Aidez-moi à mourir

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Répondre à ce malade était indispensable. Savoir quoi lui dire ne l’était pas moins.

Aidez-moi à mourir

Je n’étais pas la première personne à qui ce patient faisait cette requête. On m’avait prévenue. Bien que très occupée, je me suis attardée pour lui parler.

- Monsieur, je ne puis accéder à ce que vous me demandez; je suis là pour vous soigner, mais il y a quelqu’un qui peut vous aider. Dieu a fait une promesse dans la Bible où il est écrit: «Quand un malheureux crie, le Seigneur entend et il le délivre de toutes ses détresses». Prenez-le au mot, priez-le!

- Je ne sais pas prier.

- Parlez-lui comme vous parlez normalement en vous souvenant que c’est votre Père qui est tout puissant et qui vous aime infiniment.

- Écrivez-moi cette promesse sur un papier, je veux le relire.

- Je vous donnerai demain une Bible complète.

J’ajoute

- Peut-être que Dieu n’a pas permis votre mort car vous n’étiez pas prêt? êtes-vous sauvé?

- Je ne sais pas.

Je lui ai parlé de la repentance et du salut que Jésus-Christ offre à celui qui l’accepte comme son Sauveur. J’étais très émue car il avait la foi d’un enfant qui croit sans demander de preuve. Je suis persuadée qu’il a tout accepté avec empressement.

Changement d’horaire dans le travail. Je ne l’ai croisé qu’une seule fois dans le couloir après notre conversation, alors qu’il se rendait en kinésithérapie. Il allait beaucoup mieux mais m’a reproché de ne plus venir le voir. Je lui ai expliqué que lorsque je passais dans sa chambre à 20 heures, il dormait et je n’osais pas le réveiller. Il m’a répondu: «Mais il faut le faire». Je ne l’ai pas fait mais j’ai continué à prier pour lui à la maison.

Après un congé de trois jours, j’apprends dans le vestiaire qu’il est décédé. J’ai prié en silence en me dirigeant vers la salle des infirmières: «Seigneur, je veux savoir s’il est sauvé». Et là, je suis restée sans voix: sur le tableau, le médecin avait marqué: «ne soyez pas tristes du décès de M. X. Il est mort transformé, heureux et sans souffrir». J’étais émerveillée car je savais que ces paroles m’étaient adressées pour me consoler. C’est la seule fois qu’un médecin a écrit cela, même après. J’ai loué le Seigneur toute la journée, partageant la joie de Dieu, notre Père, quand quelqu’un est sauvé.

Quelques années plus tard, je mangeais en vitesse quelque chose à 13 heures et j’attendais le médecin dire à un aide-soignant: «Je ne comprends pas encore ce qui s’est passé pour Monsieur X».

Merci à la lectrice de Croire et Vivre qui nous a confié ce témoignage tout en souhaitant garder l’anonymat.

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