Si Dieu est maître du vent, pourquoi les tempêtes dévastatrices ?

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Il y a parfois des réponses qu’on ne veut pas entendre…

Si Dieu est maître du vent, pourquoi les tempêtes dévastatrices ?

Le philosophe Pascal avait dit à son père : « Dieu m’a protégé aujourd’hui. J’étais sur mon cheval lorsqu’il a trébuché. Nous sommes tombés, et je n’ai pas été blessé. » Son père lui a répondu : « Dieu m’a protégé encore plus que toi. Aujourd’hui, j’ai fait une longue course sur mon cheval, et je ne suis pas tombé »(1).  

On prend Dieu pour un train

Savons-nous voir Dieu quand tout va bien, et non pas seulement quand ça va mal ? C’est un peu comme avec les trains. On ne parle que de ceux qui arrivent en retard, jamais de ceux qui sont à l’heure. On râle contre les sociétés de chemins de fer, les accusant de tous les maux, mais jamais on ne les remercie pour toutes les fois où tout s’est bien passé. 

Que surgisse un accident qui vient chambouler notre petit quotidien confortable pour que Dieu se retrouve aux bancs des accusés. Qu’il y ait un tremblement de terre, une tempête, une inondation c’est toujours la même interrogation : pourquoi Dieu permet-il cela ? Vous aurez beau expliquer que ce sont des phénomènes de la nature, qui répondent tout simplement à des causes physiques, mécaniques inscrites dans l’ordre naturel des choses, nous supportons mal d’être victimes de ces éléments déchaînés. Dans les pays anglo-saxons, ces catastrophes naturelles sur lesquels l’homme n’a aucun pouvoir sont appelées « Actes de Dieu » ! Ainsi, personne n’est tenu pour responsable. Personne, sinon Dieu ! 

L’homme, un grand enfant ?

Ce réflexe humain dévoile au grand jour nos prétentions personnelles. Nous pensons être les maîtres du monde, ayant asservi la nature à nos besoins. Nous construisons en zone inondable ou sismique. Nous déforestons, nous polluons parce notre société d’hyperconsommation est devenue notre seul dieu. Et puis arrive toujours un jour où la nature se rappelle à notre bon souvenir. Ce qui ne plait pas du tout aux faibles humains que nous nous révélons être face à celle que nous pensions avoir maîtrisée. Alors on reproche à celui qui est plus grand que nous de ne pas nous avoir protégés de ces catastrophes trop naturelles. 

Devenir enfin responsable

Il faudra bien un jour ou l’autre que l’homme devienne adulte. Pour cela, il nous faudra apprendre. Apprendre à respecter la nature et apprendre à respecter Dieu. Avant d’être le maître du vent, il souhaite surtout être le maître de notre vie. 

Dans les tempêtes que nous traversons Dieu se tient à nos côtés, tout comme il le fait quand tout se passe bien. Ce n’est pas du vent !

1. Antoine Nouis, La Galette et la Cruche 2, Réveil publications, p.54.

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