Je pensais que je ne pourrais jamais être mère

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L'épreuve peut éloigner de Dieu. Elle peut aussi nous en rapprocher.
Je pensais que je ne pourrais jamais être mère
J'ai 30 ans. Je suis issue d'une grande famille aimante et unie qui a foi en Dieu.

La foi, mais beaucoup de questions

J’ai toujours su que Dieu est amour, qu'il nous a créés, mais je me demandais : comment Dieu a-t-il pu créer ces personnes qui me frappent, m'insultent et me traînent dans la boue pendant la récréation parce que je suis différente ?
J'avais douze ans quand j’ai été confrontée à la haine d’un homme qui a assassiné froidement un garçon parce qu'il était différent. J'entends encore les cris de la maman et je revois cette famille dévastée… Pourquoi Dieu permet-il tout cela ?
J’ai continué à aller à l'église, j'ai même fait ma communion mais sans grande conviction. Je me sentais abandonnée.

Le cauchemar

À 19 ans, je rencontre Arnaud, l'amour de ma vie. Lui aussi n'est pas porté par la foi. Au bout de deux ans, on emménage ensemble. En 2010, j'attends notre premier enfant. Une joie, une merveille. À cinq mois de grossesse, tout bascule. Je comprends que c’est grave.
Quand les pompiers m'emmènent à l'hôpital, mon téléphone se met à chanter « je crie à toi, Éternel Dieu, car je suis affligée… tu es mon rempart, ma forteresse, mon protecteur ». Ce soir-là, à 20h23, je donne la mort à Gabriel notre bébé. Il ne connaîtra jamais ses parents, ses grands-parents, ses oncles et ses tantes.

Espoir déçu

Je me sens punie. Alors, je fais tout pour me conformer à ce que je crois que Dieu veut : je me marie, je tente d’aller à l'église… mais je me sens à part. Il me manque quelque chose. Je doute.
Trois ans après avoir perdu Gabriel, alors que je pensais que je n'aurais plus jamais le droit d'être mère, enfin je porte la vie en moi. Je comprends à ce moment là ce que ma mère me répétait : « Le temps de Dieu n'est pas le temps des hommes. »

Voilà que ça recommence

Après cinq mois de grossesse, on me dit : « Madame, vous allez devoir accoucher d'un enfant mort-né. C'est dur, mais vous en referez un autre. » Je perds pied. Je ne veux pas repasser par là. Ne suis-je capable que de ne donner que la mort ?
Alors je pense à cette parole de la Bible : « Invoque-moi au jour de la détresse et je te répondrai. » Je n'ai jamais autant prié. Et Dieu m’a répondu en m'envoyant le meilleur gynécologue qui soit. Au bout de 72 heures entre la vie et la mort, il a sauvé mon fils. Pharell est né onze semaines avant le terme, mais en vie ! Merci Seigneur. Quand j'ai vu mon fils dans la couveuse, j'ai su que Dieu avait travaillé pour moi. Enfin j'avais donné la vie.

Un nouveau départ

À partir de ce jour, je n’ai plus voulu marcher à côté de lui ou me sentir seule ou à part. Il était celui qui m'avait sauvée d'une vie de tristesse et de remords. J'avais vraiment besoin de lui.
Grâce au Seigneur, ce malheur qui a touché ma famille n'est pas la fin mais le commencement.
Aujourd’hui, je me prépare à accoucher de jumeaux. Je me sens bénie, reconnaissante. Oui, quand Dieu ferme une porte, il en ouvre une plus grande.
Pour tout cela, je crois en Dieu le Père tout-puissant, créateur du ciel et de la terre. Je crois en Jésus-Christ son fils unique. Je crois que Jésus est mort pour nous, afin de nous racheter de nos péchés.

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