J’ai été médium

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Un témoignage pour éviter un chemin de souffrances à d’autres.

J’ai été médium

Je m’appelle Ilona. J’ai été médium depuis l’âge de sept ans. J’ai consulté pendant 35 ans tout en exerçant une activité professionnelle. 

Ma clientèle était fidèle. De mon côté, je voulais être honnête avec elle en donnant aux gens qui venaient me consulter les choses que je ressentais pour eux, y compris ce qu’ils ne voulaient pas entendre. J’avais l’impression de faire du bien.

Premières interrogations

Il y a plusieurs années cependant, j’ai commencé à ressentir un mal être, un grand vide que rien ne pouvait combler. Je me pose alors bien des questions. Je sais et je sens que quelque chose ne va pas, je suis en pleine recherche spirituelle. Malgré cela, je n’arrive pas à mettre le doigt dessus, et pendant plusieurs mois je vis tant bien que mal. Je passe des crises de larmes à la tristesse profonde. Seuls les livres ésotériques me nourrissent l’esprit et me permettent de continuer. 

Souvent je m’adresse à Dieu et lui demande : « Dis-moi ce qui ne va pas dans ma vie, pourquoi je me sens si vide, si seule ». C’est vrai que je vis seule et me sens seule depuis si longtemps. Je ressens au plus profond de moi un manque, un vide immense…

Mon mal être s’amplifie

En décembre 2011, je crois que je touche le fond. Je ressens au plus profond de moi un manque d’amour terrifiant… Durant cette période, j’ai l’impression que je n’arriverai pas à remonter, mais début janvier, je puise au fond de moi une force qui me permet de repartir. 

Le printemps arrive et, avec lui, mes 57 ans. Je vais mieux, mais j’ai toujours ce « quelque chose » qui me taraude sans savoir quoi. Le temps passe et mon travail pèse de plus en plus lourd sur mes épaules. Je prends conscience que ce métier m’a mis en marge de la société, et surtout qu’il n’a rien amené de bon dans ma vie. Je ressens toujours un mal-être, mais je continue mes consultations. J’ai de bons résultats et mes clients sont contents.

Au mois de mai, je découvre dans ma messagerie un lien qui attire mon attention. Ce lien conduit à un livre : « La guérison du guérisseur »*. Intriguée je me le procure et le lis en une nuit. Je constate qu’il témoigne de tout ce que je ressens dans ma vie. Je tente alors de contacter l’auteur par Internet afin d’obtenir ses coordonnées. À ma grande surprise, tout se fait très vite : en 48 heures il me répond. Je peux ainsi entrer en relation personnelle avec lui. 

Devant un choix radical

De la discussion jaillit la lumière qui vient enfin éclairer les ténèbres dans lesquels je me trouve. Une évidence se fait jour en moi : je comprends que ce j’ai fait jusqu’ici ne vient pas de la lumière. Cet homme a fait sauter le dernier verrou qui me retenait prisonnière.

Dans la Bible, le Christ a dit : « Je suis la Lumière qui éclaire le monde celui qui me suis ne marchera pas dans les ténèbres ». Je réalise de plus en plus que je suis dans les ténèbres… 

Fin mai, je me lève un matin et soudain, je sais, je reçois la conviction que je dois arrêter ce que je fais si je veux que la lumière du Christ vienne jusqu’à moi, qu’elle m’éclaire et me remplisse. 

Conséquences heureuses

Je comprends à cet instant toute la puissance et la force du libre arbitre. Dans son amour pour moi, Jésus ne m’impose rien, mais je dois faire un choix pour qu’Il puisse entrer dans ma vie. À partir de là, ma décision est prise : je choisis de suivre celui qui a dit : « Je suis le Chemin, la Vérité, et la Vie ».

À ce moment précis, j’ai la sensation qu’un manteau de dix tonnes tombe de mes épaules. Au plus profond de moi, je sais que je fais le bon choix.

Conséquences difficiles

Ce choix n’est pourtant pas sans conséquences pénibles pour moi. Il me faut dire à mes clients qu’ils ne pourront plus me consulter. Beaucoup d’entre eux ne comprennent pas ma décision. Certains m’en veulent même. Une seule personne a voulu en savoir plus sur ce qui m’avait conduit à ce renoncement. Matériellement c’est une perte financière énorme. Chose incroyable, alors que je suis plutôt de nature inquiète, je ne m’en fais pas. Je considère que c’est sans importance, l’essentiel pour moi maintenant c’est d’avoir pris le bon chemin, et d’avoir une raison d’espérer que ma vie soit meilleure.

Des signes et des cadeaux bienvenus

J’ai donc tout arrêté au milieu de l'été 2012. En septembre je pars avec mon ami Chris en bord de mer pour quelques jours de vacances. Coïncidence étrange ? Je retrouve dans son prénom le nom de celui que j’ai choisi de suivre : Christ !

Depuis cet instant décisif, j’ai pris contact avec une association à qui j’offre de mon temps deux fois par semaine. J’ai commencé aussi à rencontrer beaucoup de personnes. Pour la première fois de ma vie je me sens aimée comme je suis. 

C’est vrai que ma situation matérielle est aujourd’hui très difficile, mais malgré tout je ne manque de rien de nécessaire ; j’arrive à payer mes factures… 

Grâce à une amie, j’ai compris que je devais couper la malédiction qui pèse sur ma famille depuis des générations. C’est ce que j’ai fait avec elle dans la prière, avec l’assistance et dans la présence de l’Esprit Saint.

Deux jours après, Dieu m’a répondu d’une manière extraordinaire. À quelques jours de Noël, un merveilleux bébé est arrivé dans notre famille après six longues années d'attente.

C’était pour moi la chose la plus improbable, la plus incroyable, celle que je n’attendais plus, mais aussi la plus belle preuve de l’amour de Christ pour moi.

* Nous avons évoqué ce livre à l’occasion d’un article de son auteur dans le n°107 de Croire et Vivre (juin 2012).

Pour aller plus loin

Jean 8.12 ; 14.6

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