Plus puissant que les esprits

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Le Christ a prévenu ses disciples : le suivre entraîne des choix douloureux. Jean-Baptiste Wadestrant, surnommé “ Wawa ”, l’a expérimenté. Aujourd’hui, il témoigne aussi de la puissance de Dieu qui l’a gardé.

Plus puissant que les esprits

Je suis le cadet d’une famille de six enfants, et je suis né à Haïti en 1966.

En 1977, malgré les pratiques vaudoues, ma mère succombe à la typhoïde. A cette époque, mon père décide de devenir prêtre vaudou (houaïlou) et m’interdit d’aller à l’école. J’apprends donc le métier de menuisier chez mon oncle et aide mon père dans ses fonctions.

En 1986 nous sommes invités, mon frère et moi, à une conférence chrétienne. C’est là que nous acceptons la Bonne nouvelle de l’Évangile et que nous confions notre vie à Jésus-Christ. Nous nous joignons à une assemblée chrétienne et à la réunion des jeunes. Mais notre père essaie par tous les moyens de nous faire abandonner l’Église. Un dimanche, il coupe même nos chaussures en petits morceaux pour nous empêcher de sortir. Plus tard, il essaie de brûler nos vêtements…

Détesté mais protégé

En 1987, mon père me met à la porte et garde tous mes biens : mes vêtements, une vache, des chèvres, un porc … Un jour, il me tend une embuscade et me porte de nombreux coups de bâtons à la tête. Je baigne dans mon sang et doit être hospitalisé. Mon père planifie une seconde embuscade mais mon frère aîné me prévient. Pour cela, lui aussi est chassé. Avec mon frère, nous allons vivre chez un cousin.

Notre père nous déteste à cause de notre foi. De mon côté, je dénonce l’abomination et la supercherie des pratiques vaudoues. Ceci n’arrange rien à notre relation. Au soir du 22 novembre 1987, durant les élections présidentielles, le bureau électoral en face de la maison est attaqué. Mon frère meurt, atteint d’une balle à la tête.

Mon père me blâme pour ce qui est arrivé et cherche de nouveau à me tuer. Mais je suis protégé par des missionnaires qui m’accueillent. Ils m’encouragent et m’aident à surmonter la dépression… je persévère. J’obtiens mon baccalauréat et poursuis avec succès une formation théologique.

Il y a quelques années, une de mes sœurs est tombée malade. Ni les médecins, ni les pratiques de mon père n’ont réussi à la guérir. Mais Dieu a répondu à mes prières et à celles de mon entourage. Elle s’est rétablie et aaccepté Jésus comme son Sauveur. Mon père a été obligé de reconnaître que le vaudou avait échoué mais que Jésus-Christ avait réussi. Il a commencé à s’adoucir envers la foi chrétienne.

Même s’il reste encore houaïlou, il a reconnu auprès de moi que « le Dieu de la Bible est plus puissant que les esprits ». De plus en plus favorable à l’écoute de l’Évangile, il m’a confié: « Je ne mourrai pas houaïlou ! ».

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