Ne bougez pas, on arrive!

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Qui pourra dire, après avoir lu l’histoire de José, que sa situation est désespérée?

Ne bougez pas, on arrive!

Enfant d’un couple qui s’aime, ma vie commence plutôt bien. Les ennuis commencent lorsque ma famille émigre au Canada et me renvoie chez ma grand-mère en Espagne. Je supporte mal la situation: rébellion, insoumission, refus de la scolarité …

J’ai 10 ans lorsque mes parents reviennent. J’espère revivre avec eux comme avant. Hélas, la venue d’un petit frère focalise leur affection, je lutte avec des pensées suicidaires. Mon comportement empire…

Les ténèbres s’épaississent

Seize ans: premier contact avec la prison. Puis vient le premier salaire, vite utilisé pour du haschich, des amphétamines. Je deviens dépendant.

Dix sept ans: je pense trouver la solution à mon mal-être dans l’armée. Je m’engage pour deux ans. Après le régiment, l’oisiveté et des fréquentations douteuses accélèrent ma descente: délinquance aggravée… À nouveau tribunal.

Pendant l’instruction, je fais la connaissance de celle qui deviendra ma femme. Nous avons un fils. Un ancien «copain» me suggère de fuir à l’étranger. Nous «atterrissons» dans une plantation de cannabis. Quand nous rentrons, le jugement a été prononcé. Condamné par contumace, la police me recherche. Je me constitue prisonnier, et c’est l’incarcération.

Ma peine purgée, me voilà dehors, seul, sans logement. Ma femme m’a abandonné. C’est la galère. Le salaire d’un travail précaire est englouti dans l’héroïne. Je ne mange plus, je ne dors plus, je perds mon emploi pour inaptitude. Après un bref séjour en hôpital psychiatrique, je suis de nouveau errant, squattant des endroits sordides parmi d’autres paumés. C’est là que j’apprends l’existence d’un centre de désintoxication.

Une lumière dans la nuit

Un soir, désespéré, je téléphone. À ma grande surprise après une brève conversation la personne me dit: «Ne bougez pas, on arrive!» Il est minuit et je roule vers l’inconnu. Durant le trajet, le conducteur me parle de Jésus! Je me mords la langue pour ne pas crier ma révolte et mon athéisme engendrés par le comportement de parents se disant «catholiques». Nous voici arrivés; après une bonne douche, un copieux repas, je me glisse dans un bon lit.

Réveil vers huit heures: invité à participer à une réunion de prière! Où suis-je tombé? Je sors, je veux partir de cet endroit mais on me persuade de rester quelque temps avant de me décider.

Dans cet environnement favorable, je surprends mon cœur fermé par la rancœur tenter une timide ouverture. Dans mon cheminement, je découvre petit à petit l’amour de Dieu. Je ne savais pas que le Christ était mort pour me sauver, me libérer.

Un jour j’ai osé. Je lui ai demandé de prendre ma vie dans ses mains, et ô bonheur! Il l’a fait. Bien des choses se sont passées depuis.

«Et ta femme?» me direz-vous. Je l’ai cherchée et retrouvée. Ensemble maintenant, nous poursuivons maintenant notre route.

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