Ma mère tirait les cartes

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Quand des pratiques apparemment anodines virent au cauchemar.
Ma mère tirait les cartes
Pendant toute mon enfance, j’ai vu ma mère tirer les cartes dans son cabinet de consultation. Elle pratiquait ce que sa propre mère lui avait enseigné. Il m’arrivait de m’asseoir en face d’elle attendant qu’elle dévoile mon avenir. Une chose me fait sourire aujourd’hui, ma mère qui était connue pour être une « devineresse », n’a jamais vu que son fils serait un jour « prédicateur de l’Évangile ». Les voies de Dieu ne sont pas nos voies.

De la cartomancie au spiritisme

Invitée par une cartomancienne, ma mère s’est rendue dans un séminaire sur le spiritisme. Elle voulait ajouter une autre corde à son arc. À la maison, j’attendais son retour avec impatience. Il me tardait de savoir si ma mère serait compétente dans cette pratique. Lorsqu’elle revint, je lui demandais : « Alors, ça marche ? » La réponse fut affirmative. Il ne restait qu’à passer à la pratique.
Au début, les affaires ont bien marché pendant quelques mois. Mais très vite, les choses ont commencé à se détériorer. Des phénomènes inexpliqués ont commencé à se produire progressivement chez nous me plongeant progressivement dans la psychose : bruit, déplacements d’objets, voix, dédoublement, etc.

Soudain une envie suicidaire

Un jour, au mois de février 1985, à six heures du matin, après une nuit d’insomnie, j’ai entendu une voix dans mon esprit qui m’a déclaré : « Il est l’heure, lève-toi, ouvre la fenêtre, jette-toi en bas, et meurs jeune ! » La mort, je n’y avais pas encore pensé comme solution à mon tourment. C’était formidable, mourir, c’était enfin dormir, dormir pour toujours ! C’était le repos, la paix. Vivre pour moi, c’était souffrir, c’était l’enfer ! J’allais me suicider !
Prêt à passer à l’acte, alors que j’ouvrais la fenêtre, il y eut comme un réflexe de survie dans ma conscience. Pouvais-je être sûr que la mort serait une délivrance ? Tout à coup elle m’apparaissait comme une inconnue. Une pensée s’est imposée à mon esprit : « Tu vis l’enfer, mais si tu franchis le seuil de la mort, es-tu sûr de ne pas emporter cet enfer avec toi ? Ne vas-tu pas en enfer ? »

J’ai compris que Dieu m’aimait

J’ai fermé violemment la fenêtre et je suis tombé à genoux, en transes, criant de tout mon cœur vers Dieu ! Mes parents ayant entendu du bruit, sont venus dans ma chambre. Ils m’ont découvert en transes et en larmes. Ils ne savaient que faire. Ils étaient désemparés. Fuyant la maison, j’ai erré dans les rues de la ville. C’était un samedi matin. Vers neuf heures, j’ai croisé un groupe de jeunes, ils distribuaient des prospectus sur « la foi chrétienne », avec une invitation gratuite à venir écouter l’Évangile. J’ai accepté. Et lorsque j’ai entendu cette Bonne Nouvelle, j’ai compris que Dieu m’aimait et qu’il allait donner un véritable sens à ma vie et combler ma soif spirituelle avec la vérité. J’ai placé toute ma confiance dans l’œuvre de Jésus accomplie à la croix et j’ai décidé de lui accorder la première place dans ma vie.
Franck ALEXANDRE est l’auteur de plusieurs livres. Une recherche sur Internet vous indiquera aussi plusieurs vidéos où il revient plus en détail sur son témoignage.

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