Toucher le ciel après le fond

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Aujourd’hui, Jocelyne réalise son rêve. Elle peut enfin donner car elle a beaucoup reçu.

Toucher le ciel après le fond

Je viens d’une famille de cinq enfants. Je n’y ai jamais eu ma place car je ne faisais partie ni des petits ni des grands ; j’étais celle du milieu.

Mon père était alcoolique et violent. Devant maman qui ne disait rien, il me mettait de longs moments à genoux sur une règle en bois avec les mains sur la tête et me frappait avec une ceinture. Il m’humiliait devant mes frères et ma sœur qui assistaient à la correction. Il appelait cela le « cinéma ». Ce qui a marqué le plus ma vie, c’est le manque d’amour et le rejet de ma mère. Je me souviens qu’elle me répétait : « Tu n’es pas dégourdie, tu n’arriveras jamais à rien ». Mon grand-père lui a dit devant moi que j’étais déficiente mentale. Papa étant gendarme, il déménageait souvent à cause de mutations. Du coup les racines qui nous permettent de grandir étaient sans cesse coupées.

Au cœur de mon enfance

Depuis ma plus tendre enfance je savais que Dieu avait sa main sur moi puisqu’on me l’avait enseigné au catéchisme. Je l’aimais à ma façon. J’étais sûre qu’il voyait et comprenait ce que je vivais. Je l’ai mieux réalisé plus tard en lisant le Psaume 139.

Très tôt, j’ai appris à lui faire confiance et à lui remettre tout ce qui était trop lourd. Je savais déjà ce que je voulais : donner aux autres ce que je n’avais pas reçu.

J’ai été abusée à 12 ans. Je me sentais dans un monde irréel sur une terre dont je ne faisais pas partie.

Un tournant

Lorsqu’à 18 ans, j’ai commencé mon travail à l’hôpital, j’ai senti que c’était ma voie. Je me rendais compte que la souffrance était partout. Me donner aux autres me faisait oublier la mienne. Je me suis mariée. Mon mari m’a obligée à couper toute relation avec ma famille et mes amis. Je n’avais aucune attention de sa part, je ne connaissais que ses humiliations et ses violences incontrôlées. Je perdais ma personnalité. Quatre ans plus tard, j’ai été mise à la porte avec ma fille de 17 mois sur les bras.

En juillet 1990, j’ai assisté à une convention chrétienne. Là, Jésus s’est révélé à moi en me disant : « Je te veux ». J’ai réalisé le sens de son sacrifice sur la croix et qu’il m’aimait. Il comprenait ma misère, mes amertumes, il me pardonnait aussi mes fautes et mes mauvaises pensées. Aujourd’hui, je l’entends encore me répéter « Tu seras avec moi au paradis ».

L’amour de Dieu plus fort que tout

Devant tant d’amour, je lui ai dit : « Je veux te suivre ». J’ai voulu être missionnaire mais on m’a conseillé de l’être avant tout auprès de ma fille et dans mon travail. C’est ce que j’ai fait. J’ai pu témoigner que Jésus est amour, pardon et paix à mon entourage et surtout auprès de ma fille qui vivait une situation très difficile. J’ai également accompagné de nombreux malades en fin de vie.

J’ai trouvé en Dieu l’amour, la force, le secours et la fidélité dont j’avais tant besoin. Aujourd’hui, je vois sa grâce chaque jour. Mon désir est de marcher fidèlement avec lui.

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