Dieu au travail

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Croire en Dieu a-t-il une influence sur la manière de travailler ?

Dieu au travail

CES TOUT-PETITS OBSERVENT NOS RÉACTIONS

Je suis professeure des écoles depuis cinq ans à Nanterre en maternelle. C’est un métier vraiment passionnant car il y a plein d’échanges, et chaque journée est différente. À l’école, il n’y a de place pour aucune croyance. Il m’est donc impossible de parler de Dieu avec les enfants. Mais j’entends souvent les enfants échanger entre eux sur ce sujet. Ils me demandent ensuite si Dieu existe. Je leur réponds que chacun peut avoir son avis et que ce sera à eux plus tard de chercher. Pour moi être un témoin du Seigneur à l’école passe surtout par l’attitude face aux situations. Les enseignants sont des « modèles » pour les enfants. Ils observent toutes nos réactions. Il est donc important de demander au Seigneur de nous aider à être cohérent et juste avec eux. Ce n’est pas toujours évident face à une vingtaine d’enfants qui peuvent se montrer difficiles. Les collègues peuvent être très hostiles vis-à-vis de Dieu. Là aussi il s’agit de faire la différence et d’essayer de refléter le caractère de Jésus.

NADÈGE

SOIGNER SANS FAIRE DE DIFFÉRENCE

Je suis aide-soignante à l’Hôpital Bichat à Paris depuis six mois. Placer ma confiance en Dieu m’aide énormément dans mon travail. J’arrive à affronter sans stress des situations difficiles.

Le matin je suis contente d’aller travailler et de retrouver mes collègues.

Sans que j’aie besoin de parler de Dieu, l’une d’elles m’a dit : « On voit que tu es chrétienne. » Elle avait remarqué que je ne prenais jamais parti pour l’un ou pour l’autre. Je m’efforce aussi de traiter tous les patients avec la même attention, et de donner la même qualité de soin à tous sans faire de distinction. Je m’approche particulièrement des personnes isolées souvent négligées. Ce que mes collègues ne comprennent pas toujours.

J’essaie aussi de parler avec mes collègues quelle que soit leur religion sans porter de jugement.

Je vis ma foi ouvertement. Être chrétienne, c’est ma force.

DORIS

PLUS UTILE À LA RETRAITE QU’AU TRAVAIL

Commercial pendant 19 ans, je faisais 100.000 km par an et couvrais jusqu’à 19 départements.

Il m’était difficile de témoigner de ma foi car, avec des objectifs à atteindre et un nombre minimum de clients à visiter chaque jour, je n’avais pas le temps. Sauf si l’occasion se présentait, lors d’un déjeuner par exemple.

À la retraite depuis sept ans, je suis responsable d’Église et consacre du temps aux visites. Je suis également aumônier à l’hôpital de Saint-Étienne. J’ai choisi d’intervenir en psychiatrie qui est un milieu à part. En médecine générale, l’aumônier se rend dans les chambres des malades ; en psychiatrie, c’est le malade qui vient voir les aumôniers. Pour les recevoir, nous disposons d’un bureau au sein du service.

C’est plus facile de témoigner car les malades font la démarche de venir vers nous. Ensemble, on peut partager, prier, lire. On se sent utile, c’est passionnant.

PATRICK

J’AI ÉTÉ INJUSTEMENT LICENCIÉE

Alors que je soumettais des signatures au PDG, il m’annonce qu’il met fin à mon contrat. Il prétexte que le commissaire aux comptes ne valide pas l’équipe comptable, et que je ne suis pas capable de remplacer ma responsable lors de ses absences.

En réalité, ma responsable s’est battue pour me conserver. Nous savions toutes deux les vraies raisons : ma jeunesse et ma couleur de peau.

Après des mois d’hypocrisie et de mensonge, ils avaient réussi à m’éteindre. Je me suis sentie perdue, trahie. J’avais envie de tout abandonner.

Ce qui m’a aidée, c’est de savoir que Dieu me ferait justice, et que je devais aussi voir et retenir le bon. Donc, je devais rester correcte et professionnelle. C’est ainsi que j’ai pu malgré tout partir avec le sourire.

Je suis aujourd’hui récompensée. Alors que j’avais perdu tout espoir, Dieu m’a donné de superbes possibilités sur des sujets encore plus importants que le boulot.

FILDLINE

LE PLUS DIFFICILE POUR MOI : LES COLLÈGUES

Après un BTS en biotechnologie, j’ai cherché pendant neuf mois du travail dans mon domaine. J’ai toujours eu l’assurance que j’allais trouver, malgré tout ce qu’on pouvait me dire.

Je suis depuis deux mois technicienne dans un laboratoire de recherche médicale à l’hôpital.

J’aime beaucoup ce que je fais. Je trouve même bizarre d’être payée pour faire ce que j’aime. Tout le monde n’a pas cette chance.

Depuis le CM2, je savais que je vou lais faire de la recherche. Ma prière était d’être un exemple qui éclaire, quoi que je fasse. Je commence chaque journée en demandant au Seigneur de me guider dans mes relations avec les collègues. C’est en effet l’aspect le plus difficile de mon travail. En tant que jeune diplômée, j’ai parfois du mal à être acceptée. Pour témoigner de ma foi, j’attends que la personne soit intriguée et me pose des questions. Cela se fait souvent en fonction des affinités. Par exemple, avec une collègue qui a les mêmes goûts musicaux.

MARIE DIELLE

AU SECOURS SEIGNEUR !

Commencer la journée en priant, croyez-moi, cela aide à affronter les 26 petits monstres à qui je dois apprendre à lire. Le pompon fut le jour de la kermesse. Une maman fait un malaise. Je suis toute seule pour la secourir et appeler les pompiers. Lorsqu’elle part à l’hôpital, je lui promets de surveiller son fils en attendant que quelqu’un vienne le chercher. Et là... le petit disparaît ! On le cherche partout dans l’école..., mais rien, dans le quartier... toujours rien !

Je suis très inquiète. Alors je me mets à prier : « Seigneur, là il faut vraiment que tu interviennes, sinon je vais devoir appeler la police ». Quelques minutes plus tard, j’ai une idée. Au deuxième coup de téléphone, on le localise ! Quel soulagement ! La Bible nous recommande : « Ne t’appuie pas sur ton intelligence, mais de tout ton cœur, mets ta confiance dans le Seigneur »* Cette promesse me rappelle que Dieu nous a donné une intelligence pour réfléchir, mais qu’il doit en être lui-même la source.

* Proverbes 3.5

CLAIRE

UN SOURIRE D’ENFANT POUR RÉCOMPENSE

Mon mari était autrefois travailleur social auprès des personnes âgées et moi assistante maternelle. Depuis dix ans, nous accueillons ensemble sept enfants grâce à un projet pédagogique validé par le Conseil Général.

Accueillir un enfant n’est pas un travail comme les autres. Cela se mérite et demande réflexion. En effet, l’enfant n’est pas un petit paquet qu’on dépose le matin et qu’on récupère le soir ! C’est un véritable trésor qui nous est confié. Les instances administratives sont plus que réservées quant aux convictions religieuses mais nos actes crient plus fort que nos paroles. Voilà de belles occasions de les appliquer ! Nous n’accueillons d’ailleurs pas que l’enfant. Ses parents, sa famille sont aussi très importants pour nous. Nous les assurons parfois de notre prière et nous voyons leur situation s’améliorer. Notre plus belle récompense ? Le sourire de l’enfant et la confiance que sa famille nous accorde. Notre maxime : « On ne garde pas vos enfants, on s’en occupe. »

PHILIPPE ET LISETTE

ÉPUISÉE, J’AI DÛ M’ARRÊTER DE TRAVAILLER

J’étais infirmière en hôpital public. J’aimais énormément mon travail que j’ai accompli pendant quarante ans. Je ne me suis jamais vue que dans ce métier.

Je demandais à Dieu de m’aider à ne pas me rebeller devant la souffrance, à rester d’humeur égale devant tous types de patients, à offrir la même gentillesse à tous et de ne pas me laisser rebuter par leur ingratitude. J’ai pu parler de ma foi avec les patients et avec le personnel, bien sûr dans les limites du travail, mais qui n’étaient pas aussi draconiennes que maintenant. En 2014, je me suis sentie plus fatiguée par la  surcharge de  travail due aux manques répétés de personnel, et en novembre j’ai dû m’arrêter pour cause de burn-out, soit six mois avant ma retraite prise en avril dernier. Je vis désormais à mon rythme et je peux mieux me poser pour mon temps de prière personnel.

MYRIAM

DIEU EST VENU À MON AIDE

Je travaille comme hôtesse de caisse. C’est un métier qui nous met en contact direct avec la clientèle. Il faut être à l’écoute de leurs besoins et être capable par exemple d’accompagner les personnes handicapées ou âgées. Il faut aussi parfois surmonter les incivilités de certains. Je peux témoigner que Dieu m’aide à chaque fois. Je n’ai pas toujours l’occasion de témoigner de ma foi mais je fais savoir à mes collègues que je suis chrétienne. Un jour, alors que j’étais un peu stressée, il m’est arrivé de faire une mauvaise saisie. La cliente avait acheté pour 200 €, mais je n’ai pas enregistré le bon montant. Je me retrouvais avec un écart de caisse de 100 €. Je l’ai expliqué à mes supérieures et j’ai prié pour que la cliente vienne payer l’argent qui manquait à ma caisse. Dieu m’a fait grâce.

Je pourrais donner bien d’autres exemples comme ceux-là où Dieu est venu à mon aide dans mon travail.

YOLANDE

JE FAIS LE MÉNAGE EN CHANTANT

Je suis auxiliaire de vie depuis 15 ans auprès des personnes âgées, à domicile.

Ces personnes ont besoin d’aide dans leur vie quotidienne pour le ménage, les courses, la toilette... Je fais mes heures en totalité en m’appliquant dans mon travail. Il faut beaucoup de patience pour affronter parfois leur agressivité ou leur méfiance. Cela requiert aussi du respect à leur égard. Le plus dur c’est la toilette au lit car il faut être robuste. Il faut aussi gagner leur confiance. Une fois acquise, il m’arrive de rester chez elles 2 à 3 ans ou plus. Parfois elles me demandent simplement de causer et leur tenir compagnie. Avec Jeanine, par exemple, je peux parler de Dieu. Elle m’écoute, même si elle n’y croit pas. Elle aime bien quand je chante des cantiques en faisant le ménage. Elle me dit que ça lui redonne le moral.

CHARLOTTE

FACE AU LICENCIEMENT

Le licenciement des 6.500 salariés de mon entreprise a été un véritable désastre humain.

Des milliers de gens dans le chaos, beaucoup de déçus et un profond sentiment d’abandon par les actionnaires du groupe. J’ai eu le grand privilège de partager les peines mais également la joie parfaite en Christ avec des collègues troublés, lassés et fatigués.

Je leur ai transmis ce message d’espoir dans la tempête : faisons confiance à Jésus-Christ et il interviendra dans notre vie. Il est un roc solide, un véritable appui pour les affligés. Certains l’ont compris et ont entendu son invitation : « Venez à moi, vous tous qui êtes accablés sous le poids d’un lourd fardeau, et je vous donnerai du repos* ».

Dans cette période de confusion, j’ai pu rester calme en gardant confiance en Jésus et en prenant pour moi cette parole : « Prends courage, et tiens bon, ne crains rien et ne te laisse pas effrayer*... »

Merci Seigneur pour ta bonté. Aujourd’hui, je peux témoigner de ta grandeur.

Bonne nouvelle : je viens de trouver un emploi à proximité de mon domicile et qui me plaît.

*Matthieu 11.28 ; Josué 1.9

PAUL

J’ESSAYE DE METTRE MA FOI EN PRATIQUE EN RENDANT SERVICE

Je suis ouvrier dans un « Établissement service d’aide par le travail » (ESAT anciennement CAT). J’y suis à cause de mon handicap psychique. J’ai eu des difficultés à entrer dans le monde du travail car je n’ai pas de diplôme. J’ai peur aussi de la violence, des agressions verbales, et quand il y a du monde dans les transports en commun, surtout le soir.

Quand je me suis fait baptiser des collègues m’ont félicité, mais d’autres n’ont pas compris. J’essaye de mettre ma foi en pratique en leur rendant service. Je suis membre du Conseil de la Vie Sociale (CVS) pour les représenter auprès de la direction. C’est pourquoi, je m’intéresse aux questions de propreté des vestiaires et des sanitaires, au bien-être sur le lieu de travail. J’ai aussi écrit au nom du CVS au Conseil Général concernant un carrefour dangereux. J’ai demandé un passage clouté pour traverser jusqu’au tramway. Depuis, cela a été mis en place.

Je prie pour les autorités nationales et régionales. La directrice de l’établissement représente l’autorité.

DENYS

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