Fini la drogue !

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Fini la drogue !

Né en Gironde en 1968 de parents pieds noirs déracinés, j’ai grandi dans un milieu tourné vers le passé. J’ai souffert très tôt de crises d’asthme qui ont fait de moi un enfant différent. Incapable de courir sans m’essouffler, j’étais condamné à rester sur la touche. Les déboires professionnels de mon père ont achevé de me persuader que la société ne voulait pas de moi. D’enfant taciturne grand dévoreur de livres, je suis devenu un ado solitaire. Entre mes 15 et 17 ans, je suis resté enfermé dans ma chambre. Je me disais alors bouddhiste. 

Du bouddhisme à la drogue

Je pensais devoir tuer tout désir pour échapper à une vie matérielle insatisfaisante. Mes résultats scolaires sont devenus pitoyables. J’ai quitté un établissement prestigieux pour atterrir dans un lycée qui est devenu mon école du vice. J’y étais entouré de jeunes « babas » et d’amis punks et gothiques. 

J’étais à la recherche d’un dieu impersonnel auquel je n’aurais aucun compte à rendre. J’ai pensé que la lente ascension vers la sagesse de l’ascèse bouddhiste pourrait très bien s’accommoder d’une « montée en avion à réaction ». Amphétamines, calmants, barbituriques m’ont procuré les sensations fortes que je recherchais, sans oublier l’alcool, le haschich et les acides pour les concerts et les expéditions nocturnes. La machine était lancée. Je commençais à perdre pied et à m’autodétruire.

De la drogue à la délinquance

Le bac en poche, je me suis inscrit en fac mais au fond de moi, j’avais changé. Je me scarifiais, me rasais la tête pour ne garder que quelques cheveux hérissés. Je trainais avec les zonards de Bordeaux. Je suis devenu dealer car j’avais besoin d’argent pour consommer mes produits. Mon look m’a valu d’être contrôlé plus d’une fois par la police. Son « panier à salade » m’a d’ailleurs sauvé la vie. Ce jour-là, après un lavage d’estomac, j’ai fait un tel esclandre qu’on m’a interné en psychiatrie. 

Dieu me cherchait. Il m’a trouvé !

À la fin de l’été de mes vingt ans, je suis revenu chez mes parents. J’avais mené une vie de bohême en volant pour me procurer ma drogue. J’ai fait un bilan de ma vie et j’ai décidé de devenir curé. Et Dieu m’a pris au mot ! 

Un ami, mort du sida depuis lors, m’a conduit dans une réunion de la Mission Évangélique Tzigane. Là, le Saint-Esprit m’est littéralement « tombé dessus ». J’ai tremblé durant trente minutes pendant que le film de ma vie passait devant mes yeux. 

Du jour au lendemain, Dieu a transformé mon besoin de drogue et de destruction en me plaçant sur les rails de la foi en Jésus-Christ, le Dieu de mon enfance que j’avais négligé parce que je ne l’avais pas trouvé assez exotique. C’est lui qui m’a sauvé immédiatement. Cela dure encore aujourd’hui. Je l’en remercie à jamais !

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