Un artiste attiré au Christ

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Bernard Dunand, Je raconterai toutes tes merveilles, Ampelos, 2013.

Un artiste attiré au Christ

« Je n’entendais pas accepter un idéal ou un mythe humain, même le plus sublime. Et je ne voulais pas non plus me rallier à une institution, fût-elle mondiale, ni embrasser une religion. Non, si Dieu était Dieu, il n’était pas n’importe qui, et alors je voulais Dieu ». Voilà ce que disait ce prisonnier de guerre en Allemagne en 1940…

Jusque-là les circonstances avaient plutôt souri à ce fils aîné d’un artiste réputé. Bien qu’encore jeune, il avait commencé lui-même à exposer ses propres laques dans les galeries d’art. L’avenir semblait prometteur. Bien résolu à rester maître de sa personne en toutes circonstances, il avait décidé d’être athée, juste après sa première communion. 

À quoi bon chercher ailleurs qu’en soi-même et dans le monde un guide sur la voie à suivre ? Il lui suffisait de s’en tenir à l’amour de la famille et à l’honneur de la patrie, tout en menant une vie insouciante. Gagné au snobisme des riches clients de son père, il aimait cultiver son image de bon garçon pas plus mauvais qu’un autre. Comme il le raconte dans son autobiographie, il aimait plaire, quitte à délaisser ensuite les jeunes femmes qui avaient placé en lui leur confiance amoureuse.

La foi en prison

Sa détention en Allemagne l’avait amené à rencontrer des prêtres et des pasteurs avec lesquels il aimait s’entretenir. Il entendait toutefois conserver son incroyance. Les choses ont changé lorsqu’il a rencontré en 1941 le pasteur Gothié, prisonnier comme lui à l’intérieur de l’Oflag XB (près de Brême dans l’ouest de l’Allemagne). Lorsqu’il lui a dit qu’il voulait bien encore croire en un Dieu mais qu’il ne pouvait croire en Jésus-Christ, cet ingénieur de formation, commandant dans le génie militaire, lui a répondu : « Moi j’aime beaucoup Jésus-Christ. » Ces simples mots pleins d’authenticité ont attiré définitivement Bernard Dunand au Christ.

Il a alors décidé d’assister aux études de la Bible tenues dans le camp sous la conduite du pasteur Jacques Blocher. Pendant quatre années, elles lui ont permis de poser de nouvelles fondations pour sa pensée. Il a progressivement compris la vanité des diverses tentatives religieuses qui proposent toutes d’aller du bas vers le haut. Le message biblique est en effet tout autre : l’initiative va d’En-Haut vers le bas. C’est bien Dieu, le Créateur de l’univers, qui est venu dans notre histoire en Jésus le Messie promis. À partir de là, Bernard Dunand a compris que ce Dieu-Homme, seul juste parmi les humains, avait expié pour lui tous ses égarements afin de pouvoir lui faire grâce. 

« J’ai appris à tout mesurer aux textes de la Bible pour ne pas réduire Dieu à mon expérience intérieure ».

Dès ce moment, il n’a cessé de confesser sa foi en Jésus-Christ à sa famille dans les rares lettres qu’autorisait le commandement allemand. C’est un homme complètement transformé que sa famille a retrouvé en 1945. Après avoir professé sa foi en public, il s’est fait baptiser. 

Ceux qui ne l’ont connu qu’après la guerre n’ont jamais pu imaginer...

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