-- Un livre qui change la vie -- La grande saga de la Bible 2/2

Complet
Note : 40
( 1 vote )

Deuxième partie

-- Un livre qui change la vie -- La grande saga de la Bible 2/2

La première partie* de la Bible se termine par la promesse d’un messie. L’attente sera longue et beaucoup seront déçus….

 

Il est venu sans tambour ni trompette. Quelques révélations angéliques reçues par un couple, une étoile solitaire ignorée de la plupart, une veillée de bergers bizarrement interrompue… Et tout à coup, dans un drôle d'endroit, dans un drôle de village, un cri d'enfant qui sort d'une mangeoire d'animaux: l’enfant du miracle vient de naître d'une jeune fille vierge. Il est «Emmanuel, Dieu avec nous».

Une trentaine d’années plus tard, en l’an 27 de notre ère, sous le règne de Tibère, on voit paraître, aux confins de la Judée, un jeune prédicateur nommé Jésus. Il rassemble tellement bien les foules qu’il doit parfois se servir d’une barque pour parler aux gens qui le pressent. Tout en lui semble nouveau. Les plus simples sont surpris de le comprendre. Quand il commente la Bible, ils sentent comme un feu s’allumer dans leur cœur! Le royaume de Dieu, dont ils rêvaient, n’est pas la libération de l’oppression romaine, mais un événement encore plus inimaginable: un nouveau départ pour chacun, une nouvelle naissance, la rupture du cercle vicieux du péché et de la mort, une création nouvelle qui commence maintenant et qui sera parachevée au ciel.

Cette bonne nouvelle exige une réponse. Jésus exhorte ses auditeurs à se repentir, leur accordant le pardon des péchés et les invitant à le suivre. Reconnaître Jésus comme Maître, c’est accepter le règne de Dieu.

On raconte partout qu’il fait des miracles. Il a même ressuscité un mort! Il a nourri des multitudes avec cinq pains et deux poissons, il a calmé d’un mot la mer en furie.

Ses intimes parlent des relations uniques et privilégiées qu’il a avec Dieu, qu’il a l’audace d’appeler son Père. «Moi et le Père, nous sommes un» ou encore «Celui qui m’a vu a vu le Père».

Ses disciples le suivent partout. Pendant trois années, ils mangent, marchent, parlent, vivent avec lui. Ils n’osent presque pas avouer la conclusion à laquelle ils sont arrivés: «Il est vraiment le glorieux Fils du Dieu Vivant!»

Malgré tout le bien qu’il fait, Jésus suscite de plus en plus d’opposition, en particulier de la part des chefs religieux. Il est conscient qu’il se dirige tout droit vers une mort cruelle. Et voilà le juge Pilate qui va décider de la vie d'un homme comme on joue aux dés. Cependant, ce juge a senti que quelque chose ne tournait pas rond dans cette affaire: mais, poussé dans ses retranchements, il laisse aller les choses. Et voilà comment on a pris une décision voulue par Dieu depuis toujours et annoncée par les prophètes depuis des siècles.

Jésus est crucifié, il meurt. L’inimaginable se produit encore: pas d'intervention du haut du ciel. Au contraire, un ciel sombre, une vie qui s'en va, des amis qui s'enfuient, un corps qu'il faut bien ensevelir, et la fin du jour qui arrive et toujours rien. C'est vraiment la fin.

Le troisième jour, Jésus ressuscite des morts. Même l'ennemi suprême de tous les humains, la mort elle-même, n'a pas pu le garder dans ses liens! Quarante jours plus tard, il monte au ciel. La victoire est totale! Il règne! De là, il va protéger et défendre son Église qu’il va maintenant bâtir pierre après pierre. Le jour de la Pentecôte, l’apôtre Pierre peut annoncer joyeusement une bonne nouvelle: Jésus a envoyé ici-bas son Esprit! Le chemin de la vie est ouvert! Pierre sait de quoi il parle: lui qui avait renié le Christ, s’est repenti. Sa faute a été pardonnée et oubliée définitivement à cause du sacrifice du Christ! «C'est vrai, peut-il dire: Jésus le Messie a fait de moi une nouvelle créature».

L'Église du Seigneur, qui se constitue ce jour-là, est une communauté de pécheurs pardonnés, où il n'y a plus de barrières de race, de langue et de culture. Des chrétiens, unis et égaux, soumis à la même autorité, la Parole de Dieu. En effet, comment peut-on rejeter celui que Dieu a accepté? Pierre le réalisera et ouvrira largement l’Église à tous ceux qui, comme le Romain Corneille, mettront leur foi dans le Christ.

Comme une traînée de poudre, le message de l’Évangile se propage bientôt sur tout le pourtour du bassin méditerranéen, et jusqu’aux confins du monde. Ni les persécutions ni les problèmes internes n’arrêteront sa progression. Une recrue de choix sera faite en la personne du futur apôtre Paul. Celui qui se rendait à Damas pour persécuter la communauté chrétienne, va être métamorphosé par sa rencontre avec le Christ ressuscité. Il va devenir un témoin hors pair de l’Évangile et l’auteur de plus de la moitié des écrits qui composent le Nouveau Testament.

Dans une lettre que Paul écrit aux Romains, il leur rappelle l’essentiel du message du Christ: «Je sais que le Seigneur Jésus a été jugé à ma place sur la croix. Il a porté ma condamnation. Je suis désormais acquitté, innocenté de mes péchés, et réconcilié avec Dieu. Enfant adoptif du Père et membre de la famille de Dieu, je vis ma vie présente dans ce monde comme une reconnaissance à Dieu pour son salut éternel».

Les autres lettres du Nouveau Testament chercheront de même à encourager et instruire ces jeunes chrétiens engagés mais inexpérimentés.

L’apôtre Jean, dans les dernières pages du Nouveau Testament, laisse entrevoir la fin de l’histoire: un bonheur inimaginable - des corps libérés pour toujours du péché de la maladie et de la mort et un monde entier également renouvelé et définitivement affranchi de la puissance du mal.

* Voir Croire et Vivre n°90 pour la première partie de cet article.

 

Vous aimerez aussi

La BD: un excellent moyen de faire sortir la Bible des rayons poussiéreux de...
Seigneur Dieu, Notre Père... Parce que te prier est le seul aveu...
Pas souvent qu’une activité professionnelle conduise à l’adoration! Mon...
On a parfois l’impression qu’on ne pourra jamais rien changer. Il suffit...

Commentaires

Ajouter un commentaire

OK
Chargement en cours ...