De la prison à la louange

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Louis a passé de nombreuses années prisonnier de la « défonce ». Le bruit des portes d’un pénitencier qui se referment derrière lui… il connaît bien ! Mais ce qui l’attend… il est loin de l’imaginer.

De la prison à la louange

Le p’tit Louis ! Un sacré garnement que ce petit garçon, dernier de trois enfants, impossible à dompter dès son plus jeune âge. Les parents (issus de la bonne bourgeoisie française) en bavent. D’école en école, du privé au public, puis de foyer en foyer, il se rebelle, catalogué comme inscolarisable ! Il a 11 ans. C’est mal parti !

Enfance volée

Louis prend pour modèle des aînés, pas toujours recommandables, auteurs de frasques en tout genre. Il les admire, veut être comme eux. Il sera vite initié. Il commence à sniffer de la colle et glisse, petit à petit, vers la marijuana. Jusqu’à l’âge de 15 ans, c’est l’escalade, avec en toile de fond, vol à l’étalage et petite délinquance. Papa et maman sont à bout. Ils doivent faire tourner la petite affaire d’imprimerie, s’occuper des aînés et payer les pots cassés de l’ingérable fiston. Louis grandit et rien ne s’arrange. C’est de mal en pis, simple braquage puis braquage à main armée, violence, abus de confiance.

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Ses parents disent : « Il était indomptable, nous défiant, défiant la police, riant des psychologues, bravant les interdits »

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Les portes du pénitencier

S’ensuivent des peines d’emprisonnement. À chaque libération, il s’enfonce encore plus. Drogues dures, revente à la sauvette, petit trafic, les potes sont là pour l’aider, l’aider à ne pas s’en sortir. Les relations familiales se brisent. Les parents doivent demander la protection de la police car leur garçon se fait de plus en plus menaçant et violent. Rien ne l’arrête. Il vit dehors, alliant libération et incarcération. Jusqu’au jour où, sur le quai du métro parisien, pour une cigarette refusée, il tire de sang-froid sur celui qui lui a dit non. Louis a commis l’irréparable, il a descendu un homme pour une cigarette !

Louis en prend pour 11 ans. Et ça se passe mal : Bois d’Arcy, Vernon, Fleury-Mérogis, séjours en hôpitaux psychiatriques. C’est un dur, il est transféré de pénitencier en pénitencier. Les gardiens n’en viennent pas à bout ! 11 ans et quelques mois plus tard, il est libéré…Triste constat : « il est sorti pire qu’il n’était entré. »

Un matin d’avril 2004

Complètement paumé, il erre sur un marché des Hauts-de-Seine. Sur la place, il y a un homme avec un petit stand, il offre du café, des évangiles de Jean, vend des bibles et témoigne de sa foi en Jésus aux passants, en toute simplicité. Louis s’arrête nerveux, railleur et arrogant comme à l’accoutumée, mais peu à peu les paroles que prononce cet homme l’interpellent. Ce qu’il dit l’intéresse et, pour la première fois depuis bien longtemps, il se pose et écoute. Il écoute parler de l’amour de Dieu, d’un nouveau départ possible, de vie transformée.

Peut-on croire au miracle ?

Il accepte l’invitation à assister à l’une des matinées conférences avec café/croissant le dimanche suivant sur le thème « Peut-on encore croire aux miracles ». Il glisse le prospectus dans sa poche et lance un « Je viendrai peut-être ». Le dimanche, il est là et s’installe dans les derniers rangs.

À la fin du culte, le pasteur invite ceux qui ne connaissent pas Jésus à s’avancer pour qu’il puisse prier avec eux. Et, du fond de la salle, Louis s’élance en trombe, en sanglots.

Un drogué criminel qui pleure sur l’épaule d’un pasteur, c’est pas courant. Ce jour-là, la vie de Louis bascule mais du bon côté. Louis est un miraculé. Depuis deux ans, il témoigne de sa foi, de ce que Dieu fait dans sa vie. Le samedi, il arpente les rues de Paris, s’installant à la croisée des grands boulevards avec un petit stand jaune vif, le même que celui devant lequel il s’est arrêté un jour.

Relations restaurées

Les relations familiales se sont rétablies. Les parents découvrent un nouveau fils.

Il y a quelque temps, une Jaguar s’est arrêtée devant nos bureaux. Un homme en descend. Il vient dire merci : « ce que la société, les spécialistes, les psychiatres, les éducateurs n’ont pas réussi, Monsieur le Pasteur, vous et votre communauté l’avez réussi. » C’était son papa.

Louis a 34 ans, il aime dire : « Tout n’est pas gagné, mais j’ai une ferme espérance en l’avenir ».

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