Fais un miracle s’il te plait !

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Au bord de la prison, Olivier crie à Dieu. Neuf années plus tard, il se souvient encore.

Fais un miracle s’il te plait !

J’ai grandi en Alsace, dans un quartier sensible de Colmar. Dès mon plus jeune âge, on m’a enseigné la Bible et j’aimais beaucoup les histoires de Jésus. Le fait qu’un homme tellement rempli d’amour meure pour tout le monde m’a marqué en tant qu’enfant. Mes parents m’ont bien éduqué, mais mon arrivée dans le collège au milieu de la cité a été un revirement radical.

Mes potes

J’ai découvert un autre monde, d’autres cultures, des souffrances que je n’imaginais même pas. J’ai constaté le racisme, les agressions, les mots qui «tuent». Rapidement, je me suis lié d’amitié avec des personnes en pensant qu’elles allaient me protéger. C’est ainsi qu’à 13 ans j’ai commencé à entrer dans un cercle vicieux et interminable de violence, de haine et de vengeance. Le groupe d’amis que je fréquentais était devenu ma «nouvelle famille». Toute ma façon de penser et de voir la vie était basée sur les discussions qu’on avait ensemble. On ne se rendait même pas compte qu’au final, c’était chacun pour soi. Et souvent, quand je rentrais chez moi le soir, je me sentais seul.

J’ai mené une véritable double vie jusqu’au jour où, un matin, mes parents ont dû venir me chercher au poste de police. On m’avait arrêté avec deux amis pour vol de scooter. J’avais 17 ans. Mes parents sont tombés des nues. J’avais vraiment honte. Je me suis rendu compte que le chemin que j’avais pris n’était pas le bon. Pourtant, j’ai continué à me mentir à moi-même et aux autres, j’étais beaucoup trop influençable. En fait, j’oubliais toutes mes bonnes résolutions dès que je retrouvais mes amis.

Après les vols, nous avons commencé à faire du trafic de cannabis. Le problème, c’est qu’à force de passer des soirées entières à fumer, on ne gérait plus rien. La police m’a arrêté une deuxième fois. C’était l’été 2001, juste avant mes 18 ans. À ce moment-là, on m’a prévenu que si je continuais comme ça, je risquais fort de finir en prison: j’en ai pris pour trois mois avec sursis. Cela signifiait que si je faisais un délit pendant ces trois mois, je risquais la prison. Je me suis sérieusement dit qu’il fallait que je change. J’ai été suivi par un éducateur.

Seigneur, si tu existes, sors moi de là!

Malgré tout, les tentations étaient trop fortes; de moi-même je n’arrivais plus à me sortir de ce cercle vicieux. Cela n’a pas manqué. Quelques mois plus tard, au milieu de la nuit, la police m’a arrêté pour un contrôle. J’avais du cannabis dans la voiture. Pour la troisième et dernière fois, je me suis retrouvé en garde à vue au commissariat. C’était une petite pièce de deux mètres sur trois. La fatigue commençait à me gagner quand, tout à coup, des agents sont venus me chercher pour m’interroger. Le policier qui me questionnait m’a clairement annoncé que ma vie allait changer car j’allais faire de la prison. Je n’ai montré aucun signe d’étonnement. Mais en retournant dans ma petite cellule, c’était comme si, soudainement, ma conscience me rattrapait. Tout le fil de mon enfance m’est revenu: je revoyais celles qui m’avaient enseigné le dimanche à l’église et me suis souvenu des histoires de la Bible… Puis, j’ai pensé à Jésus.

à ce moment-là, je me suis senti vraiment sale et un sentiment extrême de culpabilité m’a envahi. «Qu’est-ce que je fais donc en garde à vue à 18 ans? Comment en suis-je arrivé là? Comment ai-je fait pour gâcher ainsi ma vie après avoir reçu une bonne éducation?» Je savais que j’avais gravement offensé Dieu. Une pensée m’est alors venue: «Si Jésus était vraiment mort sur la croix comme on me l’avait enseigné, serait-il prêt à me pardonner, à moi aussi, pour toutes mes fautes?» J’ai donc décidé de formuler une prière, achevée par un cri du cœur, quelque chose comme: «Dieu si tu existes, sors-moi de là! Fais un miracle, s’il te plaît. Si tu le fais, je te promets de te donner toute ma vie!».

«Olivier, regarde ce que Dieu a fait pour toi! »

La date de mon jugement était fixée au 28 février 2002; il me fallait donc attendre. Lorsque je me suis finalement présenté au tribunal, on m’a jugé pour deux histoires... deux et non trois. Il en manquait une! J’ai été convoqué au tribunal pour enfants quatre jours plus tard. Là, le juge m’a expliqué qu’il y avait eu une erreur: le tribunal pour enfants n’avait pas transmis à temps les dossiers au tribunal de grande instance. Voilà pourquoi j’avais été jugé pour deux délits au lieu de trois, à quatre jours près! Je n’ai pas compris tout de suite. Je me suis dit que j’avais eu de la chance. Mais c’est en sortant du tribunal que ma maman m’a ouvert les yeux: «Olivier, regarde ce que Dieu a fait pour toi!»

Lorsque j’ai entendu cela, je me suis revu dans ma petite cellule, en garde-à-vue, en train de crier à Dieu. Tout à coup, j’ai acquis la certitude que Dieu m’avait vu, qu’il avait répondu à mon cri! Je me suis alors senti si indigne, et pourtant, j’étais convaincu que c’était bien lui qui se manifestait à moi à ce moment-là. Je suis rentré chez moi et, dans ma chambre, je suis tombé à genoux. J’ai demandé pardon à Dieu pour tout le mal que j’avais fait. Je ne sais plus combien de temps ça m’a pris, mais en me relevant, j’avais la pleine conviction que Dieu m’avait rendu blanc comme la neige, comme si une nouvelle vie commençait pour moi! J’étais rempli d’une joie immense. J’ai compris que c’était bien vrai: Jésus-Christ est mort pour moi sur cette croix, il y a si longtemps. C’est lui qui a pris toutes mes fautes sur lui!

Ma vie a changé à partir de ce moment-là. J’ai commencé à lire la Bible: plus je lisais, plus Jésus-Christ vivant devenait concret et important pour moi. Neuf ans plus tard, je reste si reconnaissant envers Jésus qui m’a délivré de là où je me trouvais! Plus j’apprends à le connaître, plus je suis émerveillé par son amour. Jésus est vivant aujourd’hui et il a tellement d’amour pour toi, pour moi, pour tous les hommes !

Quand un malheureux crie, le Seigneur entend, il le sauve de tout ce qui lui fait peur (Psaume 34.7).

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