solidarité, amour du prochain et amitié

Le roi Salomon dit avec sagesse: «il vaut mieux être deux que tout seul, parce qu’à deux on retire un bon profit de son travail. En effet, en cas de chute, l’un relève son compagnon, mais malheur à celui qui est seul et qui tombe sans avoir de proche pour le relever» (3).

David, son père, le roi poète, s’est lui aussiémerveillé des bienfaits de la relation: «Ah qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble […], c’est là que le Seigneur répand sa bénédiction à jamais» (4).

Passons à l’action

Moins de chaleur humaine, moins de solidarité qu’autrefois: beaucoup s’en plaignent! Mais combien agissent concrètement pour remédier à la situation?

Le témoignage médiatique d’un candidat à la Nouvelle Star m’a récemment interpellé. Il rappelait combien son action sociale redonnait du sens à sa vie et enrichissait son parcours. La Bible insiste sur le fait que l’homme est une créature à part: un être doué de parole, de réflexion et de conscience pour entrer en relation avec les autres. Mais les croyants sont convaincus également que le Créateur veut rencontrer chaque homme là où il se trouve pour restaurer avec lui une relation qui a été brisée par la désobéissance. C’est désormais possible à travers Jésus.

Certes, il y a ceux qui choisissent de s’enfermer devant leurs écrans, mais il ne faut pas oublier ceux qui n’ont pas le choix, immobilisés par la maladie, la solitude, la dépression.

Quand je découvre que l’autre a du prix aux yeux de Dieu, qu’il est comme moi créé à son image, il n’est plus un étranger pour moi mais un prochain. Je peux choisir de le rencontrer pour créer un lien avec lui. Dans les moments difficiles, ni lui ni moi ne serons seuls. L’un de nous pourra relever l’autre en cas de chute.

En montrant que vivre seul n’est pas la meilleure option, la Bible invite chacun à prendre ses responsabilités. Moins d’individualisme pour plus de relation: c’est là le beau défi auquel nous sommes conviés!

Les évangiles témoignent que Jésus a toujours eu le souci de l’autre. Ému et inquiet devant l’égarement et l’abattement de ses contemporains, il n’a jamais abandonné quelqu’un à son sort. Un exemple dont je peux bénéficier encore aujourd’hui. Un formidable appel à en faire autant avec son aide.

1. Genèse 2.18.

2. Luc 10.29-37.

3. Ecclésiaste 4.9-10.

4. Psaume 133.

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