La plus belle fête de l’année

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Les yeux de Guy Rondepierre, curé de la cathédrale Sainte Geneviève à Nanterre, s’illuminent quand il évoque Pâques, cette ouverture au-dessus de nos têtes...

La plus belle fête de l’année

La succession des fêtes liturgiques culmine, c’est pour moi une «certitude évidente», dans ces quatre jours qui vont du Jeudi Saint au jour de Pâques. Nous y faisons mémoire des moments fondateurs de la foi chrétienne que la liturgie nous permet de vivre avec intensité.

La Vigile pascale qui, dans la liturgie catholique, commence au début de la nuit en allumant un grand feu sur le pavé de la rue devant l’église, et au cours de laquelle sont célébrés les baptêmes des adultes, est vraiment la plus belle fête de l’année: «Alléluia, Christ est vraiment ressuscité.»

C’est sans doute un des grands acquis des cinquante dernières années: nous avons appris à nous saisir du mystère pascal et à le vivre comme la source et le sommet de la foi chrétienne. «Si le Christ n’est pas ressuscité, vide est notre prédication, vide est notre foi!» (1). «Si nous sommes morts avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui» (2). Tout le Nouveau Testament nous dit de façon incandescente que nous ne croyons pas en un mort, et que notre vie appartient à un Vivant.

Vivre à ciel ouvert

J’ai compris progressivement que l’essentiel de la foi n’était pas de comprendre d’où nous venions, ce qu’il y avait avant nous, mais de regarder vers où nous allons, à quoi notre humanité est appelée, quelle plénitude nous sera donnée, et que le passage vers cet avenir, c’est le Seigneur Jésus dans sa Passion et sa Résurrection.

J’aime répéter (et je me le dis aussi à moi les jours plus difficiles), que nous ne vivons pas coincés sous une dalle de béton, mais qu’il y a une ouverture au-dessus de nos têtes: nous vivons «à ciel ouvert». De cela, nous pouvons et nous devons témoigner à nos contemporains, en essayant de leur dire aussi, timidement ou résolument selon les interlocuteurs, que ce ne sont pas la nature, ni notre propre puissance qui font cela, mais Jésus lui-même.

Le Carême de quarante jours nous met en exode, ou en montée vers Pâques. Le chemin peut être un peu rude. Mais les sept semaines qui vont ensuite jusqu’à la Pentecôte sont plus importantes encore car elles nous font vivre intensément la joie pascale.

Mais Pâques n’est pas seulement à Pâques. Dans le plus quotidien de la vie, nous avons tant de passages à vivre, à subir, et à offrir, jusqu’au passage suprême, pourvu que nous les vivions unis à la Pâque de Jésus. L’eucharistie chaque dimanche actualise l’unique mystère de Pâque.

Oui, Pâques est bien au cœur de la foi.

1. 1 Corinthiens 15.14

2. Romains 6.8

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