J’aimerais prier avec un collègue

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De père vietnamien bouddhiste et de mère française d’origine marocaine, Hai Brahim se sentait musulman jusqu’au jour où un ami lui a parlé de Jésus-Christ...

J’aimerais prier avec un collègue

Comme beaucoup de jeunes musulmans, j’avais une pratique religieuse et je faisais le Ramadan mais sans vraie conviction personnelle. Cela fait 5 ans que je suis venu à Jésus-Christ. C’est un ami qui m’a parlé de lui. Ce qui m’a frappé le plus, c’est qu’on peut vraiment parler à Dieu, lui dire ses joies et ses difficultés. Il nous entend. Dans un certain sens, j’ai plus de problèmes depuis que je suis devenu chrétien mais d’un autre côté, je ne réagis plus comme avant. Autrefois, je me mettais en colère pour rien. Maintenant, je prie, même quelques secondes, et me voilà en paix.

Depuis quatre ans, je suis agent de surveillance de la voie publique en banlieue parisienne. Mon rôle consiste à faire traverser les enfants à la sortie des écoles et à effectuer des rondes dans les squares de la ville. Je dois aussi verbaliser les véhicules mal stationnés. Chaque matin, je m’efforce d’être de bonne humeur et je chante des cantiques. Je sais que les gens sont encore mal réveillés et énervés. C’est peut-être parce qu’ils sont trop préoccupés par leur journée qui commence que plusieurs ne me regardent même pas quand je les salue. Par contre, d’autres savent me montrer qu’ils sont ravis de se sentir en sécurité grâce à ma présence.

Ce n’est pas évident tous les jours d’être chrétien dans ce milieu. Certains n’aiment pas recevoir des ordres de leurs chefs et ils les traitent parfois d’incapables. Alors, quand, en plus, je témoigne de Jésus-Christ, ils me prennent pour un martien, ou bien pensent que je suis fou ou que je suis tombé dans une secte. Je remarque quand même que plusieurs ont peur de dire leurs convictions. Certains de mes collègues ne comprennent pas, non plus, que je parle avec les SDF qu’on a ordre de faire évacuer. Moi, je les écoute et je les traite avec dignité, même quand ils sont ivres morts. Ne pas répondre aux provocations des gens de la rue ou de mes collègues est très difficile pour moi, mais j’essaie avec l’aide de Dieu.

En ce moment, je tente d’accompagner l’un d’eux qui est en cours de divorce. Il connaît pourtant sa femme depuis vingt ans. Je lui parle de Dieu et de Jésus. Je veux lui faire comprendre que Dieu peut l’aider dans sa situation très difficile. J’espère qu’il va ouvrir la petite Bible que je lui ai offerte. J’aimerais tant avoir un collègue croyant lui aussi pour qu’on puisse prier ensemble et se remonter le moral l’un l’autre pendant les moments difficiles.

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