Islamisée de force. Elle survit

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Rescapée d'un Djihad sans pitié et réduite en servitude entre Soudan, Arabie Saoudite et Syrie, Naomi a été libérée de l'oppression et du désespoir. Jésus-Christ, son libérateur, a fait route avec elle.

Islamisée de force. Elle survit

Bonjour Naomi ! Qui êtes-vous ?

Je m'appelle Naomi Baki, j'ai obtenu l'asile en France en tant que réfugiée, originaire du Sud Soudan. Je viens de la ville de Raja où je suis née en 1985. Je suis une personne très calme, mais aussi très active et énergique. Je fais souvent des rêves, je conserve des secrets. Je suis aussi une maman célibataire. Ma fille s'appelle Caroline. Elle est née en août 2001 en Syrie (Alep). 

Où habitez-vous maintenant ? 

J'habite aujourd'hui à Soissons, en Picardie (Nord de la France). J'ai commencé à travailler à mi-temps dans les espaces verts et j'apprends aussi le français. Je suis aussi des leçons de code de la route. Je fais partie d’une Église baptiste.

Du Sud Soudan à la France, quel parcours ! Pouvez-vous nous dire comment vous êtes arrivée en France ?

J'ai connu la guerre depuis mon enfance, entre les chrétiens du Sud et les musulmans du Nord. J'ai souffert de la famine, et mon père est mort après avoir été arrêté et torturé. En 1999, alors que j'étais à l'école à Raja, il y a eu des bombardements. Cela explosait partout, tout le monde criait, il y avait des morts. J'ai dû m'échapper avec d'autres réfugiés, élèves, enseignants. Je n'ai pu revenir pour voir ma mère, j'ai dû fuir. Nous avons couru dans la forêt durant 10 jours. Je suis allée dans une autre ville au Nord, qui s'appelle Nyala (Darfour), et nous sommes restés sous un arbre, au marché. J'avais 14 ans. Là, j'ai été trompée et maltraitée par quelqu'un qui m'a fait croire qu'il allait s'occuper de moi. En fait, il m'a réduite en servitude et m'a obligée à devenir musulmane. 

Comment cela s'est-il passé ? Peut-on forcer une conversion à l'islam ?

Dans mon cœur, je suis toujours restée chrétienne. Mais on peut contraindre dans les apparences. On m'a obligé à porter un autre nom, on m'a conduite devant un cadi pour un certificat de conversion à l'islam. Puis j'ai été montrée dans de nombreuses mosquées. L'imam faisait une collecte et donnait de l'argent en récompense de ma soi-disant conversion. J'ai ensuite été amenée en Arabie Saoudite avec un faux passeport congolais, puis au Yémen où je devais travailler très dur. On me prenait tout mon argent. Là, on m'a obligée à faire la prière. Mais je n'ai pas voulu. 

Quels moyens de pression ont été utilisés ? 

On m'a menacée de me lapider. « Maintenant tu fais la prière des musulmans, ou on te lapide ! » J'ai refusé pendant trois jours. J'ai été frappée, humiliée, je ne mangeais rien. Finalement, j'ai dû faire semblant de prier devant eux. Mais en moi, je disais : « Jésus, tu sais que je suis chrétienne. » 

Comment avez-vous pu échapper à cette situation de contrainte extrême ? 

Après notre séjour au Yémen, j'allais très mal. Je suis devenue enceinte, et j'ai accouché à Alep. On m'a abandonnée là. J'ai failli mourir. Mais tout au fond de moi, je gardais l'espoir, et j'ai pu franchir à pied, avec d'autres réfugiés, la frontière turque. Puis j'ai pu arriver en Grèce en portant Caroline sur mon dos, avec des clandestins, malgré les patrouilles et les grillages barbelés. Je suis restée dans ce pays jusqu'au début de l'année 2011.

La Grèce, quel changement ! Une expérience de liberté ? 

Non, pas vraiment. Je n'étais plus réduite en servitude, et je pouvais reprendre contact librement avec la foi chrétienne, aller à l'église. Mais d'un autre côté, la vie a été très dure, et je me sentais comme dans une prison à ciel ouvert. J'étais très jeune, seule, sans ressource, sans papiers, et sans aucune perspective de régularisation. Pour une jeune femme africaine dans cette situation dans un pays comme la Grèce, la vie est très difficile, mais je me suis accrochée.

Qu'est-ce qui vous a donné espoir ? Quel rôle a joué votre foi chrétienne ? 

J'ai beaucoup cherché Dieu. Il s'est révélé à moi et m'a montré que grâce à Jésus j'étais pardonnée. Et Il m'a appris à me pardonner moi-même.

Dieu m'a d'abord parlé par des rêves. Avant d'entrer en Grèce, j'ai vu Jésus en rêve, m'indiquer qu'il était là pour moi, que je pouvais l'appeler et qu'il répondrait. Cette vision m'a beaucoup encouragée. Plus tard, alors que j'étais tourmentée par un mauvais esprit, Dieu s'est révélé avec puissance à moi et m'a dit : « Tu vis pour moi, tu ne vis pas pour toi ! ». J'ai dit : « Où es-tu ? » Il a dit : « Je suis avec toi, et partout où tu as été, j'étais avec toi, mais tu n'as pas vu que j'étais là. » 

Un autre moyen que Dieu utilise est la Bible, sa Parole. Dieu m'a donné plusieurs fois, par mes lectures et aussi des personnes différentes, des versets prophétiques, qui me sont allés droit au cœur, qui m'ont encouragée et fait avancer, comme : « Tu as un prix infini à mes yeux. Parce que tu es honoré et que je t'aime, je donne des hommes à ta place, et des peuples pour ta vie. Ne crains rien, car je suis avec toi ». Un autre verset très important est : « Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Eternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et une espérance. Vous m'invoquerez, et vous partirez ; vous me prierez, et je vous exaucerai ». 

Je veille à lire la Bible tous les jours ; Dieu me parle par elle. Enfin, le Seigneur m'a encouragée aussi par l'Église. En Grèce j'ai découvert les Églises évangéliques et pentecôtistes où j'ai été accueillie. Dieu m'a fortifiée dans des assemblées, mais aussi par Internet, au travers de certains ministères comme celui d'Andrew Wommack. En Grèce puis en France, j'ai croisé des chrétiens qui m'ont comprise et qui m'ont soutenue comme de vrais frères et sœurs.  

Comment avez-vous vécu votre voyage vers la France ? Vous avez pris un gros risque !

Au début de l'année 2011, je suis venue en France avec Caroline, sans papiers, sans parler la langue, sans adresse. C'est vrai que c'était risqué. J'ai fait ce choix par la foi, après avoir beaucoup prié. Et Dieu a tout guidé. Je le remercie de tout mon cœur ! Maintenant je parle de mieux en mieux le français, j'ai un premier travail et j'ai mes papiers (carte de séjour de 10 ans). Mais le plus important, pour moi, c'est d'être proche de Jésus. 

La foi a donc orienté vos priorités, c'est bien cela ? 

Oui, car je sais que c'est Dieu qui me guide. Il l'a fait et il le fera encore. J'ai découvert l'an dernier qu'une signification de mon nom tribal, NANA, veut dire « grâce ». Ma vie est une grâce. Dieu est grâce. Il est bon pour moi, il m'aime et je l'aime en retour et veux le suivre avec ma fille Caroline.

IMPORTANT :

Vous pouvez voir le témoignage de Naomi Baki sur ZeMag TV, à cette adresse :

http://www.zebuzztv.com/?utm_source=Sarbacane&utm_medium=email&utm_campaign=ZeMag20130913

Pour aller plus loin 

Luc 4.18 ; Ésaïe 43.4-5 ; Jérémie 29.11-12

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